#03 – Sur les bords de l’estuaire

« Des histoires de travail, des vraies », le Podcast de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Les lumières de la ville sont un service public

Laurent, électromécanicien au service de l’éclairage public et syndicaliste

Je suis rentré à la ville comme électricien, mais mon truc c’est l’électromécanique. Un jour, mon chef, Bruno, vient me voir et me dit : « Je sais que tu soudes ». Je lui réponds qu’il peut me donner des choses à souder, à l’arc ou à la baguette. Alors il m’a donné une première bricole à faire, puis d’autres, comme des équerres pour fixer les appareils sur les murs quand ils ont refait l’éclairage des alvéoles de la base sous-marine. De fil en aiguille j’ai refait les serrures des portes métalliques qui étaient restées à l’abandon ; quand les gonds sont cassés, on ne peut plus les ouvrir. Il y a bien des serruriers à Saint-Nazaire, mais c’est très cher.

Continuer à lire … « Les lumières de la ville sont un service public »

Charpentier de marine

Boris, charpentier de marine

La mise en place des membrures

Quand je faisais de la charpente, dans le bâtiment, j’exécutais des ouvrages selon des plans dont les tracés étaient, la plupart du temps, rectilignes. Il y avait très peu de courbes, les angles étaient sains. Quand je me trouvais par exemple à la jonction de deux pans de toits qui se rejoignaient, je réalisais ce qu’on appelle une noue[1] dont l’angle était constant, même s’il était un peu ouvert. Rien de tel dans la charpenterie de marine. Quel que soit l’endroit du bateau sur lequel vous intervenez, il y a toujours une évolution de courbes, d’angles et de volumes. La forme d’un bateau change au fur et à mesure que vous évoluez le long du bordage[2]. Si l’on prend l’exemple des membrures[3], rattachées à la quille, et qui ressemblent à une cage thoracique, il faut bien imaginer qu’on ne peut pas dessiner à plat ces pièces parfois larges de 2,5 cm.

Continuer à lire … « Charpentier de marine »

« Travailler fait-il toujours sens ? »,

Sous la direction de Thomas Coutrot, Marie-Anne Dujarier, Alexis Cukier, Corinne Gaudart, Léonie Hemdat, Dominique Lhullier, Margaux Trarieux et Emilie Yeyrat

Éd Érès 2026

Mardi 26 mai 2026, dans les locaux du Cnam, le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (Cnrs – Lise) a organisé une présentation de cet ouvrage collectif.
Issu d’un colloque tenu en 2024, le livre ambitionne d’éclairer cette question sous quatre angles : philosophique, sociologique, économique et psychologique. Outre les contributions synthétiques de quatre des co-directeurs, l’ouvrage nous fait accéder à une dizaine d’études de cas. Ainsi, nous découvrons notamment les questionnements et les logiques d’action de livreurs à Barcelone, d’intermittents du spectacle, de chauffeurs routiers, d’agents de France Travail, de techniciens de l’Office National des Forêts….

Continuer à lire … « « Travailler fait-il toujours sens ? », »

« On est encore plus heureux quand nos équipiers sont valorisés »

Adrien, chef pâtissier et formateur dans un restaurant d’application.

Quand Michel, du restaurant « l’Envolée de la chrysalide », m’a demandé : « Est-ce que tu peux donner un cours de macarons à Thibaut, notre chef traiteur, qui a une commande et qui ne sait pas trop comment faire ? », j’y suis allé, ce qui m’a permis de rencontrer les membres de l’équipe et de sympathiser avec eux. L’« Envolée… » est un restaurant d’application qui dépend d’une association créée il y a une quinzaine d’années pour l’inclusion des personnes en situation de handicap, et qui avait ouvert l’école “La chrysalide”, située Boulevard Victor Hugo. On a eu un bon feeling. C’est comme ça que j’ai créé des liens avec cet établissement jusqu’à ce que Patricia me contacte, me présente le projet de l’Académie – une structure de formation que « L’envolée de la Chrysalide » a ouverte il y a six mois – et me demande si je voulais faire partie de cette aventure. On y délivrera deux diplômes afin que certains des jeunes salariés en situation de handicap puissent être formés et reconnus grâce à leur diplôme. Je suis donc devenu formateur à la nouvelle Académie de l’Envolée. Mais je ne fais pas que cela car, pour l’instant, nous n’avons que six élèves le lundi et le mardi : un en « pro commis de cuisine », et cinq en «  pro employés polyvalents de restauration ». 

Continuer à lire … « « On est encore plus heureux quand nos équipiers sont valorisés » »

Faire en sorte que chacun se sente accueilli

Charles, cuisinier, pâtissier, biscuitier, aide traiteur, et serveur

« Je n’ai pas mis longtemps à maîtriser les techniques de pâtisserie »

À « L’envolée de la Chrysalide », j’accueille les gens puis, quand ils s’attablent, je vais commander les amuse-bouche en cuisine, en énonçant le numéro de la table et le nombre de couverts. Puis, quand je sers les amuse-bouche, je dis : « Nous vous laissons le temps de consulter la carte des boissons et des plats et je reviens vers vous dans peu de temps ». Un peu plus tard, je prends les commandes en les notant sur des « bons », c’est-à-dire sur des fiches comportant, pour que ce soit plus facile, un code couleurs et un descriptif de chaque plat, sachant qu’il y a quatre à cinq plats au choix à la saison et deux entrées et deux desserts au choix pour chaque personne. Je coche des cercles correspondant aux demandes. Généralement, tout se passe bien, je réponds à l’attente des clients de manière simple et spontanée. Il peut même m’arriver de les tutoyer parce que, comme mes équipiers en situation de handicap, je peux avoir un comportement un peu familier. Cela ne veut pas dire que nous ne les respectons pas. Nous savons garder les distances qu’il faut. Quand un tutoiement m’échappe, cela ne surprend pas les gens. De toute façon, ils savent bien, en entrant dans ce restaurant, qu’une partie du personnel est comme elle est…

Continuer à lire … « Faire en sorte que chacun se sente accueilli »

Les dernières nouvelles – mai 2026

Nouveaux récits, nouveaux podcasts, etc.

Alberto, vient régulièrement livrer des fruits et légumes à l’épicerie de Saint Molf, près de Saint-Nazaire. Il raconte son travail de directeur de « Las Torcas », une coopérative agricole bio en Andalousie. C’est ici : « De avocado a aguate – D’avocat au prétoire à producteur d’avocats« .
Sophie, employée polyvalente dans un supermarché fait du « facing », une activité à découvrir dans son récit : « Je ne supporte pas de rester sans rien faire« .
Perrine est paludière, un métier qui existe depuis 2000 ans, elle l’explique dans son récit : « Ce jour là je n’ai pas fait de sel« .
L’équipe que Yannick pilote réalise les aménagements des « locaux publics » sur les paquebots en construction. Ils raconte comment ils sont tous « sur le même navire », afin de « Transformer le rêve de bateau en réalité« .

Continuer à lire … « Les dernières nouvelles – mai 2026 »

Travail et travailleurs invisibles

Les éditions de l’Harmattan organisent à Paris, lundi 8 juin à 19 heures, une présentation du livre « Travail et travailleurs invisibles », écrit à partir de deux-cents récits de travail publiés par la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Lire ici une présentation de l’ouvrage
Ce sera à l’Espace L’Harmattan – 21 bis, rue des Écoles 75005 Paris.
Vous pouvez vous inscrire auprès de l’éditeur avec ce lien.
Nous espérons, avec les compagnons et compagnonnes de « Pourquoi se lever le matin ! », avoir le plaisir de vous rencontrer le 8 juin

#02 – Enseigner à l’ère des IA

« Des histoires de travail, des vraies », le Podcast de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Transformer le rêve de bateau en réalité

Yannick, chargé d’affaire « Locaux Publics » aux Chantiers de l’Atlantique

Paquebot en voie de finition dans un bassin des Chantiers de l’Atlantique

Quand j’arrive au boulot le matin, je dis bonjour à tout le monde. Dès ma première mission, il y a trente ans, j’ai tout de suite compris que c’était important. Sur les plateaux, il fallait serrer les mains. Aujourd’hui, avec le Covid, on ne serre plus les mains mais on continue à se saluer en arrivant. Et si vous êtes manager, comme je le suis aujourd’hui, c’est d’autant plus important de le faire. C’est le premier signe de respect.

Au-delà de la seule forme de politesse, on peut aussi voir dans ce rituel un marqueur de solidarité : ici, on est tous, au sens propre comme au figuré « sur le même navire ». Et cette solidarité, on va en avoir grandement besoin, car, vu les contraintes énormes en termes de budget, de coordination d’une multitude de métiers et de planning, personne, en effet, ne peut faire défaut. On a besoin clairement les uns des autres, c’est ensemble qu’on y arrivera. Il n’y a pas d’autre choix et c’est, en cela, une valeur forte des Chantiers.

Continuer à lire … « Transformer le rêve de bateau en réalité »

De avocado a aguate – D’avocat au prétoire à producteur d’avocats –

Alberto, directeur de la coopérative Las Torcas

La récolte des oranges

Au début nous étions trois. Au bout de deux ans, nous étions quinze. Et maintenant cinquante agriculteurs sont associés à la coopérative Las Torcas à Órgiva, une petite ville dans la région d’Alpujarra[1], vers Grenade, ont signé un contrat avec nous. Avec nos dix salariés, nous planifions la production : les agriculteurs ont besoin que nous leur donnions des gages de sécurité. Quand la coopérative ne peut pas commercialiser la totalité de leur production – ça arrive parfois – ils cherchent d’autres entreprises pour vendre ce qu’ils ont en trop. Las Torcas les rémunère 30 à 45 jours après qu’ils nous ont apporté leurs fruits.

Continuer à lire … « De avocado a aguate – D’avocat au prétoire à producteur d’avocats – »

Pourquoi travaillons-nous ? : un ouvrage et une conférence de Dominique Méda

cid:clip_image001.png

Une « Grande Conversation » menée par Laurent Bainier et Christophe Bys pour The Conversation France, qui offre une plongée éclairante dans notre rapport au travail aujourd’hui. L’émission, « Pourquoi travaillons-nous ? » est disponible ici en écoute différée.

Nous avons le plaisir de partager ici les points clés abordés lors de l’émission consacrée à Dominique Méda, sociologue, philosophie et professeure à l’Université de Paris Dauphine, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Le Travail : Pourquoi travaillons-nous ? », (éditions Autrement).

Continuer à lire … « Pourquoi travaillons-nous ? : un ouvrage et une conférence de Dominique Méda »

Travail et poésie

Invitée à la table ronde du CCP lors du printemps des poètes…

Continuer à lire … « Travail et poésie »

#01 « Je m’aperçois que je fais beaucoup de choses » – Podcast

Quand une personne réalise toute l’ampleur de son travail à l’occasion de l’écriture de son récit de travail

Je ne supporte pas de rester sans rien faire

Sophie, polyvalente en supermarché

Un beau facing, c’est quand le produit est bien droit au bout du rayon pour que le client puisse l’attraper plus facilement, et qu’il ne se dise pas qu’il n’y a plus de produits alors qu’en fait si, il y en avait encore au fond. Je fais ce que l’on appelle du PGC (produit de grande consommation) dans une grande surface, c’est-à-dire de la mise en rayon. Mais sur ma fiche de paie, je suis caissière, le travail pour lequel, au départ, j’ai été embauchée. Maintenant j’ai un contrat de polyvalente, c’est-à-dire que je fais du PGC et que, parfois, selon les besoins, je suis caissière.

« Ces tables roulantes changent de hauteur en fonction du poids des poduits« 
Continuer à lire … « Je ne supporte pas de rester sans rien faire »

Radio boulot, à l’écoute du travail

Un magnifique podcast proposé par le CCP de Saint-Nazaire


Écoutez Radio boulot ! Une fois par mois, un podcast de cinq minutes, autour d’une question essentielle liée au boulot. Cinq minutes pour entendre un témoignage, l’acoustique d’un lieu de travail et des existences qui le peuplent. Cinq minutes qui invitent chacun·e à s’interroger et à élaborer ses propres réponses à la grande question du sens du travail. La réalisation de ces créations radiophoniques est confiée à Claire Veysset, documentariste et créatrice sonore.

À savourer ici, sur le site du Centre de Culture Populaire
Radio boulot n°1 – Pourquoi parle-t-on du travail ?
Radio boulot n°2 – Le travail est-il genré ?
Radio boulot n°3 – Est-ce qu’être au chômage c’est l’inverse de travailler ?
radio boulot n°4 – À vingt ans, pourquoi partir de chez soi ?

Vivement la suite !

Derrière l’IA, un travail humain massif, invisible et précaire

Antonio Casilli déconstruit les mythes de l’IA « autonome » et nous propose une archéologie du travail de la donnée

Antonio Casilli, chercheur à Télécom Paris et spécialiste des transformations du travail à l’ère du numérique, présentait le 17 mars dernier àl’EHESS ses recherches sur le « Digital Labour » et le « travail du clic ». Son intervention déconstruit l’imaginaire d’une automatisation totale de l’intelligence artificielle (IA) en révélant la dépendance de celle-ci à un travail humain massif, souvent invisibilisé et précaire, tout en offrant une perspective historique sur ce phénomène.

Continuer à lire … « Derrière l’IA, un travail humain massif, invisible et précaire »

Des histoires de travail, des vraies : le podcast de la Compagnie

Sur les audioblogs d’Arte Radio

Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes, où nous partirons d’une question qui émerge des récits publiés et nous donnerons la parole à une ou plusieurs personnes dont le récit éclaire cette question. Parce que derrière chaque produit que nous utilisons, chaque service dont nous bénéficions, il n’y a pas que de l’emploi. Il y a du travail, réel, humain, vivant … et essentiellement invisible.

Pour en savoir plus et pour patienter jusque là, cliquer ci-dessous pour écouter la bande annonce, en ligne sur Arte Radio.

Et si une question vous trotte dans la tête au sujet du travail, le vôtre ou celui de quelqu’un d’autre, envoyez-nous cette question. Il y a fort à parier que nous trouverons des éclairages dans les plus de deux-cents récits de travail que nous avons déjà publiés.Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes.

« Ce jour-là, je n’ai pas fait de sel… »

Perrine, paludière

Photo Anne Landais

Quand j’ai débarqué ici, il y a quinze ans, je ne savais pas à quoi ressemblait un marais salant. Je venais de Savoie où je m’étais liée d’amitié avec des copains d’Assérac qui faisaient du ski en hiver : « Pourquoi tu ne ferais pas les saisons par chez nous, en été ? » C’est comme ça que je suis arrivée ici. Les copains avaient des connaissances parmi les paludiers. « Tu peux faire le sel… » J’ai contacté plusieurs personnes. Finalement, Aude m’a appelée et m’a proposé de travailler sur sa saline parce que, la saison ayant commencé plus tôt que les autres années, elle avait besoin de quelqu’un pour ramasser la fleur de sel1. Donc, en 2010, j’ai commencé à travailler pour Aude. 

Continuer à lire … « « Ce jour-là, je n’ai pas fait de sel… » »

Travail & travailleurs invisibles

L’invisibilité du travail, et au travail, décryptée à partir de plus de 200 récits de travail.

Éd l’Harmattan – mars 2026 – 225 p – 23€

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail.
Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique.

Continuer à lire … « Travail & travailleurs invisibles »

La cantine

La cantine : un des lieux quotidiens du travail, un mot du travail

Continuer à lire … « La cantine »

Les dernières nouvelles – mars 2026

Travail & travailleurs invisibles, Travailler à Saint-Nazaire, enseigner à l’ère des IA, etc. Le mot du moment est « fatigue »

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail. Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique. Lire la suite, notamment le sommaire

À Saint-Nazaire, avec le Centre de Culture Populaire, la collecte de récits de travail se poursuit. Avec la publication dernièrement de deux nouveaux récit sur nos sites respectifs :
« Moteurs géants pour centrales nucléaires« , le récit de Pierre T., mécanicien chez un constructeur de moteurs diesel
« Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve », celui de Fernand, clown marcheur.

Les lectures publiques des récits se poursuivent (dates et lieux à suivre sur le site du CCP). Le 9 février, les récits se sont aussi invités à la cantine de l’entreprise de Jérémie, qui nous racontait son travail dans le récit paru en avril dernier « L’estuaire et les torchères« .

Nouveau : Une quinzaine de ces récits se sont échappés des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies. Des précisions ici

Continuer à lire … « Les dernières nouvelles – mars 2026 »

Quand le récit de travail s’invite à la cantine

Avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? ».
Lire la suite ici, sur le site du CCP.

« Travailler à Saint-Nazaire »

Le recueil de textes et photographies des récits de travail

Éditions Planche Contact – 10€

En mars 2022 la compagnie Pourquoi se lever le matin ! publiait une série de récits réalisés dans la région de Saint-Nazaire sur le thème Travail & Territoire. Depuis 2024, le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, avec le projet Auteurs associés en Pays de la Loire s’est associé à cette démarche en recueillant des récits de travail et en les partageant au cours de nombreuses lectures publiques.
Quelques-uns de ces récits s’échappent des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies.

Récits du Centre de Culture populaire de Saint-Nazaire et de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Sous la direction de Pierre Madiot. Photographies de Anne Landais, Pierre Madiot, Michel Iordanov et Enoch.

Continuer à lire … « « Travailler à Saint-Nazaire » »

Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve

Fernand, clown marcheur

Fernand, dans « Tchou-Tchou »

Être clown… Je pense à mon enfance dans la ferme de mes parents à Jéricho, en Vendée. Je voyais l’arrière de la gare de Fontenay-le-Comte où les locomotives à vapeur venaient faire leur plein d’eau. Et je les regardais avec émerveillement. C’est ce qui m’a vraiment donné l’idée, l’envie de jouer quelque chose. D’où le nom de mon premier spectacle, « Tchoutchou ». Être clown c’est comme si on voyait tout pour la première fois, un état d’éveil, d’étonnement, de merveilleux. On invente des tas de choses à partir de là et on apprend à faire avec. Et ça remonte à notre enfance.

Continuer à lire … « Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve »