Les voeux aux salariés, un exercice pas si anodin (4/5)

“Bonne année” : des mots du travail d’écriture des communicants

Illustration générée par un logiciel qui s’obstine à écrire en anglais

Tous les ans, vers fin novembre-début décembre, les communicants des entreprises, les grandes, surtout, se grattent la tête. Que faire dire au Président pour les vœux ? On peut lire, sur le mur d’échanges d’une organisation de communicants, cette réflexion sous forme d’appel à l’aide des collègues :   Chaque année, je me fais la même remarque. Il (le PDG) privilégie les résultats, la croissance, les marchés à conserver, à conquérir, les clients… Je suis tout à fait consciente qu’il s’agit d’informations capitales mais il me semble qu’il manque : une vision, une histoire…”. Une collègue lui répond : “Je vous rejoins, il est important d’apporter de la nouveauté dans des vœux tant dans le format que dans le contenu. Parler culture d’entreprise, valeurs communes, démarches RH et avancées sociales, s’il y en a, politiques et démarches liées à la RSE, au bien-être des collaborateurs, à la diversité…”.

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Les vœux aux salariés, tentatives pour sous-traiter le discours à un logiciel (3/5)

Les mots juxtaposés par ChatGPT en disent long sur les discours habituellement prononcés en entreprises

Une IA au travail. Image générée par un logiciel
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Les voeux aux salariés, tentatives pour faire bref et sans langue de bois (2/5)

Le discours du Président, un concentré de « mots du travail »

Illustration générée par un logiciel

Comme le temps est une denrée rare, et que les salarié-es connaissent déjà les grandes lignes du discours de voeux, j’en propose une version condensée en moins de 70 mots, pour venir en aide aux managers nécessiteux :

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Les vœux aux salariés, une mise en scène millimétrée (1/5)

Pour que le Président prononce son « bonne année », il faut soigner le décor au moins autant que les mots

Illustration générée par un logiciel

La salle de la cantine du siège social fermera plus tôt aujourd’hui. Dès le début de l’après-midi, les équipes des moyens généraux, avec celles du restaurant d’entreprise, installeront tout le matériel nécessaire pour la cérémonie des vœux de ce soir. Pas de temps à perdre. A partir de 18 heures, le Président de la Compagnie présentera ses vœux à l’ensemble du personnel. Ceux du siège viendront sur place pour l’écouter et le discours sera retransmis en direct sur écran géant dans toutes les usines en France. Les filiales à l’étranger auront un accès sur interne. Les salariés pourront suivre en replay, décalage horaire oblige. Le texte sera traduit en huit langues.

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« J’ai adoré mon métier. Patrick et moi nous l’avions dans la peau » 

Sophie, batelière sur le Rhône

250 tonnes d’alimentation pour bétail en direction d’Hambourg – 1987

Tout au long de notre carrière, nous avons transporté des marchandises. Nous avons commencé avec un armateur fluvial pour le fret d’huiles alimentaires brutes, de marque connue. Nous chargions   en Belgique, aux Pays-Bas, ou en Allemagne… C’était très physique, sur la péniche Freycinet.  En fin de déchargement il fallait faire « un retour de jet ». Nous devions accéder au fond de la cuve par une échelle fixe. Auparavant nous devions dérouler un tuyau semi-rigide, sur une quarantaine de mètres. Un tuyau qui, relié à la conduite de déchargement et alimenté par une vanne, faisait jaillir les résidus d’huile à son autre extrémité. Cela nous permettait de les évacuer dans le puisard.

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Le CCP de Saint-Nazaire

Notre partenaire pour explorer les liens entre Travail & Territoire.

L’objectif du Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, né en 1963 : diffuser la culture et promouvoir l’expression culturelle dans le monde du travail; permettre aux salariés de mettre en valeur la diversité des cultures au travail, et aux artistes d’ouvrir leurs imaginaires de la complexité de la vie de l’entreprise. Nous avons donc noué un partenariat afin de poursuivre la collecte et la mise en récit de paroles de travailleurs dans le territoire nazairien, sur le thème « Travail & Territoire ».

L’Afci

L’Association française de communication interne

L’Afci, association professionnelle des communicants internes, s’intéresse de près aux questions du travail. Si la plupart des ressources du site de l’AFCI sont réservées aux membres de l’association, les « récits de métier » sont en revanche ouverts à tous. Ils ont été réalisés, par l’AFCI, à partir de la méthodologie développée par la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Ils sont en ligne, ici

L’ITMD

Le lieu de controverse sur le travail

Retrouvez, sur le site de l’ITMD, le calendrier des master class. Elles sont ouvertes à tous

Parce qu’il reste beaucoup à comprendre, à inventer et à agir concrètement pour améliorer la qualité du travail des salariés et des travailleurs indépendants, l’Institut du Travail et du Management Durable (ITMD) rassemble des personnes et des institutions afin de débattre sur les questions du travail et de confronter différents points de vue

Les dernières nouvelles de la Compagnie – nov./déc. 2024

De nouveaux récits, travail et numérique, l’actu du projet Travail et Territoire à St Nazaire, le travail en débat… on vous dit tout

Nous vous annoncions, le 17 octobre, ce nouveau projet de la Compagnie.
IA : deux lettres qui suscitent intérêt, voire fascination, autant que peurs et suspicions. Machines génératrices de textes, d’images, de sons, ou de lignes de code, systèmes de tri et d’analyse de données, de diagnostic médical ou technologique, de pilotage de robots ou d’usines entières, elles s’invitent aujourd’hui au travail. Elles déferlent de plus en plus vite, dans tous les corps de métier ou presque. Mais que changent-elles concrètement dans l’exercice de son activité ? Lire la suite

« Un métier qui évolue, des poulies au joystick… et tac ». Emin, machiniste cintrier, nous emmène découvrir les coulisses du théâtre et le langage du métier. Depuis la passerelle, au-dessus de la scène, il actionne les décors. Les nouvelles machines allègent les manutentions. Mais attention, il ne suffit pas de surveiller derrière un écran pour que tout se passe bien.

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Créativité : que nous reste-t-il de la crise sanitaire ?

Un article à lire dans la revue CFDT Cadres d’octobre, consacrée au droit de bricoler

« Le bricolage n’est pas la version ludique de l’activité, il faut le prendre au sérieux. » avertit Laurent Tertray dès l’éditorial . Pour la philosophe Fanny Lerderlin, « Le bricoleur c’est celui qui a la main sur son travail… Bricoler, c’est prendre soin du monde ».
François Granier poursuit la réflexion sociologique engagée dans le livre « Le travail à l’épreuve de la pandémie », à partir des cinquante premiers récits de travail que nous avons publiés. « Créativité : que nous reste-t-il de la crise sanitaire ? » s’interroge-t-il. Pourquoi des pratiques alternatives ont-elles émergé ? La sidération du premier confinement a-t-elle été un creuset de bricolage ? Le travail à distance un incubateur ? Pourquoi ces « bricolage » se sont-ils développés ? Était-ce pour retrouver le sens de ses activités au service d’autrui ? Pour réaffirmer et valoriser l’éthos de son métier ? Entre érosion et lassitude, ont-ils été éphémères ou légitimés ?
François a creusé le contenu des récits, ainsi que le vocabulaire utilisé par les narrateurs pour apporter des réponses argumentées. On les lira dans l’article, disponible en ligne sur le site de la revue CFDT Cadres, enrichi de nombreuses citations extraites des récits.

Et si on écoutait les experts du travail ? Ceux qui le font.

Alain Alphon-Layre intervenait lors du dernier amphi-débat proposé par l’UODC

Nos sociétés post-industrielles demeurent plus que jamais taraudées par la hantise du chômage et par le développement de « zones grises » du salariat, sources d’inégalités et de précarité. Aussi, à juste titre, les organisations syndicales y consacrent-elles l’essentiel de leurs engagements. Mais quid du contenu travail ? Faut-il valider inconditionnellement les termes de la subordination qui prive les salariés de toute initiative sur le sens et les modalités concrètes de leurs activités ?

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Le PC avait été un changement, l’IPad a été une rupture

Thelma, VRP – Voyageur Représentant Placier – en cosmétiques

Filmer et re-filmer les rayons jusqu’à ce que l’IA reconnaisse les produits

Quand j’ai commencé à travailler, il y a plus de trente ans, pour gérer mes stocks, je devais compter tous les produits, teinte par teinte, référence par référence. J’allais dans les réserves, puis en rayon, et je disais « là il en faut 10 », « là il en faut 12 ». Je comptais les produits à la main pour déclencher le volume juste de nouvelles commandes, que je validais avec le chef de rayon. Je négociais avec lui les opérations spéciales, ce qu’on appelle des mises en avant, comme des îlots avec les marques, tout ce qui fait que le consommateur trouve les produits au bon endroit et ait envie d’acheter. Après la visite ou à la fin de la journée, je passais les commandes au service clients depuis une cabine téléphonique. Par moments, nous étions un peu bousculés par les gens qui attendaient dehors. Mais tous les itinérants travaillaient dans les cabines, c’étaient comme nos bureaux.

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Salon du livre social le 5 novembre

La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! y était

Pierre, au micro

Le 5 novembre, la « Compagnie Pourquoi se lever le matin ! » tenait un stand au Salon du livre social dans le grand hall au siège de la CGT, Porte de Montreuil.

François accueillant les visiteurs


L’occasion de vérifier la pertinence de notre approche par le récit de travail et de nouer de fructueux contacts.
L’occasion aussi de présenter au micro « L’urgence c’est de vivre » ouvrage produit par la Compagnie et publié par les Éditions de l’Atelier. Ces récits des membres de la chaîne de soins d’un service de cancérologie montrent le sens de l’engagement d’une équipe hospitalière. Ils rappellent aussi l’obligation de moyens que notre société doit aux soignants pour leur permettre de défendre dignement la vie qui est tout simplement le premier et le dernier de nos biens communs. »

Pour une petite rétrospective vidéo de cette belle journée, c’est ici :

Travailler sans patron – Mettre en pratique l’économie sociale et solidaire

Note de lecture

Folio 2024 9,40 €

En 1979, lors d’une conférence internationale sur l’autogestion Albert Meister dont l’autorité sur cette dynamique socio-économique était incontestée affirmait : « Je voudrais d’abord rappeler la dégradation extrêmement rapide de l’égalité dans toutes les expériences d’autogestion. [ … ] Malgré la formation de leurs membres, malgré l’animation et toutes les démarches de pédagogie nouvelle, malgré toutes les règles pour empêcher l’institutionnalisation, cette répétition des rapports sociaux de la société plus vaste se reproduit, se refait continuellement »[1]. Or, symétriquement, il observait que cet idéal égalitaire demeurait particulièrement présent.

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“Pour les faits”de Géraldine Muhlmann

Le récit plutôt que le discours – note de lecture

Le livre de Géraldine Muhlmann “Pour les faits” est le lauréat de l’édition 2024 du prix du livre de l’Association Française de communication interne, l’Afci, partenaire de la Compagnie Pourquoi se lever le matin!

Éditions Les Belles Lettres 2023 – 9.90€

Dans un monde qui se “virtualise”, Géraldine Muhlmann en appelle à conserver un socle permettant de fabriquer du commun : les faits. Comment ? En ayant une approche fondée sur l’impartialité, celle qu’ont adoptée les journalistes depuis la création des grands journaux américains puis européens à la fin du XIXième siècle.

 Pourtant, la tendance semble être à une approche relativiste des faits, sur les réseaux sociaux notamment : “à chacun ses faits”. Chacun dans sa bulle, avec ses “amis” qui pensent la même chose que soi, on peut aller jusqu’à fabriquer des “faits alternatifs”(comme le fait l’entourage de Trump). Il y a aujourd’hui sur les réseaux sociaux une pratique à grande échelle des fake news. Au passage, on écarte ce que Max Weber appelait “les faits inconfortables”, ceux qui gênent pour continuer à raisonner en rond. 

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Un métier qui évolue : des poulies au joystick… et tac

Emin – Machiniste cintrier au théâtre

« C’est incroyable le nombre d’actions à faire sur un plateau »

Je  travaille dans le spectacle vivant en tant qu’intermittent du spectacle depuis 8 ans. J’ai tout de suite beaucoup travaillé : un jour à un bout de Paris et le lendemain à un autre, parfois en 48 heures d’affilée. Le milieu des théâtres à Paris est un petit milieu. Tout le monde se connaît. Si j’ai beaucoup tourné d’un théâtre à l’autre, depuis trois ans, je ne tourne plus que sur deux opéras parisiens, l’Opéra-comique et le théâtre des Champs Elysées. Je travaille sur des opéras, des concerts et des spectacles de danse. Je suis machiniste, c’est mon métier depuis le début. Le machiniste est celui qui intervient sur le plateau et c’est incroyable le nombre d’actions à faire sur un plateau. Alors que les électros, font la lumière, les sondiers font le son – on les appelle ainsi, c’est un vrai terme dans le glossaire – les machinistes font tout le reste. C’est nous qui passons la serpillère mais c’est aussi nous qui accrochons un comédien qui s’envole à 10 mètres de haut. 

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Quels impacts des technologies numériques sur le travail ?

Participez à ce projet en racontant, avec la Compagnie, ce que le numérique fait à votre travail.

IA : deux lettres qui suscitent intérêt, voire fascination, autant que peurs et suspicions. Machines génératrices de textes, d’images, de sons, ou de lignes de code, systèmes de tri et d’analyse de données, de diagnostic médical ou technologique, de pilotage de robots ou d’usines entières, elles s’invitent aujourd’hui au travail. Elles déferlent de plus en plus vite, dans tous les corps de métier ou presque.
Mais que changent-elles concrètement dans l’exercice de son activité ? Apportent-elles un plus permettant par exemple de se libérer de tâches astreignantes ? Introduisent-elles de nouvelles contraintes ? Comment s’en débrouille-t-on, soi-même et avec les autres ? Qu’est-ce qu’on vous demande, qu’est-ce que ça vous demande ?

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« C’est moi qui ai fait le premier pas… » 

Yannick, électromécanicien

J’ai été embauché en intérim en 1989, dans une PME d’électricité générale. Je travaillais en équipe sur des sites d’industries chimiques, des hôpitaux. On montait toute l’électricité de A à Z. Dans l’agroalimentaire, on entretenait les chaînes de production. On assurait aussi de la maintenance dans les centrales nucléaires, un travail très spécifique. Plus le temps passait, plus l’entreprise avait confiance en moi, et je suis passé chef d’équipe. Mais en avril 98, à l’âge de 27 ans, j’ai été victime d’un accident de voiture sur le trajet pour aller au travail. Ironie du sort : doté d’un CAP électromécanicien, je suis rentré dans un poteau EDF !

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Travail & Territoire à Saint-Nazaire

Le projet se poursuit, avec le Centre de Culture Populaire

Le pont de Saint-Nazaire

Depuis deux ans, nous avons entrepris d’explorer à Saint-Nazaire les liens entre Travail et Territoire. Une trentaine de récits de travail sont en ligne sur notre site. Aujourd’hui, le Centre de Culture Populaire (CCP) de Saint-Nazaire engage un projet sur ce thème, financé notamment par la DRAC des Pays de la Loire. Ce projet nous enthousiasme : donner à voir, comprendre et discuter le travail; mettre en évidence les rapports que le travail entretient avec son environnement géographique, historique, socioculturel. Au programme : collecter de nouveaux récits, mettre le travail en voix, en images, en musique – et en débat – dans le territoire de Saint-Nazaire.

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Alors oui, des fois je devrais virer des gens, je les garde

Christophe, conseiller en insertion professionnelle

Je suis conseiller en insertion professionnelle à Pôle Emploi, maintenant France Travail. Je suis entré à l’ANPE… il y a longtemps. En ce moment, je suis détaché sur une mission qu’on appelle “Accompagnement global“, financée par le Fonds Social Européen (FSE1). La structure dédiée à cet accompagnement global est un service social de la Mairie. L’idée, c’est de faire revenir au travail des personnes qui sont suivies par les services sociaux. Ces personnes sont très éloignées de l’emploi. Avant de les accompagner vers le retour au travail, il faut les aider à régler des difficultés plus immédiates : où dormir, comment se soigner, comment faire garder un enfant… qui sont des obstacles bien réels à une recherche d’emploi.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – sept/oct 2024

Nos publications, nos discussions, nos projets, nos lectures et nos films … on vous dit tout

En septembre 2023, nous évoquions des rentrées qui n’auraient pas dû avoir lieu : celles de salariés dont le départ en retraite avait été brutalement repoussé par la réforme des retraites. En juillet 2024, nous avons évité le pire lors des élections législatives. Depuis, les semaines passent et les péripéties pour constituer un gouvernement occupent tout l’espace. Du travail, il n’est guère question, sauf à pourfendre son « coût » dans les arènes économico-médiatiques. Le lien entre l’absence de démocratie dans l’entreprise et les votes des salariés est pourtant établi. Il est donc plus que jamais urgent de révéler et discuter le travail. Lever le voile sur le travail et les travailleurs invisibles, c’est pour cela que nous avons créé la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Parce que mettre son propre travail en récit, c’est aussi s’en dévoiler toute l’ampleur. Parce que donner à lire un récit, c’est dévoiler au citoyen le travail qui construit son monde. Parce qu’il est urgent, pour la démocratie, de révéler le travail et de pouvoir en discuter l’organisation.Lire la suite ici.

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Pourquoi il est urgent de révéler et discuter le travail

Sortir de l’invisibilité les travailleurs et leur travail, pour donner une chance à la dimension émancipatrice de ce dernier et tenter d’échapper aux monstres du présent

En juillet dernier, nous avons évité le pire lors des élections législatives. Depuis, les semaines passent et les péripéties pour constituer un gouvernement occupent tout l’espace. Du travail, il n’est guère question, sauf à pourfendre son « coût » dans les arènes économico-médiatiques. Le lien entre l’absence de démocratie dans l’entreprise et les votes des salariés est pourtant établi. Il est donc plus que jamais urgent de révéler et discuter le travail. Lever le voile sur le travail et les travailleurs invisibles, c’est pour cela que nous avons créé la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! et publié depuis près de deux-cents récits de travail.

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Le bras long du travail : conditions de travail et comportements électoraux

Une étude de Thomas Coutrot démontrant des liens  entre manque d’autonomie ou impossibilité d’agir sur son travail et abstention ou vote FN

La crise de la démocratie peut-elle trouver une part de son explication dans les évolutions du travail,  et pas seulement du côté de l’emploi, du pouvoir d’achat et de la dégradation des services publics ?  C’est la question que pose l’économiste Thomas Coutrot dans cette étude publiée par l’IRES « Le bras long du travail – conditions de travail et comportements électoraux ». La réponse est nette.

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Quand le handicap bouscule les collectifs de travail

Ce qui ressort des récits de travail que nous avons déjà publiés

Ce qui ressort des récits de travail des personnes en situation de handicap est qu’un des effets de leur intégration au travail est de questionner la distribution des rôles, les hiérarchies, les procédures et, la plupart du temps, l’échelle des valeurs et le sens même du travail. 

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“ On me regarde pour me comprendre ou pour voir l’eczéma sur mon visage ? ”

Stéphanie, fondatrice et directrice de l’association Française de l’Eczéma

Représentation de « À fleur de peau »
au Théâtre de la tour Effeil – 2024

À l’époque où je participais à des congrès de dermatologie alors que j’étais sujette à des crises d’eczéma, j’étais, parmi toutes les associations présentes, la représentante qu’on voyait le plus. Quand j’allais rendre visite aux autres congressistes sur leurs stands, ces derniers me parlaient vraiment de leur association et des actions qu’ils promouvaient. Mais, dès que je m’exprimais, l’attention se concentrait sur mon cas personnel.  Cela résume assez bien les difficultés que j’ai constamment dû surmonter, et justifie le fait que l’eczéma soit reconnu comme maladie invalidante, classée « affection de longue durée ». 

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