La dernière chronique de la Compagnie Pourquoi se lever le matin est en ligne, sur Nonficion
Nonfiction partage aujourd’hui le point de vue de Marion, maraîchères, Sandrine, crêpière et Denis, pâtissier. Loin des entreprises industrielles tentaculaires, ils renouent avec les rythmes lents de la nature et les visions à hauteur d’homme.
Parole recueillie et mise en récit par Pierre M dans le cadre du projet “Travail et territoire” conduit avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire
Le secret d’une bonne galette, c’est le beurre. Quand on met le beurre, on arrête la cuisson intérieure. Donc l’extérieur va continuer à gratiner, et l’intérieur va rester moelleux. Mais quand le temps est humide, c’est plus compliqué. Aujourd’hui, il pleut, la pâte accroche au rozell[1]. J’en ai partout… Quand je vide l’ eau où je le trempe entre chaque galette, j’ai plein de pâte au fond de ma bassine. Sur le bilig[2], ça bouillonne davantage. Certains crêpiers font alors cuire plus longtemps. Moi, j’ai appris avec des patronnes qui m’ont fait travailler sur des plaques très chaudes. Ça donne les crêpes finistériennes, fines et croustillantes, cuites des deux côtés – dans le Finistère on ne fait pas la distinction entre crêpes et galettes, tout est « crêpes » de froment ou de blé noir – . Dans nos régions de l’ouest, on est bien obligé de s’adapter au temps changeant. S’il fait chaud, s’il fait froid, s’il pleut, s’il fait sec, ma pâte ne réagit pas de la même façon. Je le vois du premier coup d’œil. Je chauffe plus, je chauffe moins… Parfois je prolonge un peu. Dès que je vois que c’est à point, tac, je mets le beurre et je laisse gratiner juste ce qu’il faut.
« Des histoires de travail, des vraies », le Podcast de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !
Dans ce 5° épisode, nous donnons la parole à trois personnes, dont le travail consiste à rendre service au public : Virgine, agent d’accueil dans une CPAM, Claudie, agent des impôts et Fabien, infirmier dans un service d’urgences de l’hôpital public. Quand on entend « service public », c’est souvent pour parler de moyens, d’effectifs, de dépenses, ou encore d’égalité entre les territoires au fil des désertifications que plus personne ne peut ignorer. Ces questions sont essentielles. Mais pour bien les comprendre, il faut aussi rentrer dans ce service au public, avec celles et ceux dont c’est le travail, tous les jours. Pour cela, nous allons consacrer les prochains épisodes de ce podcast au travail qui consiste à rendre service au public. Nous commencerons aujourd’hui … par le commencement, c’est-à-dire l’accueil, une activité essentielle dans tout service public.
Parole recueillie et mise en récit par Marilaure dans le cadre du projet “Travail et territoire” conduit avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire
Quand on pensait à notre future ferme, Paul et moi, on imaginait un petit cours d’eau, une vieille longère, des vieux arbres centenaires… Et d’ailleurs, le nom de notre lieu c’est « Le jardin d’Aliwen » qui signifie « arbre sacré » en Mapudungun, la langue des Mapuches, un peuple originaire d’Amérique latine prépondérant au Chili, le pays de mon conjoint. Or sur le terrain de 5 hectares qu’on a trouvé, à Saint Molf, il y avait zéro arbre. Donc la première année, on a installé 1500 arbres – des arbres fruitiers, des arbres de bocage – autour desquels on a planté des légumes. C’est ce qu’on appelle de « l’agroforesterie ». L’arbre est le socle permanent, il a ses insectes, il a ses oiseaux. Ce sont les légumes qui changent d’une année sur l’autre autour de l’arbre.
Enfances prolétaires et instruction publique (XIXe-XXIe siècle)
L’ouvrage de l’historien Rémy Sueur, intitulé : « Enfances prolétaires et instruction publique, entre XIXe et XXIe siècles » est paru en février 2026. L’auteur y analyse le retard scolaire structurel de régions industrielles, prenant le département de la Somme comme laboratoire. À partir d’archives picardes, Rémy Sueur démontre à quel point le recours aux enfants dans l’industrie a limité leur accès à l’instruction.
Mercredi 30 septembre 2026 18h30 – 20h en ligne (inscription préalable nécessaire, avec ce lien)
l’ITMD (Institut du Travail et du Management Durable), l’APSE, l’Afci (Association Française de Communication Interne) et la Compagnie Pourquoi se lever le matin, vous invitent à une rencontre-débat en ligne avec Christine Depigny-Huet, autour de l’ouvrage Travail et travailleurs invisibles (L’Harmattan, 2026).
Des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées, leurs émotions et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Or souvent, le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés…
Animation du débat : Dominique Massoni, présidente de l’ITMD.
Un article de Roland Labrège sur le livre « Travail et travailleurs invisibles », publié par Nonfiction
Le travail est partout dans les discours : on s’exprime à propos du travail ; des avis sont portés sur le travail ; des experts discourent du travail. Mais que se passe-t-il lorsque, plutôt que de parler à sa place, on laisse le travail se dire, se dévoiler ? Lorsque l’on va le recueillir devant la glace sans tain, auprès de ceux qui le vivent, dans des conditions favorisant une parole libre ? Cette démarche, qui consiste à faire entendre le travail depuis l’expérience de ceux qui l’exercent, reste rare dans la littérature scientifique. C’est à cela que s’emploient les membres de la Compagnie « Pourquoi se lever le matin ! », collectif pluridisciplinaire qui se donne pour tâche d’aller au plus près du vrai en laissant sur le bas-côté les discours convenus, la glose infinie des commentaires des réseaux sociaux et les clichés sans audace, afin de découvrir, de valoriser et d’honorer – au sens de rendre de l’honneur – le travail impensé parce qu’invisible… Lire la suite de l’article, en ligne sur le site de Nonfiction
« Des histoires de travail, des vraies », le Podcast de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !
Dans ce 4° épisode, nous donnons la parole à Brahim, Lusi et Thierry. Ils sont soudeur, préparatrice de commandes sur une plateforme de commerce alimentaire et artisan d’art. Ils parlent de la dimension physique de leur travail, en évoquent les sensations, agréables ou répugnantes.
Le titre de l’épisode est emprunté à l’ouvrage de Thierry Pillon (Éd. Stock 2012). Le lecteur y découvre une étonnante série de récits, de témoignages et d’autobiographies rédigés depuis le début du XXe siècle. Ils sont précis, troublants, terribles par moments. On y découvre, par exemple, ces jeunes mineurs qui restent seuls au bal tant ils transpirent noir, le piquant irritant des cristaux sur la peau des femmes dans une usine de sucre, les métaphores guerrières pour dire le bruit, mais aussi la beauté des usines et leur silence à l’arrêt des machines, la provocation insolente des blagues sexuelles ou le besoin de caresse de ces corps meurtris. C’est tout un monde ouvrier en mouvement qui s’incarne sous sa plume.
A onze ans, j’aimais faire du sport et surtout de l’athlétisme. Ma mère n’y était pas opposée mais elle souhaitait me voir m’engager dans d’autres types d’activités : elle m’a inscrit dans un atelier d’initiation au cirque. La première séance, un clown ne m’a pas laissé un souvenir très positif. La seconde fit la part belle aux numéros de jonglage avec des numérs d’assiettes chinoises tournoyant au bout de perches. Ceux-ci m’ont fasciné. Jongler m’a plu, j’ai persévéré, rencontré des adultes dans le monde du cirque puis cherché à savoir auprès de certains professionnels si cette activité permettait d’en vivre. Mon apprentissage s’est déroulé en deux temps, d’abord dans mon pays, l’Italie, puis en France au Centre national des arts du cirque. Je peux dire que jongler est ma passion et qu’avec quelques années de pratique je peux choisir les artistes avec qui je collabore : c’est un privilège.
Marie-Odile, psychologue dans une équipe de soins palliatifs
Parole recueillie et mise en récit par François
Quand je suis rentrée dans sa chambre, j’ai perçu un sourire. Sarah, atteinte d’un cancer en phase terminale, était certes très affaiblie mais conservait toutes ses facultés cognitives. Elle avait bien conscience de sa situation. Un lien privilégié s’était établi entre Sarah et moi. Ce jour-là, elle me confia qu’elle souhaitait avoir la visite d’un rabbin. Je lui ai demandé si elle connaissait un et elle m’a donné ses coordonnées. Je lui transmis la demande de Sarah. Après le passage du rabbin, je trouvai Sarah sereine. Nous savions l’une et l’autre que nous ne nous reverrions plus. Nous nous sommes dit simplement : « Au revoir … ». C’était assez … bousculant. Certains patients sont très attachants, ils vous font tellement confiance ! Rétrospectivement, je pense que j’ai vécu cette rencontre avec Sarah comme un véritable cadeau. Dans nos activités auprès des patients, nous vivons des moments intenses. Heureusement, nous avons la chance de nous retrouver dans des groupes de parole, c’est indispensable.
Dans l’introduction de son ouvrage, Benoit Heilbrunn nous conduit à distinguer deux modalités de reconnaissance. La première est inconditionnelle, c’est notamment celle que les parents portent normalement à leur enfant. La seconde s’avère conditionnelle. En nous soumettant, plus ou moins volontairement, aux injonctions de nos dirigeants et collègues de travail et plus largement à celles formulées par autrui nous espérons obtenir des assentiments voire des signes de reconnaissance.
Récits, podcasts, chronique, revue de presse du livre « Travail et travailleurs invisibles », lectures…
Le mot du moment est « accueil »
Nouveaux récits
Du côté du territoire de Saint-Nazaire, 4 nouveaux récits de travailleurs de la mer
Didier est officier à la vigie, un service de la capitainerie. Tout doit être calculé, prévu : la prise de pilote, le remorquage, les diverses opérations de lamanage pour la mise à quai du navire ; que le tirant d’eau corresponde bien à la souille etc… Si nous levons un lièvre nous avons la possibilité de dire: « Stop, ça ne passera pas ! ». Etienne est pilote de Loire. Il monte au côté des commandants de bord des gigantesques navires quand ces derniers abordent l’estuaire « Et moi, j’arrive avec ma coque de noix ». Pierre est matelot, il raconte dans son récit comment “J’ai fini par répondre à l’appel de la mer” Boris travaille le bois, il est charpentier de marine « Dans la charpenterie de marine. Quel que soit l’endroit du bateau sur lequel vous intervenez, il y a toujours une évolution de courbes, d’angles et de volumes. »
Une contribution de Jean-Marie Charpentier sur ce que l’IA fait au travail.
« C’était prévisible. Certains l’attendaient, d’autres le craignaient. Il se passe quelque chose avec l’IA dans les métiers de la communication en entreprise. Au-delà de la sidération de départ qui, selon les cas, a pu bloquer ou endormir la réflexion, on mesure qu’on a affaire à une machine puissante. Une machine qui automatise et produit des masses d’informations et de données. Une étape est en train d’être franchie en matière de transformation numérique. Pas plus, mais pas moins. Elle demande aux professionnels, je pense en particulier à ceux de la communication interne, des arbitrages et des recentrages. A quoi sommes-nous le plus utiles ? Quelle est notre plus-value ? » Lire la suite sur le blog de Jean-Marie Charpentier
Christine Depigny-Huet, cofondatrice de la Compagnie « Pourquoi se lever le matin ! » et docteure en ergonomie, vient de publier un ouvrage sur l’invisibilisation du travail. Des récits d’hommes et de femmes qui racontent leur métier pour révéler le travail.
Qu’est-ce que la Compagnie « Pourquoi se lever le matin ! » ?
Christine Depigny-Huet : Il s’agit d’une association sans but lucratif, créée au début de la crise sanitaire. Elle rassemble des personnes qui ont pour centre d’intérêt le travail, des spécialistes en sciences du travail, des syndicalistes, des enseignants. Notre objectif est de révéler le travail, au-delà des questions d’emploi et de rémunération. Autrement dit, en quoi consiste le travail ? Que font réellement ces travailleurs et travailleuses ? Que mobilisent-ils d’eux-mêmes pour arriver à produire un bien ou rendre un service ? Nous collectons leur parole pour la mettre en récit, un témoignage à la première personne, signé du prénom du narrateur. Plus de 200 récits de travail ont été publiés sur notre site internet. Il est frappant de constater à quel point ils se font écho, même dans des secteurs et des métiers très différents.
Un article de François Desnoyers, publié par le Monde, le 9 juillet
En donnant la parole à Karine, agent de service dans une clinique, Pierre, facteur, ou encore Zoé, chargée de communication, l’ergonome Christine Depigny-Huet propose au lecteur d’explorer la complexité et le sens de nombreux métiers, alors que le « travail vivant » est aujourd’hui invisibilisé par les méthodes gestionnaires des organisations.
Un article de Morgane Pubert, reproduit ici avec l’aimable autorisation de Santé & travail
À partir des récits de deux cents salariés, l’ergonome Christine Depigny-Huet met en lumière le travail réel. Son ouvrage paru chez L ‘Harmattan montre les différentes manières dont celui-ci se rend – ou est rendu – invisible. Et appelle à sa reconnaissance pour en faire un levier de santé et de démocratie au travail.
Didier, vigie à la capitainerie du port de Saint-Nazaire
Parole recueillie et mise en récit par Pierre R., dans le cadre du projet “Travail et territoire” conduit avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire
Vue générale du port de Saint-Nazaire. Au fond, à droite, le terminal méthanier de Montoir. Photo Pouick44
J’étais en poste à la capitainerie lorsque nous avons été avertis qu’un navire qui avait subi une importante avarie voulait quitter le port sans avoir effectué les réparations indispensables. Nous avons signalé ce problème au Centre de Sécurité des Navires (CSN) qui a imposé à ce navire de faire ces réparations avant de reprendre la mer.
Parole recueillie et mise en récit par Marilaure dans le cadre du projet “travail et territoire” conduit avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire
L’estuaire de la Loire
Une fois que les passagers sont montés à bord, mon travail, c’est de les accueillir et de communiquer à la capitainerie le nombre de personnes qu’on a scrupuleusement comptées. Puis je retire ce qu’on appelle la coupée, c’est-à-dire la passerelle qui leur a permis d’embarquer sans faire d’acrobatie. Ensuite je largue les amarres et, en sautant du quai sur le pont, je remonte à bord du bateau avant qu’il ne s’éloigne. Une fois que c’est fait, je vérifie à nouveau que tout est en ordre, que les gens sont correctement installés, qu’il n’y a pas de question sur la croisière que le guide d’excursion vient de présenter. Nous sommes quatre à bord, un capitaine, un chef mécano et deux matelots. Éventuellement, on va faire des petits travaux de maintenance pendant la croisière. C’est ce qu’on appelle du matelotage. Ça consiste à préparer des aussières. Ce sont les câbles qui nous permettent de nous amarrer, des grosses cordes – mais on ne dit jamais « corde » sur un bateau – il faut les préparer, parfois les changer etc. Et puis vérifier que les gens ne sont pas malades.
Accueil, accueillir, être accueilli : ce que racontent nos récits de travail
L’accueil des usagers est une valeur chère aux agents du service public, par exemple aux urgences de l’hôpital. Avec des clients, et même sur un site industriel, l’accueil fait partie du métier. L’accueil demande des compétences pointues, d’autant qu’il peut exposer à la détresse d’autrui, par exemple à la sécu, à l’hôpital ou chez France Travail. Les locaux de travail se prêtent plus ou moins à un bon accueil. Certains, pas seulement dans le service public, racontent comment leur travail d’accueil est empêché. « Accueillir », « être accueilli », par les collègues, par un patient ou par un pays : il y a de la réciprocité dans l’accueil. « Accueillir », c’est aller vers… surtout pour les salariés et les militants d’associations
Accueillir le public, c’est accueillir tout le monde, et toute la diversité du monde.
Dans l’équipe, chacun a sa fonction propre, mais nous cultivons la polyvalence pour pallier les absences, prévisibles ou pas, de nos collègues. Un soir, Yves, l’agent d’accueil, doit filer à la poste pour déposer le courrier du jour. Il en a pour un quart d’heure, grand max. Je reviens justement de mon chantier. Yves me demande de le remplacer, le temps de. Je m’installe derrière son bureau, dans la pièce où nous recevons les clients. Je transfère quelques appels téléphoniques à mes collègues, je renseigne sur un tarif, tout va bien. Je me dis que l’accueil, c’est cool. Alors un homme pousse la porte et arrive en face de moi.
Notre dernière chronique est en ligne sur Nonfiction
Dans ce numéro, Corinne, Véronique et Antoine font vivre les lieux où les gens se rencontrent autour des livres et des activités culturelles largement animées par les associations nazairiennes. À lire ici, sur le site de Nonfiction
Serge, retraité de la SNCF, ancien agent-circulation à la gare de Saint-Nazaire
Parole recueillie et mise en récit par Pierre
Dans les postes d’aiguillage – je veux parler des grands postes surélevés qu’il y avait encore dans les gares il y a 30 ans – la situation normale, c’était: « tant de leviers renversés, tous les autres debout ». C’était la position de départ. Un coup d’œil: « C’est bien le cas?… Ça va. » Et puis, en fonction des trains qui arrivaient, et suivant la voie vers laquelle ils allaient, on avait notre petite gymnastique. Depuis le bureau, on regardait les leviers. « Hop, toc, toc, c’est bon… » Il y avait là une quarantaine de leviers alignés dans une grande pièce vitrée qui surplombait les voies. Ça ressemblait à tout ce que les gens ont pu voir dans les films et qui est resté dans leur imaginaire.
Parole d’Étienne, pilote de Loire, recueillie et mise en récit par Pierre, dans le cadre du projet “Travail et territoire” conduit avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire.
L’expérience de pilotage qui m’a le plus marqué concerne un des plus petits navires qu’on ait à prendre en charge. Ce jour-là, il y avait une très grosse marée et le vent était annoncé à 35 nœuds1 Ce qui est fort mais pas exceptionnel. Tout se passait bien. Chacun était concentré sur sa manœuvre. Et moi, j’arrive au port de Montoir avec ma coque de noix, au milieu des autres navires en manœuvre. Soudain, le vent se met à fraîchir très fort, à monter à 45 nœuds2. Or, le bateau était très venteux : sa structure hors de l’eau avait une prise au vent importante. À chaque rafale, il se mettait à lofer3, ce qui rendait l’accostage compliqué. – On prend un remorqueur, me dit le commandant. – Oui, commandant, j’aimerais bien, mais il n’y en a aucun de disponible !