Travail et poésie

Invitée à la table ronde du CCP lors du printemps des poètes…

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#01 « Je m’aperçois que je fais beaucoup de choses » – Podcast

Quand une personne réalise toute l’ampleur de son travail à l’occasion de l’écriture de son récit de travail

Je ne supporte pas de rester sans rien faire

Sophie, polyvalente en supermarché

Un beau facing, c’est quand le produit est bien droit au bout du rayon pour que le client puisse l’attraper plus facilement, et qu’il ne se dise pas qu’il n’y a plus de produits alors qu’en fait si, il y en avait encore au fond. Je fais ce que l’on appelle du PGC (produit de grande consommation) dans une grande surface, c’est-à-dire de la mise en rayon. Mais sur ma fiche de paie, je suis caissière, le travail pour lequel, au départ, j’ai été embauchée. Maintenant j’ai un contrat de polyvalente, c’est-à-dire que je fais du PGC et que, parfois, selon les besoins, je suis caissière.

« Ces tables roulantes changent de hauteur en fonction du poids des poduits« 
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Radio boulot, à l’écoute du travail

Un magnifique podcast proposé par le CCP de Saint-Nazaire


Écoutez Radio boulot ! Une fois par mois, un podcast de cinq minutes, autour d’une question essentielle liée au boulot. Cinq minutes pour entendre un témoignage, l’acoustique d’un lieu de travail et des existences qui le peuplent. Cinq minutes qui invitent chacun·e à s’interroger et à élaborer ses propres réponses à la grande question du sens du travail. La réalisation de ces créations radiophoniques est confiée à Claire Veysset, documentariste et créatrice sonore.

À savourer ici, sur le site du Centre de Culture Populaire
Radio boulot n°1 – Pourquoi parle-t-on du travail ?
Radio boulot n°2 – Le travail est-il genré ?
Radio boulot n°3 – Est-ce qu’être au chômage c’est l’inverse de travailler ?

Vivement la suite ! (le 20 avril)

Derrière l’IA, un travail humain massif, invisible et précaire

Antonio Casilli déconstruit les mythes de l’IA « autonome » et nous propose une archéologie du travail de la donnée

Antonio Casilli, chercheur à Télécom Paris et spécialiste des transformations du travail à l’ère du numérique, présentait le 17 mars dernier àl’EHESS ses recherches sur le « Digital Labour » et le « travail du clic ». Son intervention déconstruit l’imaginaire d’une automatisation totale de l’intelligence artificielle (IA) en révélant la dépendance de celle-ci à un travail humain massif, souvent invisibilisé et précaire, tout en offrant une perspective historique sur ce phénomène.

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Des histoires de travail, des vraies : le podcast de la Compagnie

Sur les audioblogs d’Arte Radio

Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes, où nous partirons d’une question qui émerge des récits publiés et nous donnerons la parole à une ou plusieurs personnes dont le récit éclaire cette question. Parce que derrière chaque produit que nous utilisons, chaque service dont nous bénéficions, il n’y a pas que de l’emploi. Il y a du travail, réel, humain, vivant … et essentiellement invisible.

Pour en savoir plus et pour patienter jusque là, cliquer ci-dessous pour écouter la bande annonce, en ligne sur Arte Radio.

Et si une question vous trotte dans la tête au sujet du travail, le vôtre ou celui de quelqu’un d’autre, envoyez-nous cette question. Il y a fort à parier que nous trouverons des éclairages dans les plus de deux-cents récits de travail que nous avons déjà publiés.Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes.

« Ce jour-là, je n’ai pas fait de sel… »

Perrine, paludière

Photo Anne Landais

Quand j’ai débarqué ici, il y a quinze ans, je ne savais pas à quoi ressemblait un marais salant. Je venais de Savoie où je m’étais liée d’amitié avec des copains d’Assérac qui faisaient du ski en hiver : « Pourquoi tu ne ferais pas les saisons par chez nous, en été ? » C’est comme ça que je suis arrivée ici. Les copains avaient des connaissances parmi les paludiers. « Tu peux faire le sel… » J’ai contacté plusieurs personnes. Finalement, Aude m’a appelée et m’a proposé de travailler sur sa saline parce que, la saison ayant commencé plus tôt que les autres années, elle avait besoin de quelqu’un pour ramasser la fleur de sel1. Donc, en 2010, j’ai commencé à travailler pour Aude. 

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Travail & travailleurs invisibles

L’invisibilité du travail, et au travail, décryptée à partir de plus de 200 récits de travail.

Éd l’Harmattan – mars 2026 – 225 p – 23€

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail.
Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique.

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La cantine

La cantine : un des lieux quotidiens du travail, un mot du travail

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Les dernières nouvelles – mars 2026

Travail & travailleurs invisibles, Travailler à Saint-Nazaire, enseigner à l’ère des IA, etc. Le mot du moment est « fatigue »

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail. Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique. Lire la suite, notamment le sommaire

À Saint-Nazaire, avec le Centre de Culture Populaire, la collecte de récits de travail se poursuit. Avec la publication dernièrement de deux nouveaux récit sur nos sites respectifs :
« Moteurs géants pour centrales nucléaires« , le récit de Pierre T., mécanicien chez un constructeur de moteurs diesel
« Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve », celui de Fernand, clown marcheur.

Les lectures publiques des récits se poursuivent (dates et lieux à suivre sur le site du CCP). Le 9 février, les récits se sont aussi invités à la cantine de l’entreprise de Jérémie, qui nous racontait son travail dans le récit paru en avril dernier « L’estuaire et les torchères« .

Nouveau : Une quinzaine de ces récits se sont échappés des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies. Des précisions ici

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Quand le récit de travail s’invite à la cantine

Avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? ».
Lire la suite ici, sur le site du CCP.

« Travailler à Saint-Nazaire »

Le recueil de textes et photographies des récits de travail

Éditions Planche Contact – 10€

En mars 2022 la compagnie Pourquoi se lever le matin ! publiait une série de récits réalisés dans la région de Saint-Nazaire sur le thème Travail & Territoire. Depuis 2024, le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, avec le projet Auteurs associés en Pays de la Loire s’est associé à cette démarche en recueillant des récits de travail et en les partageant au cours de nombreuses lectures publiques.
Quelques-uns de ces récits s’échappent des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies.

Récits du Centre de Culture populaire de Saint-Nazaire et de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Sous la direction de Pierre Madiot. Photographies de Anne Landais, Pierre Madiot, Michel Iordanov et Enoch.

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Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve

Fernand, clown marcheur

Fernand, dans « Tchou-Tchou »

Être clown… Je pense à mon enfance dans la ferme de mes parents à Jéricho, en Vendée. Je voyais l’arrière de la gare de Fontenay-le-Comte où les locomotives à vapeur venaient faire leur plein d’eau. Et je les regardais avec émerveillement. C’est ce qui m’a vraiment donné l’idée, l’envie de jouer quelque chose. D’où le nom de mon premier spectacle, « Tchoutchou ». Être clown c’est comme si on voyait tout pour la première fois, un état d’éveil, d’étonnement, de merveilleux. On invente des tas de choses à partir de là et on apprend à faire avec. Et ça remonte à notre enfance.

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Moteurs géants pour centrales nucléaires

Pierre T., employé chez un constructeur de moteurs diesel

Autour des bassins du port de Saint-Nazaire, on peut voir d’énormes colis emmaillotés dans des bâches, en attente d’un embarquement. Ce sont des moteurs diesel de plus de 300 tonnes chacun, assemblés dans le bâtiment « essais-assemblage » de l’usine MAN[1] où je travaille. Mon bureau est situé au-dessus de l’atelier de production et à proximité du silo contenant nos pièces de rechange – le « trésor »-. Dès qu’on a besoin d’une pièce, on rentre une référence, on appuie sur un bouton et un chariot va automatiquement la chercher. Il reste à la livrer au client ou à une autre usine MAN quelque part en France ou dans le Monde.

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L’IA : une fois que l’on a fini de s’enthousiasmer ou de s’indigner, que fait-on ?

Vincent – enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication

« L’IA est là, les étudiants ne l’ont pas choisi, moi non plus »

Est-ce que cet article te dit quelque chose ?” : j’étais interpellé ainsi en septembre dernier par les collègues d’un Master où j’avais donné un cours sur la communication et les organisations. Une étudiante me citait dans son mémoire de fin de Master, en m’attribuant un article… que je n’avais jamais écrit. À y regarder de plus près, les quatre-vingts pages de son mémoire avaient été produites en grande partie par une IA générative ! Elle avait pourtant signé sur l’honneur que c’était un travail personnel.

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Comment l’IA pourrait servir la coopération au travail ?

Une conférence de Laurence Devillers, à l’invitation de l’UODC

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Fatigue

Quelques réflexions autour de la fatigue, par la Cie Pourquoi se lever le matin !

Le mot « fatigue » s’exprime par ceux qui le ressentent dans leur activité, ponctuellement ou – plus gravement – de façon chronique. Nous pouvons le retrouver au travers d’expériences vécues de travail, expériences collectées dans nos récits et dans le texte de Pierre qui pour l’occasion s’est rappelé un moment particulier de sa vie professionnelle. La fatigue a aussi été pensée et théorisée par des chercheurs sur les questions du travail ou dans une perspective historique avec Georges Vigarello.
La compréhension des facteurs de fatigue de la matière peut aussi, par analogie, engager cette réflexion sur les facteurs de la fatigue au travail pour ceux qui le font.

La fatigue de la pièce mécanique peut aller jusqu’à provoquer sa rupture, alors même que les efforts qu’elle subit sont bien inférieurs à la limite élastique du matériau. La répétition des efforts est un facteur essentiel dans l’apparition de la fatigue. A titre d’exemple, si une vis de diamètre 6 millimètres peut résister à un effort d’une tonne, il est possible qu’elle se rompe si elle subit un effort de 100 kilogrammes un million de fois de suite. La ruine par fatigue se caractérise par l’apparition de fissures au sein du matériau, et leur propagation jusqu’à la rupture.


Subir, c’est bien la question. La vis n’a en rien décidé d’être utilisée à tel ou tel endroit, et les efforts auxquels elle est soumise sont calculés ailleurs, au bureau d’études. Si elle pouvait, ne serait-ce qu’influencer le cours des choses, peut-être pourrait-elle suggérer une répartition différente des efforts, une modification des cycles de travail, ou une concertation avec d’autres éléments de la structure pour, ensemble, mieux répondre à la demande. Mais questionner son point de vue ne traverse pas l’esprit de ceux qui organisent le travail. Alors, la vis fait ce qu’elle peut.

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Les monitrices me disent que je peux travailler doucement

Arnaud, ouvrier dans un ESAT

Dans l’ESAT d’Arnaud

Je fais des boîtiers pour un client, une entreprise qui fabrique du matériel électrique. Un grand carton arrive dans l’atelier. Je prends un boîtier en plastique et je mets trois vis, trois liens, cinq wagos (connecteurs) et un boîtier de dérivation étanche dans un sachet, après je colle une étiquette dessus. Ensuite il faut poser le sachet comme il faut puis baisser une partie de la soudeuse pour souder le sachet. Et quand c’est fini, on met le sachet dans un carton. Je ne travaille pas très vite. Les monitrices me disent que je peux travailler doucement, c’est un travail minutieux. Je travaille assis mais pour souder, je suis debout.  C’est le travail que j’aime faire mais j’aime bien aussi les autres travails.  
J’ai 39 ans, je suis trisomique 21, c’est comme ça. Ça va, pour moi !

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Manifeste pour une démocratie du travail

Des pistes d’actions pour refonder la démocratie en partant du travail

Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es, syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c’est possible et analyse les manières dont s’y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l’autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l’émancipation et de la défense du vivant.

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Le robot : une porte supplémentaire pour apprendre à lire et à écrire

Christofer, professeur des écoles – maître formateur

Le robot Thymio (photo C.Guers)

Dans ma classe de cours élémentaire, l’une de mes élèves ne trouvait pas sa place à l’école. Elle se montrait particulièrement anxieuse, inquiète d’être constamment en échec. Chaque prise de parole semblait lui coûter, chaque exercice écrit devenait une épreuve anticipée. Un jour, pour réaliser un défi qui portait sur la production d’écrit, je lui ai proposé d’utiliser un petit instrument équipé de circuits intégrés et de leds — un « micro:bit » — avec lequel on peut afficher des messages, des images, etc.

L’objectif initial était simple : produire une phrase courte respectant la structure sujet-verbe-complément. Oubliant momentanément le but de la séance, cette élève s’est alors totalement concentrée sur la programmation d’un micro:bit. Ce qui, sur le papier, n’était qu’un détour technique est devenu pour elle un véritable levier cognitif. Et, à force de manipulations, elle a réussi à faire apparaître un sujet puis un verbe et un complément.

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La vie de bistrot

Une approche sociologique originale d’un lieu de travail et de socialisation, inscrit dans notre histoire socio-économique et littéraire

Édition P.U.F. – 2016

La vie de nos contemporains semble encadrée par deux lieux : le domicile et le lieu de travail. Néanmoins, depuis une dizaine d’années, surgissent des espaces tiers. Des salariés et des entrepreneurs indépendants travaillent dans des locaux qui rompent avec l’architecture convenue des bureaux en introduisant canapés, machines à café, corbeilles de viennoiseries, tables de ping-pong, baby-foot… Ces lieux de « coworking » se justifient certes économiquement : Pourquoi parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre une tour de bureaux où l’on n’a même plus l’assurance de disposer d’un espace à soi ? Ils aspirent aussi à favoriser la créativité grâce à opportunité d’échanges incarnés devenus rares avec le primat que nous accordons aux réseaux sociaux numériques.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie

Nouveaux récits de travail, la chronique de la Compagnie sur Nonfiction, le mot du moment, nos dernière lectures…

Marie-Claude, professeure de français en lycée nous raconte comment elle a transformé un outil de « triche » en outil pédagogique. Non, l’IA ne sonne pas le glas de son métier. Lire ici son récit

Jean-Baptiste, informaticien et ergonome nous fait rentrer dans le coeur de la machine pour en décrypter les limites. « La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains » nous dit-il dans son récit. À lire ici

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Libraire d’altitude

Claudine, libraire

La haute vallée de la Clarée – Photo Vincent

Il y a deux ans, j’ai ouvert une librairie à mille six cent mètres d’altitude, dans une vallée alpine.
J’ai une formation universitaire en aménagement du territoire. J’ai travaillé dans le secteur du tourisme et de l’environnement en Haute Maurienne, puis j’ai tenu un gîte-refuge avec mon mari à Névache, entre Briançon et l’Italie, pendant plus de vingt-deux ans, jusqu’en 2019. En 2020, j’ai été élue maire de Névache. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Estelle, également maire d’une commune du Briançonnais, qui suivait une formation de libraire et qui cherchait un endroit pour s’installer. Libraire, c’était un projet que j’avais depuis longtemps, un projet parmi d’autres, ni plus ni moins. Je possédais un local adapté à Névache. Alors, j’ai saisi la balle au bond. Mon expérience d’une vingtaine d’années dans cette vallée me permettait de savoir quelles populations on accueillait et quelles étaient leurs attentes. Et une librairie ici me paraissait correspondre à un besoin. C’est comme ça que nous nous sommes associées. 

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Un travail désirable ? Conquérir sa place

Note de lecture

Éditions Les petits matins » – 2025
270 p. – 23€

Mercredi 14 janvier, Dominique Lhulier, Professeure émérite en psychologie du travail et Anne-Marie-Waser, sociologue, Maitresse de conférences au Cnam ont présenté leur récent ouvrage lors d’un « Happy-Hour » organisé par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (Cnrs/Cnam). La séance a été ouverte par Fréderic Rey, Professeur de sociologie et directeur du Lise. Serge Volkof, statisticien et ergonome, chercheur invité au Centre d’études de l’emploi et du travail a animé les débats.

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« Être autonome et utile, c’est essentiel pour moi. »

Soumaila, adjoint administratif en mairie

Dans les locaux de la Mairie

A deux ans, sans que je sache comment je me suis retrouvé sur une voie de chemin de fer dans mon pays le Burkina Faso. Le train n’a pu freiner et j’ai perdu mes deux membres du côté gauche et les trois quart de ceux du côté droit. Je n’en ai aucun souvenir, aussi je considère que je suis une personne handicapée de naissance. Malgré ce lourd handicap, mes parents ont décidé que je devais avoir une vie normale. A douze ans, j’ai rejoint l’école puis le lycée à la capitale et après l’université à Ouagadougou.

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