
Parole recueillie par Pierre M. et Claude, et mise en récit par Pierre M dans le cadre du projet « travail et territoire » mené par le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire.
Quand je faisais de la charpente, dans le bâtiment, j’exécutais des ouvrages selon des plans dont les tracés étaient, la plupart du temps, rectilignes. Il y avait très peu de courbes, les angles étaient sains. Quand je me trouvais par exemple à la jonction de deux pans de toits qui se rejoignaient, je réalisais ce qu’on appelle une noue[1] dont l’angle était constant, même s’il était un peu ouvert. Rien de tel dans la charpenterie de marine. Quel que soit l’endroit du bateau sur lequel vous intervenez, il y a toujours une évolution de courbes, d’angles et de volumes. La forme d’un bateau change au fur et à mesure que vous évoluez le long du bordage[2]. Si l’on prend l’exemple des membrures[3], rattachées à la quille, et qui ressemblent à une cage thoracique, il faut bien imaginer qu’on ne peut pas dessiner à plat ces pièces parfois larges de 2,5 cm.
Continuer à lire … « Charpentier de marine »





















