« Les urgences n’étaient pas moins urgentes, elles étaient même plus aiguës »

Sébastien, psychologue clinicien hospitalier de psychiatrie publique de secteur en milieu carcéral

Parole de mars 2021, mise en texte avec Christine

Il n’est jamais évident de témoigner d’une clinique institutionnelle de manière « individuelle », cela engage toujours une certaine subjectivité. Il s’agit ainsi d’avoir la préoccupation de la lier à l’expérience du collectif soignant.

Quand j’arrive au travail, après l’entrée dans la prison, je dois d’abord déposer dans un casier tout ce qui y est interdit, comme le téléphone ou les appareils numériques. Au portique de sécurité, tout ce qui sonne comme métaux doit passer au scan. Ensuite je dois franchir un sas, une autre porte, puis une autre, puis la cour d’honneur, avant d’entrer dans le lieu de détention où ne circulent que les professionnels et les personnes détenues. Après plusieurs portes, plusieurs sonnettes, plusieurs contrôles, j’arrive dans l’infirmerie, l’unité de soins.

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L’autonomie rencontrée grâce au Covid (6/6)

Jean-Luc, Chef de pôle au CHU de La Timone suite de : « Une bagarre où l’on se heurte à de vrais professionnels – Parole de Jean-Luc » (5/6)

Parole du 30 janvier, mise en texte avec Olivier

Le Covid, c’est comme un exode

A chaque vague on déprogramme les patients non urgents au point de vue chirurgical. On va parfois jusqu’à diminuer notre capacitaire de 70%, dans toute la Timone et dans tous les hôpitaux, pour ne faire que des urgences, pour faire rentrer les malades du Covid. 
Entre les vagues on opère en saturant les programmes opératoires parce qu’on a peur qu’après on ne puisse plus faire que les urgences vitales. C’est notre seul moyen d’éviter les pertes de chance. Il y a un problème sanitaire assez compliqué. Sur le plan épidémiologique il est logique de confiner tout le monde, après sur le plan économique et psychologique, confiner est violent. Chaque jour, les décisions sont difficiles à prendre. Je n’aimerais être à la place des gouvernants.

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Une bagarre où l’on se heurte à de vrais professionnels (5/6)

Jean-Luc, Chef de pôle au CHU de La Timone,
suite de : Les pouvoirs centralisés étouffent les collectifs de santé – (4/6)

Parole du 30 janvier, mise en texte avec Olivier

Le Collectif Inter-Hôpitaux, un mouvement national

Il y a eu un mouvement de médecins, un mouvement national qui s’appelle le Collectif Inter-Hôpitaux. Il y a des médecins, des paramédicaux, des sages-femmes, des manipulateurs radio, des usagers. Tous les personnels soignants et non soignants de l’hôpital se sont réunis dans un collectif pour revendiquer trois axes principaux :

  • arrêter la fermeture de lits,
  • rendre l’attractivité des carrières correcte pour les médecins, et pour les paramédicaux, 
  • modifier la gouvernance pour que les médecins et les paramédicaux y participent.
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Les pouvoirs centralisés étouffent les collectifs de santé (4/6)

Jean-Luc, Chef de pôle au CHU de La Timone, suite de : « La pénurie de moyens engendre conflits, maltraitance … et absentéisme » (3/6)

Les ARS, un pouvoir centralisé, omnipotent 

Les collectivités locales n’ont aucun pouvoir sur les ARS, leur patron c’est l’état. Les ARS sont vraiment aux ordres du ministère.  Le DG de l’ARS est le représentant du gouvernement dans la région et n’a aucun compte à rendre à aucune collectivité locale. C’est l’équivalent d’un préfet.
La santé est une structure super-centralisée, le DG de l’ARS est le patron de l’hôpital, il est le patron du CHU, il est au-dessus du directeur général du CHU. Il reçoit ses ordres du seul gouvernement.
Les DG des ARS sont issus de la fonction publique, il y a des anciens directeurs d’hôpitaux, des gens de l’IGAS, des anciens préfets qui se retrouvent en fin de carrière directeurs généraux d’ARS. On leur explique régulièrement comment fonctionne l’hôpital public, mais en vain.

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La pénurie des moyens engendre le conflit, la maltraitance… et l’absentéisme (3/6)

Jean-Luc , chef de pôle au CHU de La Timone … suite de “Je ne suis pas rentable alors qu’un hôpital bien géré doit faire du profit » (2/6)

Parole du 30 janvier, mise en texte avec Olivier

La pénurie des moyens engendre le conflit…

Surtout chez nous, car on a toujours l’idée, en tant que médecins, que nos propres malades sont prioritaires par rapport aux autres. Ce qu’il y a d’un peu cynique, c’est que souvent les administrations jouent là-dessus.
Quand en réanimation pédiatrique, par exemple, il y a douze lits ouverts au lieu de vingt, par manque de personnel, lorsque vous arrivez le matin les réanimateurs vous disent qu’ils n’ont que trois lits vacants pour vous en sortie de bloc.
Or ce matin-là chez les enfants, vous avez cinq chirurgiens qui ont besoin pour cinq malades tout aussi importants, d’un lit de réanimation post-opératoire. Et que disent les réanimateurs : “Bon les gars, débrouillez-vous entre vous, mais nous on ne peut prendre que trois enfants et vous êtes cinq à avoir besoin d’un lit de réa. Donc on en annule deux, décidez entre vous”.
Quoiqu’on fasse on va finir par s’engueuler. Parce qu’on est des êtres humains.

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Je ne suis pas rentable alors qu’un hôpital bien géré doit faire du profit (2/6)

Jean-Luc, chef de pôle,
suite de “je travaille à l’hôpital public par choix complet, absolu” (1/6)

Parole du 30 janvier, mise en texte avec Olivier

 Régulièrement on nous dit à nous les chefs de pôle, « regardez à quel point vous vous débrouillez mal, prenez donc exemple sur les ESPIC, les hôpitaux privés à but non lucratif. ».

Vous n’êtes pas rentables alors que l’hôpital bien géré doit faire du profit

En général ce sont des hôpitaux de qualité puisqu’ils récupèrent les chefs de clinique qui n’ont pas pu être professeurs agrégés pour des questions de circonstances, parce deux personnes arrivaient au même moment par exemple. Les médecins qui travaillent sont bons mais la grosse différence d’un ESPIC, c’est qu’il n’est pas contraint de recevoir tout le monde. Ils ne sont pas recours et peuvent adresser les patients complexes aux hôpitaux publics. Ils font surtout une chirurgie hautement lucrative. Ils choisissent les pathologies les plus lucratives et les développent bien.

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« Les soignants sont autant dans l’humain que dans le technique »

Fabien, infirmier aux urgences de l’hôpital

Parole de mars 2021, mise en texte avec Pierre

Ce jour là, je suis infirmier d’accueil aux urgences de l’hôpital de Saint Nazaire. Une femme se présente avec une demande d’échographie pour une douleur abdominale. « Mon médecin me dit que j’ai peut-être une appendicite. J’ai appelé quatre ou cinq cabinets de radiologie. Aucun ne peut me proposer un rendez-vous avant quinze jours. » L’hypothèse diagnostique du médecin traitant n’est pas anodine. De plus, même si elle n’est pas très douloureuse, cette femme est suffisamment gênée, et son état est susceptible de se dégrader rapidement. Elle est un peu désolée. Elle voit bien que sa situation n’a rien à voir avec celle des gens qui arrivent avec des traumatismes ou des crises aigües. Elle a pourtant réellement besoin, maintenant, de déterminer quelle sera la suite pour elle.

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Je travaille à l’hôpital public par choix complet, absolu (1/6)

Jean-Luc , chef de pôle au CHU de La Timone

Parole du 30 janvier, mise en texte avec Olivier

A la fin de mes études, il n’y avait pas de place universitaire et je suis allé travailler dans le privé. J’ai fait 6 ans d’activité libérale comme chirurgien orthopédiste adulte, où j’ai gagné beaucoup, beaucoup d’argent. C’est très lucratif, le libéral.

Ensuite, comme cela avait été évoqué avec mes maîtres, j’ai rejoint l’hôpital pour un poste universitaire de professeur agrégé et j’ai fait le parcours habituel de chef de service. D’abord les urgences pédiatriques pendant quinze ans, puis une dizaine d’années de chef de service d’orthopédie pédiatrique, où je n’opère pratiquement plus que des colonnes vertébrales et des tumeurs malignes chez les petits enfants.

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« Aujourd’hui, la suprématie de la rentabilité économique conduit à reléguer au second plan l’exigence de la qualité des soins »

Stéphane, Professeur hospitalo-universitaire au CHU « Robert Debré » – Paris

Parole du 13 février 2021, mise en mots par François

Après ma formation à la faculté de médecine de Limoges, j’ai réalisé mon internat de Pédiatrie en Basse Normandie au CHU de Caen, et je suis arrivé à Paris pour effectuer la fin de mon internat et une année de recherche. J’ai à présent 51 ans. En 2006, je suis devenu Professeur des Universités –Praticien Hospitalier et j’ai simultanément pris la responsabilité du service de réanimation pédiatrique à l’hôpital Robert Debré, à Paris. Chaque année notre service accueille dans des situations de santé altérées environ 1.000 à 1.200 enfants : du nourrisson de deux jours de vie à l’adolescent jusqu’à 18 ans.

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Ateliers pour la refondation du service public hospitalier

Pour suivre l’actualité des Ateliers, c’est ici : https://ateliersrefondationhopitalpublic.org/

Ces Ateliers ont été lancés en pleine crise sanitaire par le Collectif Inter-Urgences, les Économistes Atterrés, le Collectif Inter-Hôpitaux, le Printemps de la psychiatrie, les Ateliers Travail et Démocratie dont l’Appel du 7 juillet 2020 a été rejoint par de nombreux signataires, collectifs et individuels, notamment la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! En effet, l’Atelier est bâti autour de témoignages du travail concret de personnes travaillant dans le secteur de la santé et d’usagers de ces services publics. Ces récits, que nous contribuons à réaliser, alimentent les réflexions pour réinvestir les collectifs de soin, le travail institutionnel et la question critique de la gouvernance avec en son coeur la démocratie sanitaire à réinventer. Une dizaine de textes sont déjà parus, à lire ci-dessous. D’autres sont en préparation.

Vu « d’en haut », du moment qu’on opère les gens, tout va bien

Philippe, anesthésiste-réanimateur en chirurgie cardiaque

Parole du 5 février, recueillie par Pierre, mise en texte par Christine

Le CHU Laennec

Un patient comme ce jeune de quarante ans, qui a fait un arrêt cardiaque, arrive dans mon service parce que les grosses machines sont ici. C’était la semaine dernière, il était en bonne santé, sans aucun antécédent. Sa femme avait suivi le camion du SAMU, mais elle n’a pas pu entrer dans la chambre de réanimation tout de suite parce qu’on avait énormément de tuyaux à installer.

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“Si on ne se réunit plus, on ne peut plus soigner”

Delphine, praticien hospitalier en psychiatrie

Parole du 16 février 2021, mise en texte avec Christine

A la Queue-en-Brie, chacun des six pavillons de l’hôpital des Murets est un service. Dans celui dont je suis responsable nous avons vingt-neuf chambres, plus une chambre d’isolement. Les personnes peuvent être hospitalisées quelques jours, quelques semaines ou mois, sortir, revenir. Certaines ne peuvent pas sortir, comme ces patients psychotiques qui sont là depuis vingt ans. Il y a eu des tentatives pour les faire sortir, vers des appartements thérapeutiques, mais ils sont revenus au bout de quelques jours ou semaines. Ils ont tous leurs repères dans l’unité d’hospitalisation, ils ont besoin d’une approche thérapeutique.

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“Pour continuer à faire vivre la pédopsychiatrie”

Martin, pédopsychiatre dans une Unité d’accueil familial thérapeutique et Centre médico-psychologique

 Parole du 16 février 2021, mise en texte avec Jacques

L’approche analytique, la psychodynamique sont indispensables à ma pratique. C’est une évidence. Cependant je ne suis pas allé jusqu’à devenir psychanalyste. Je m’occupe d’enfants qui sont dans des familles d’accueil et aussi protégés par l’Aide sociale à l’enfance. Ils ont eu un démarrage difficile dans la vie. Ils ont subi des carences et ont dû faire face à des maltraitances de la part de parents qui n’arrivaient pas à être parents pour des raisons souvent très tumultueuses. Ils sont protégés par le juge parce que leurs parents ne peuvent s’en occuper, en raison souvent de problèmes psychiatriques.

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Entre cours en visio et stages, les pérégrinations d’une étudiante

Anne-Charlotte, étudiante en médecine

Parole du 18 janvier 2021, mise en texte avec Martine

De mars à juin 2020 en pleine crise sanitaire, j’étais en troisième année de médecine, je n’avais plus de cours, j’étais confinée, chez moi, avec mon conjoint. Les professeurs nous envoyaient les diaporamas correspondant à leur cours en amphithéâtre, sur notre espace de travail virtuel. On a bossé, tout seul à la maison, chacun de notre côté, même si avec mon petit groupe d’amis on s’appelait tous les jours.

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Pour une psychiatrie humaine

Olivia, militante associative

Parole du 21 décembre 2020, mise en texte avec Christine

Est-ce que le militantisme est un travail ? En tous cas, c’est le travail que je me donne, avec l’association HumaPsy, où il faut avoir eu une expérience de la psychiatrie en tant que patient pour être membre actif, et où les tâches sont partagées, ça tourne. La notoriété d’HumaPsy est encore faible mais les réseaux sociaux fonctionnent bien.

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Les « petites barcasses » ont su mieux s’adapter que les « gros paquebots ».

Michel, ingénieur de recherches

Parole du 17 décembre 2020, mise en texte avec François

J’ai une formation de pharmacien mais depuis 1989 je ne travaille plus en officine car je me suis alors engagé dans l’association AIDES dès la fin de mes études et ainsi participé à la mise en place de réponses communautaire avec toutes les personnes infectées ou affectées par le VIH … et j’ai continué à mener ces  actions tout au long de ma vie dans plusieurs structures dont le centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (CRIPS) en Ile de France pendant quelques mois entre 2015 et 2016.

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« Nous étions devenus des personnes en mission humanitaire dans un pays qui est l’un des plus riches de la planète. »

Elisa, accueillante, conseillère conjugale et familiale

Parole du 21 décembre 2020, mise en texte avec François

« Le château en santé » est situé dans le quinzième arrondissement de Marseille. Il est installé dans une bastide du dix-neuvième siècle qui a été longtemps inoccupée. Il offre aux habitants de ces quartiers, situés au nord de la ville, des consultations de médecine générale, des entretiens sociaux ou infirmiers, des suivis orthophoniques, de l’interprétariat… Nous avons fait le choix d’une logique d’action explicitement pluridisciplinaire. En complément d’approches individualisées nous développons des dispositifs collectifs au travers de différents groupes de réflexion, de marche, de parole, d’entraide et de partage des savoirs et des expériences.

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L’entraide permanente, c’est le soin

Patrick, psychiatre de service public, en charge du Centre Antonin Artaud

Parole de décembre 2020, mise en texte avec Pierre

« … J’ai franchement l’impression de vivre dans un monde de fous ! Comme si on voulait nous imprégner d’une réalité qui semble fausse, alors que je passe mon temps à m’ancrer dans votre réalité avec mes troubles psychiques… » Le patient qui s’exprime ici a eu un très long trajet psychothérapique avec le Centre de jour Antonin Artaud que je dirige, à Reims. Il a dû faire un énorme effort pour arriver à se sortir de la folie qu’il a traversée. Et voilà maintenant qu’on lui demande d’entrer dans la réalité d’un confinement qui a toutes les apparences d’une situation folle.

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Premier Atelier de travail pour refonder le service public hospitalier

Compte rendu de la première rencontre, à Montreuil, le 10 octobre 2020

Dans les locaux de l’AERI à Montreuil

L’Atelier pour la refondation du service public hospitalier a été lancé dans le contexte de la crise sanitaire, par plusieurs collectifs, dont l’appel publié le 7 juillet 2020 et a été rejoint par de nombreux signataires, collectifs et individuels. La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! s’est associée à cette démarche, qui part du travail des acteurs de la santé. Le 10 octobre 2020, une centaine de personnes participaient à la première rencontre, dont nous annoncions ici le programme. Le compte-rendu est en ligne sur le blog de l’atelier.

La prochaine rencontre se tiendra les 23 et 24 janvier à Marseille.

Pour la refondation du service public hospitalier

Atelier de travail et de réflexion démocratique et populaire – Première rencontre le 10 octobre à Montreuil

Les collectifs qui ont lancé, le 7 juillet dernier, l’appel pour refonder le service public hospitalier, organisent rencontre de lancement le 10 octobre, à l’AERI, 57 rue Etienne Marcel à Montreuil. Elle est ouverte à toutes et tous, sur inscription (dans la limite des places disponibles). Pour s’inscrire, c’est ici. Voici une présentation de cette action et le programme de la journée du 10 octobre …

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