Travail et poésie

Invitée à la table ronde du CCP lors du printemps des poètes…

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Radio boulot, à l’écoute du travail

Un magnifique podcast proposé par le CCP de Saint-Nazaire


Écoutez Radio boulot ! Une fois par mois, un podcast de cinq minutes, autour d’une question essentielle liée au boulot. Cinq minutes pour entendre un témoignage, l’acoustique d’un lieu de travail et des existences qui le peuplent. Cinq minutes qui invitent chacun·e à s’interroger et à élaborer ses propres réponses à la grande question du sens du travail. La réalisation de ces créations radiophoniques est confiée à Claire Veysset, documentariste et créatrice sonore.

À savourer ici, sur le site du Centre de Culture Populaire
Radio boulot n°1 – Pourquoi parle-t-on du travail ?
Radio boulot n°2 – Le travail est-il genré ?
Radio boulot n°3 – Est-ce qu’être au chômage c’est l’inverse de travailler ?

Vivement la suite ! (le 20 avril)

Derrière l’IA, un travail humain massif, invisible et précaire

Antonio Casilli déconstruit les mythes de l’IA « autonome » et nous propose une archéologie du travail de la donnée

Antonio Casilli, chercheur à Télécom Paris et spécialiste des transformations du travail à l’ère du numérique, présentait le 17 mars dernier àl’EHESS ses recherches sur le « Digital Labour » et le « travail du clic ». Son intervention déconstruit l’imaginaire d’une automatisation totale de l’intelligence artificielle (IA) en révélant la dépendance de celle-ci à un travail humain massif, souvent invisibilisé et précaire, tout en offrant une perspective historique sur ce phénomène.

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Travail & travailleurs invisibles

L’invisibilité du travail, et au travail, décryptée à partir de plus de 200 récits de travail.

Éd l’Harmattan – mars 2026 – 225 p – 23€

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail.
Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique.

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Les dernières nouvelles – mars 2026

Travail & travailleurs invisibles, Travailler à Saint-Nazaire, enseigner à l’ère des IA, etc. Le mot du moment est « fatigue »

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail. Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique. Lire la suite, notamment le sommaire

À Saint-Nazaire, avec le Centre de Culture Populaire, la collecte de récits de travail se poursuit. Avec la publication dernièrement de deux nouveaux récit sur nos sites respectifs :
« Moteurs géants pour centrales nucléaires« , le récit de Pierre T., mécanicien chez un constructeur de moteurs diesel
« Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve », celui de Fernand, clown marcheur.

Les lectures publiques des récits se poursuivent (dates et lieux à suivre sur le site du CCP). Le 9 février, les récits se sont aussi invités à la cantine de l’entreprise de Jérémie, qui nous racontait son travail dans le récit paru en avril dernier « L’estuaire et les torchères« .

Nouveau : Une quinzaine de ces récits se sont échappés des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies. Des précisions ici

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Quand le récit de travail s’invite à la cantine

Avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? ».
Lire la suite ici, sur le site du CCP.

Comment l’IA pourrait servir la coopération au travail ?

Une conférence de Laurence Devillers, à l’invitation de l’UODC

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Manifeste pour une démocratie du travail

Des pistes d’actions pour refonder la démocratie en partant du travail

Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es, syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c’est possible et analyse les manières dont s’y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l’autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l’émancipation et de la défense du vivant.

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La vie de bistrot

Une approche sociologique originale d’un lieu de travail et de socialisation, inscrit dans notre histoire socio-économique et littéraire

Édition P.U.F. – 2016

La vie de nos contemporains semble encadrée par deux lieux : le domicile et le lieu de travail. Néanmoins, depuis une dizaine d’années, surgissent des espaces tiers. Des salariés et des entrepreneurs indépendants travaillent dans des locaux qui rompent avec l’architecture convenue des bureaux en introduisant canapés, machines à café, corbeilles de viennoiseries, tables de ping-pong, baby-foot… Ces lieux de « coworking » se justifient certes économiquement : Pourquoi parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre une tour de bureaux où l’on n’a même plus l’assurance de disposer d’un espace à soi ? Ils aspirent aussi à favoriser la créativité grâce à opportunité d’échanges incarnés devenus rares avec le primat que nous accordons aux réseaux sociaux numériques.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie

Nouveaux récits de travail, la chronique de la Compagnie sur Nonfiction, le mot du moment, nos dernière lectures…

Marie-Claude, professeure de français en lycée nous raconte comment elle a transformé un outil de « triche » en outil pédagogique. Non, l’IA ne sonne pas le glas de son métier. Lire ici son récit

Jean-Baptiste, informaticien et ergonome nous fait rentrer dans le coeur de la machine pour en décrypter les limites. « La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains » nous dit-il dans son récit. À lire ici

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Un travail désirable ? Conquérir sa place

Note de lecture

Éditions Les petits matins » – 2025
270 p. – 23€

Mercredi 14 janvier, Dominique Lhulier, Professeure émérite en psychologie du travail et Anne-Marie-Waser, sociologue, Maitresse de conférences au Cnam ont présenté leur récent ouvrage lors d’un « Happy-Hour » organisé par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (Cnrs/Cnam). La séance a été ouverte par Fréderic Rey, Professeur de sociologie et directeur du Lise. Serge Volkof, statisticien et ergonome, chercheur invité au Centre d’études de l’emploi et du travail a animé les débats.

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La Compagnie collabore à Nonfiction

Saint-Nazaire au travail : les chantiers de l’Atlantique, une série à suivre dans la chronique de la Compagnie sur le site de Nonfiction

Entre la presse conventionnelle et les revues scientifiques, Nonfiction entend ménager « un espace de rencontre et de débat des sciences sociales à la fois entre elles, avec les arts et les lettres, et avec le grand public ». La Compagnie Pourquoi se lever le matin, dont le projet est de participer aux débats de société en donnant le point de vue du travail, ne pouvait qu’y trouver une place de choix. 

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De « Que sait-on du travail ? » à « Travailler mieux »

La suite de l’état des lieux, avec des propositions concrètes

Christine Erhel & Bruno Palier (dir.) Travailler mieux, Paris, PUF – La vie des idées, 2025, 221 p, 18 €

« Travailler mieux » vient à la suite du projet de médiation scientifique coordonné par Bruno Palier, dans le cadre d’un partenariat entre Sciences Po et le journal le Monde, qui a donné lieu en 2023 à la parution de « Que sait-on du travail? », état de l’art pluridisciplinaire des connaissances sur le travail, proposant 36 contributions de chercheuses et chercheurs en SHS.
Face aux difficultés rencontrées par les personnes au travail et parce que les travaux académiques identifient aussi des pistes d’amélioration, une deuxième séquence a été lancée depuis l’automne 2024, en partenariat avec la Vie des idées : rassembler des propositions concrètes en faveur de meilleures situations au travail. Le recueil de ces propositions est présenté dans « Travailler mieux », dont François nous propose ici une note de lecture.


Dans l’introdution de « Travailler mieux », Bruno Palier écrit qu’après avoir formulé leurs constats, l’ensemble des contributeurs ont eu à coeur de « souligner les enjeux des transformations du travail liées à la digitalisation ou au changement climatiques » (p. 8). Ces enjeux s’avèrent d’autant plus forts que, par le biais de comparaisons internationales, les constats concernant la France leur apparaissaient plutôt alarmants. Quelles en étaient les causes ?

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Ouvrière d’usine !

Le livre est paru en 2010 aux éditions libertaires – 10€

 28 novembre, usine, accident. Le livre s’ouvre sur ce titre.
Puis quelques lignes dont voici la première.
«  Toutes les usines ont leurs odeurs. La mienne sent la chaussette sale. »
 Le ton est donné. Petits bruits d’un quotidien prolétaire est construit comme un puzzle, un assemblage de textes courts avec une date, un titre  suivi d’un paragraphe direct, factuel.
Sylviane Rosière a tenu ce journal comme une chronique de son quotidien d’ouvrière. A  à travers ce qu’elle écrit,  se découvrent en creux ses conditions de  vie au travail dans toute leur âpreté. Son usine au jour le jour se révèle dans ce qu’elle vit, qu’elle consigne dans les  brèves vignettes portées par ce qu’on imagine un carnet.
Son récit de travail se lit de bout en bout sans le lâcher, comme si nous étions à côté d’elle, avec ses indignations, ses moments de joie, ceux qui l’entourent comme Olivier «  qui revient  après une absence et qui travaille désormais les mâchoires serrées » ou Fafa  qui «  a apporté des chocolats ce matin ».
Autant d’échos d’un  vie, une vie du dehors une fois la journée de travail terminée, une vie avec les équipes pour répondre aux commandes qui viennent d’arriver, une vie avec  des collègues souvent amis, une vie avec des chefs. 
14 avril
Hier c’était mon anniversaire. Au travail j’avais mis les boissons et les gâteaux sur la table de contrôle. Le patron est passé, il a fait remarquer au régleur  que la table n’était pas un garde-manger.
P 81
Une poésie se dégage de ces pages, pudiques et vraies, sans jamais de jugement alambiqué. Une  parole sans fard par Sylviane Rosière, ouvrière d’usine !

Les dernières nouvelles de la Compagnie

Le grand portique des Chantiers navals, dominant la vile

Il se passe à Saint-Nazaire ce pour quoi nous avons créé la Compagnie « Pourquoi se lever le matin! » : donner la parole au travail, par sa mise en récit, et partager ces textes. Au départ, écrire quelques récits, avec un fin connaisseur du territoire. Puis, rencontrer des adhérents du Centre de Culture Populaire, autour des textes. Ensuite, cela s’enchaîne comme une boule de neige. Des lecture publiques dans des bars, à la bibliothèque ou à la librairie, avec les adhérents d’une section syndicale, à la fête du 1er mai.. De nouveaux volontaires se présentent pour raconter leur travail, pour collecter des récits… Une histoire à lire ici

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Travailler à Saint-Nazaire et alentour

Écrire, lire et écouter le travail, avec la Compagnie « Pourquoi se lever le matin! » et le Centre de Cuture Populaire

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Un recueil de récits du travail de communicant interne publié par l’Afci

Vient de paraitre : « À mots ouverts Tout ce que je veux vous dire sur mon métier, la communication interne »

Illustrés par les aquarelles de Bénédicte Tilloy, ces textes sensibles et incarnés révèlent la richesse et la complexité d’un métier encore trop souvent méconnu ou mal compris.
Le recueil s’ouvre sur un avant-propos de Jean-Marie Charpentier, administrateur de l’Afci, et se clôt par une analyse de Florence Osty, sociologue du travail

Dans le but de mettre au jour et en même temps de comprendre l’évolution de la communication interne et de ceux et celles qui en font leur métier, l’Afci (Association française de communication interne) a impulsé un atelier nommé Récits de métier. Son objectif était clair, sa méthode simple. Il s’agissait d’entrer dans le métier et de révéler ce que signifie travailler en communication interne dans les organisations.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – mai 2025


« Fête du Travail », ce n’est pas du tout « Journée internationale pour les droits des travailleuses et des travailleurs ». Ces mots sont déjà habités. À lire et à discuter, ici.

9 mots du travail mis en discussion en avril

  • Argent : tout ça pour quoi ?
  • Bonne année : les voeux aux salariés, une cérémonie millimétrée. Rebonds : tentatives pour faire bref, sans langue de bois, pour sous-traiter à une IA. Un exercice pas si anodin. Les voeux d’un Président poète
  • Cadre : une fiction pas si fictionnelle. Rebond : déserteur
  • Collaborateur : inclusif ou piégé ? Un mot qui gomme les différences de statut au travail
  • Indicateurs : des objets qui prolifèrent. Rebond : de l’indicateur au critère
  • KPI : se prononce « KaPiHaï », pour Indicateur Clé de Performance. Rebond : du « KaPiHaï » au « KaPiAïe »
  • Manager : un mot rare dans les récits de travail. Rebond : encadrement de proximité, entre marteau et enclume
  • Perruque : l’activité clandestine bien entendu, pas le postiche capillaire
  • Recruter, rebond : « Quand l’IA s’en mêle »
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Les dernières nouvelles de la Compagnie – janv. fév. 2025

Activité intense du côté de Saint-Nazaire, nouveaux récits, etc. On vous dit tout

En guise de carte de voeux, nous vous avions proposé début janvier quelques cogitations farfelues (quoique pas tant que ça) autour du discours du Président aux salariés. Retrouvez ici : une cérémonie millimétrée, tentatives pour faire bref et sans langue de bois, ou pour sous-traiter le discours à une IA. Bref, un exercice pas si anodin que ça. Et pour se remettre de cette orgie numérique, les voeux d’un Président poète, garantis sans IA.

« Un ovni narratif qui nous plonge au cœur de l’humain dans son travail…, et du territoire dans lequel le travailleur se définit. » Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Estuaire, le magazine culturel nazairien

Le projet engagé avec le Centre de Culture Populaire – CCP – se poursuit, pour donner à voir, à comprendre et discuter le travail, à mettre en évidence les rapports que le travail entretient avec son environnement géographique, historique, socioculturel.
Après avoir donné la parole à des travailleur·euses de la région de Saint-Nazaire, cité marquée par sa vocation portuaire et industrielle et riche d’une culture ouvrière omniprésente, est venu le temps de restituer ces récits de travail. Outre l’organisation d’une « bibliothèque vivante », avec la médiathèque, quatre lectures publiques ont déjà eu lieu, avec quelques uns des narrateurs et des écrivants. « Oui, c’est bien nous. Merci » ont dit les participants. Deux autres sont programmées les 13 et 18 mars prochain.

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Manager et valoriser les travailleurs invisibles et leur activité

Un amphi-débat organisé le 11 février dernier par l’UODC

Assurer l’entretien quotidien des locaux de la ville de Paris, la gestion du parc automobile, l’achat des tenues de travail des quelque 50.00 agents… telles sont principales missions confiées aux services que dirige Marie-Pierre Auger : Immobilier, logistique et transports de la Ville de Paris.
Lors de sa prise de fonction, elle fait le constat que les personnes qui assurent ces missions essentielles s’avèrent « invisibles » tant pour leurs collègues que pour les Parisiens. Dès lors comment valoriser et encadrer ces agents au statut modeste ? Dans son intervention, Marie-Pierre Auger a mis l’accent sur deux priorités : la connaissance actualisée des activités quotidiennes des personnels et l’identification et la mise en œuvre de formations axées sur la promotion et le perfectionnement professionnel.

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Travail & Territoire

On en parle dans « l’estuaire », le magazine culturel de St Nazaire

Paroles de travailleurs en territoire pas inconnu

Parler du travail en le situant dans le territoire… Voici le projet mené depuis trois ans, auprès d’une quarantaine de salariés de la région nazairienne, par la compagnie Pourquoi se lever le matin. Rencontre avec Pierre Madiot, cofondateur du lycée expérimental, et orchestrateur de ces récits collectés, et lus à haute voix…

Lire la suite de l’interview de Pierre, sur le site de « L’estuaire »

« Oui, c’est bien nous. Merci »

Au bar La Pinte, le CCP de Saint-Nazaire a raconté le travail

Lecture publique de récits de travail

Le 16 janvier, au bar « La Pinte » de Kerlédé, à l’invitation du CCP, une trentaine de personnes ont écouté des récits de travailleurs de la région nazairienne : industrie, santé, monde du spectacle, tourisme, services à la personne, marais salant. « Oui, c’est bien nous, merci ». Plus qu’une attention polie, dans l’écoute des gens réunis là sous la lumière crue d’un luminaire, dans le brouhaha d’un coin de bar, il y avait de l’émotion. Il y en avait aussi dans la voix des lecteurs du CCP – et de la dignité – quand ils ont fait vivre ces récits qui racontent la part qu’intimement, chaque travailleur met de lui-même dans son travail.

Ce projet de collecter des récits de travail, entamé par « La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! » et prolongé à Saint-Nazaire avec le CCP se poursuit.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – nov./déc. 2024

De nouveaux récits, travail et numérique, l’actu du projet Travail et Territoire à St Nazaire, le travail en débat… on vous dit tout

Nous vous annoncions, le 17 octobre, ce nouveau projet de la Compagnie.
IA : deux lettres qui suscitent intérêt, voire fascination, autant que peurs et suspicions. Machines génératrices de textes, d’images, de sons, ou de lignes de code, systèmes de tri et d’analyse de données, de diagnostic médical ou technologique, de pilotage de robots ou d’usines entières, elles s’invitent aujourd’hui au travail. Elles déferlent de plus en plus vite, dans tous les corps de métier ou presque. Mais que changent-elles concrètement dans l’exercice de son activité ? Lire la suite

« Un métier qui évolue, des poulies au joystick… et tac ». Emin, machiniste cintrier, nous emmène découvrir les coulisses du théâtre et le langage du métier. Depuis la passerelle, au-dessus de la scène, il actionne les décors. Les nouvelles machines allègent les manutentions. Mais attention, il ne suffit pas de surveiller derrière un écran pour que tout se passe bien.

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Créativité : que nous reste-t-il de la crise sanitaire ?

Un article à lire dans la revue CFDT Cadres d’octobre, consacrée au droit de bricoler

« Le bricolage n’est pas la version ludique de l’activité, il faut le prendre au sérieux. » avertit Laurent Tertray dès l’éditorial . Pour la philosophe Fanny Lerderlin, « Le bricoleur c’est celui qui a la main sur son travail… Bricoler, c’est prendre soin du monde ».
François Granier poursuit la réflexion sociologique engagée dans le livre « Le travail à l’épreuve de la pandémie », à partir des cinquante premiers récits de travail que nous avons publiés. « Créativité : que nous reste-t-il de la crise sanitaire ? » s’interroge-t-il. Pourquoi des pratiques alternatives ont-elles émergé ? La sidération du premier confinement a-t-elle été un creuset de bricolage ? Le travail à distance un incubateur ? Pourquoi ces « bricolage » se sont-ils développés ? Était-ce pour retrouver le sens de ses activités au service d’autrui ? Pour réaffirmer et valoriser l’éthos de son métier ? Entre érosion et lassitude, ont-ils été éphémères ou légitimés ?
François a creusé le contenu des récits, ainsi que le vocabulaire utilisé par les narrateurs pour apporter des réponses argumentées. On les lira dans l’article, disponible en ligne sur le site de la revue CFDT Cadres, enrichi de nombreuses citations extraites des récits.

Et si on écoutait les experts du travail ? Ceux qui le font.

Alain Alphon-Layre intervenait lors du dernier amphi-débat proposé par l’UODC

Nos sociétés post-industrielles demeurent plus que jamais taraudées par la hantise du chômage et par le développement de « zones grises » du salariat, sources d’inégalités et de précarité. Aussi, à juste titre, les organisations syndicales y consacrent-elles l’essentiel de leurs engagements. Mais quid du contenu travail ? Faut-il valider inconditionnellement les termes de la subordination qui prive les salariés de toute initiative sur le sens et les modalités concrètes de leurs activités ?

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