Quand le récit de travail s’invite à la cantine

Avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? ».
Lire la suite ici, sur le site du CCP.

« Travailler à Saint-Nazaire »

Le recueil de textes et photographies des récits de travail

Éditions Planche Contact – 10€

En mars 2022 la compagnie Pourquoi se lever le matin ! publiait une série de récits réalisés dans la région de Saint-Nazaire sur le thème Travail & Territoire. Depuis 2024, le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, avec le projet Auteurs associés en Pays de la Loire s’est associé à cette démarche en recueillant des récits de travail et en les partageant au cours de nombreuses lectures publiques.
Quelques-uns de ces récits s’échappent des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies.

Récits du Centre de Culture populaire de Saint-Nazaire et de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Sous la direction de Pierre Madiot. Photographies de Anne Landais, Pierre Madiot, Michel Iordanov et Enoch.

Continuer à lire … « « Travailler à Saint-Nazaire » »

Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve

Fernand, clown marcheur

Fernand, dans « Tchou-Tchou »

Être clown… Je pense à mon enfance dans la ferme de mes parents à Jéricho, en Vendée. Je voyais l’arrière de la gare de Fontenay-le-Comte où les locomotives à vapeur venaient faire leur plein d’eau. Et je les regardais avec émerveillement. C’est ce qui m’a vraiment donné l’idée, l’envie de jouer quelque chose. D’où le nom de mon premier spectacle, « Tchoutchou ». Être clown c’est comme si on voyait tout pour la première fois, un état d’éveil, d’étonnement, de merveilleux. On invente des tas de choses à partir de là et on apprend à faire avec. Et ça remonte à notre enfance.

Continuer à lire … « Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve »

Moteurs géants pour centrales nucléaires

Pierre T., employé chez un constructeur de moteurs diesel

Autour des bassins du port de Saint-Nazaire, on peut voir d’énormes colis emmaillotés dans des bâches, en attente d’un embarquement. Ce sont des moteurs diesel de plus de 300 tonnes chacun, assemblés dans le bâtiment « essais-assemblage » de l’usine MAN[1] où je travaille. Mon bureau est situé au-dessus de l’atelier de production et à proximité du silo contenant nos pièces de rechange – le « trésor »-. Dès qu’on a besoin d’une pièce, on rentre une référence, on appuie sur un bouton et un chariot va automatiquement la chercher. Il reste à la livrer au client ou à une autre usine MAN quelque part en France ou dans le Monde.

Continuer à lire … « Moteurs géants pour centrales nucléaires »

L’IA : une fois que l’on a fini de s’enthousiasmer ou de s’indigner, que fait-on ?

Vincent – enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication

« L’IA est là, les étudiants ne l’ont pas choisi, moi non plus »

Est-ce que cet article te dit quelque chose ?” : j’étais interpellé ainsi en septembre dernier par les collègues d’un Master où j’avais donné un cours sur la communication et les organisations. Une étudiante me citait dans son mémoire de fin de Master, en m’attribuant un article… que je n’avais jamais écrit. À y regarder de plus près, les quatre-vingts pages de son mémoire avaient été produites en grande partie par une IA générative ! Elle avait pourtant signé sur l’honneur que c’était un travail personnel.

Continuer à lire … « L’IA : une fois que l’on a fini de s’enthousiasmer ou de s’indigner, que fait-on ? »

Comment l’IA pourrait servir la coopération au travail ?

Une conférence de Laurence Devillers, à l’invitation de l’UODC

Continuer à lire … « Comment l’IA pourrait servir la coopération au travail ? »

Les monitrices me disent que je peux travailler doucement

Arnaud, ouvrier dans un ESAT

Dans l’ESAT d’Arnaud

Je fais des boîtiers pour un client, une entreprise qui fabrique du matériel électrique. Un grand carton arrive dans l’atelier. Je prends un boîtier en plastique et je mets trois vis, trois liens, cinq wagos (connecteurs) et un boîtier de dérivation étanche dans un sachet, après je colle une étiquette dessus. Ensuite il faut poser le sachet comme il faut puis baisser une partie de la soudeuse pour souder le sachet. Et quand c’est fini, on met le sachet dans un carton. Je ne travaille pas très vite. Les monitrices me disent que je peux travailler doucement, c’est un travail minutieux. Je travaille assis mais pour souder, je suis debout.  C’est le travail que j’aime faire mais j’aime bien aussi les autres travails.  
J’ai 39 ans, je suis trisomique 21, c’est comme ça. Ça va, pour moi !

Continuer à lire … « Les monitrices me disent que je peux travailler doucement »

Le robot : une porte supplémentaire pour apprendre à lire et à écrire

Christofer, professeur des écoles – maître formateur

Le robot Thymio (photo C.Guers)

Dans ma classe de cours élémentaire, l’une de mes élèves ne trouvait pas sa place à l’école. Elle se montrait particulièrement anxieuse, inquiète d’être constamment en échec. Chaque prise de parole semblait lui coûter, chaque exercice écrit devenait une épreuve anticipée. Un jour, pour réaliser un défi qui portait sur la production d’écrit, je lui ai proposé d’utiliser un petit instrument équipé de circuits intégrés et de leds — un « micro:bit » — avec lequel on peut afficher des messages, des images, etc.

L’objectif initial était simple : produire une phrase courte respectant la structure sujet-verbe-complément. Oubliant momentanément le but de la séance, cette élève s’est alors totalement concentrée sur la programmation d’un micro:bit. Ce qui, sur le papier, n’était qu’un détour technique est devenu pour elle un véritable levier cognitif. Et, à force de manipulations, elle a réussi à faire apparaître un sujet puis un verbe et un complément.

Continuer à lire … « Le robot : une porte supplémentaire pour apprendre à lire et à écrire »

« Être autonome et utile, c’est essentiel pour moi. »

Soumaila, adjoint administratif en mairie

Dans les locaux de la Mairie

A deux ans, sans que je sache comment je me suis retrouvé sur une voie de chemin de fer dans mon pays le Burkina Faso. Le train n’a pu freiner et j’ai perdu mes deux membres du côté gauche et les trois quart de ceux du côté droit. Je n’en ai aucun souvenir, aussi je considère que je suis une personne handicapée de naissance. Malgré ce lourd handicap, mes parents ont décidé que je devais avoir une vie normale. A douze ans, j’ai rejoint l’école puis le lycée à la capitale et après l’université à Ouagadougou.

Continuer à lire … « « Être autonome et utile, c’est essentiel pour moi. » »

« Aujourd’hui, j’ai presque envie de remercier mon handicap »

Valérie, secrétaire médicale à distance

« L’émergence de l’IA bouleverse profondément mon métier » – Photo Pixabay

Durant douze années, j’ai exercé des fonctions de secrétariat en tant que secrétaire médicale salariée au sein d’un cabinet de cardiologie en ville. J’y assurais l’accueil physique des patients, la retranscription des dictées vocales, la gestion des appels téléphoniques ainsi que de nombreuses autres tâches administratives, sans que mon handicap, alors non diagnostiqué, ne constitue une difficulté majeure dans l’exercice de mes missions.

Continuer à lire … « « Aujourd’hui, j’ai presque envie de remercier mon handicap » »

IA : de la triche à l’outil pédagogique

Marie-Claude, professeure de français en lycée

Il y a deux ans et demi, quand j’ai lu les copies que mes élèves de seconde m’ont rendues sur « La guerre de Troyes n’aura pas lieu », de Jean Giraudoux, j’ai eu la surprise de constater que certaines parlaient du personnage d’Achille, héros légendaire qui joue un rôle clef au cours des combats relatés par Homère. Je n’ai pas compris d’où ils sortaient ça puisque ce personnage ne figure pas dans la pièce de Giraudoux, dont l’action se déroule avant le déclenchement de la guerre.

Continuer à lire … « IA : de la triche à l’outil pédagogique »

La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains

Parole de Jean-Baptiste, recueillie par Pierre et mise en récit par Dominique

Calculatrice programmable des années 80

Au début des années quatre-vingt, les moyens techniques étaient très modestes comparés à aujourd’hui, et pourtant je pouvais résoudre des équations avec une calculatrice programmable découverte au lycée grâce à un ami. Il fallait taper du « langage machine », plein de codes barbares, mais cela m’a passionné. Cette expérience s’est prolongée et étendue lorsque je suis entré dans une école spécialisée en informatique. J’ai alors vu que l’on pouvait apprendre à la machine une stratégie de calcul en y plaçant un algorithme. Il suffisait de lui indiquer ce qu’il fallait faire, par exemple : « Si telle condition, alors tu fais ça ; sinon tu fais autre chose ». Ou encore : « Continue telle suite d’opérations tant que telle condition n’est pas remplie ». J’avais le sentiment de pouvoir piloter la machine qui produisait alors des raisonnements logiques dont le résultat me surprenait parfois et m’émerveillait.

Continuer à lire … « La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains »

« Je ne suis pas mon handicap ! »

Noëlle, assistante de direction – office-manager

Un poste aménagé, avec un siège destiné à une personne handicapée

Assistante de direction, office-manager, présidente de la FFMAS1 Nouvelle-Aquitaine, référente handicap, mentor… mon quotidien est tout sauf monotone ! Pourtant, depuis douze ans, je jongle avec une collection de pathologies : fibromyalgie, cervicalgies sévères générant névralgies d’Arnold et névralgies cervico-brachiales, lombalgies chroniques, hernies discales et une myélopathie qui a nécessité, il y a quelques mois, une opération lourde. Le chirurgien a ouvert trois vertèbres cervicales et posé des vis. Je suis encore en convalescence.
Mais ne nous y trompons pas : ces pathologies font partie de ma vie, elles ne sont pas ma vie !

Continuer à lire … « « Je ne suis pas mon handicap ! » »

« C’est faire un peu de tout qui me plait »

Guillaume, employé dans un ESAT

Atelier dans un ESAT (1)

Je vais au travail en bus de ville. Quand j’arrive en avance vers 8 heures 15, j’ai le temps. Je vais à mon casier pour prendre ma gourde. Je n’ai ni tenue particulière, ni chaussures de sécurité car mes pieds ne sont pas adaptés aux chaussures de sécurité. Je garde mes baskets.
Maintenant on commence à 8 heures 30. Avant on commençait à 9 heures. On finit à 16 heures 15. La pause c’est de 10 heures 25 à 10 heures 35 le matin. On mange à midi 25, on reprend à 13 heures 20. Et l’après-midi c’est pareil, 14 heures 25 à 14 heures 35.

Continuer à lire … « « C’est faire un peu de tout qui me plait » »

Travailler à Saint-Nazaire et alentour

Écrire, lire et écouter le travail, avec la Compagnie « Pourquoi se lever le matin! » et le Centre de Cuture Populaire

Continuer à lire … « Travailler à Saint-Nazaire et alentour »

Prendre du plaisir dans son métier, c’est le plus important

Nicolas, horloger

Lorsque j’étais gamin, j’étais fasciné par l’atelier où mon père exerçait son métier d’horloger. Il manipulait là des quantités de petits outillages, il connaissait l’emplacement des minuscules tours, plaçait les axes et remontait les rouages qui, comme par magie, donnaient naissance aux « mouvements » du mécanisme. Comme Obélix dans le chaudron de potion, je suis tombé dans l’horlogerie quand j’étais petit. J’ai voulu en faire mon métier. Quand, à l’école, on nous demandait de mimer un métier, j’imitais l’horloger. Mon destin était peut-être de faire ce métier-là.

Continuer à lire … « Prendre du plaisir dans son métier, c’est le plus important »

Tatoueuse : un métier-passion

Iza, tatoueuse

Le client qui entre dans mon atelier de tatoueuse a déjà une idée de ce qu’il veut que je grave sur sa peau… Mon rôle est de recevoir cette personne – plus souvent une femme qu’un homme – comme quelqu’un qu’il faut d’abord écouter. Est-ce que l’étoile, le phénix, le lotus qu’il ou elle me demande de tatouer correspondent bien à sa morphologie, à sa personnalité, à son besoin ? Souvent, je me rends compte alors qu’il s’agira d’un tatouage réparateur : recouvrir une cicatrice, une trace de brûlure, mais aussi soigner une blessure morale, un mal-être psychologique. Moi qui ai fait des études de psycho et qui rêvais de devenir éducatrice ou travailleuse sociale, je me retrouve dans mon élément.

Continuer à lire … « Tatoueuse : un métier-passion »

Les gâteaux de Denis

Denis, artisan pâtissier

Dans l’atelier du pâtissier

Je me suis installé comme artisan pâtissier en 2005 à Guérande. Mon atelier se trouve à Pénestin depuis 2013, entre estuaire de la Vilaine et Océan, entre Morbihan et Loire-Atlantique. Je vends ma production sur place dans mon atelier et en différents lieux à Saint-Nazaire et alentours.

Continuer à lire … « Les gâteaux de Denis »

Le travail, avec mes collègues proches, se faisait dans une ambiance qui ne tenait absolument pas compte de mes moments de faiblesse.

Alexis, technicien dans une Société de Service en Informatique

« …des robots mono-bras, qui tournent dans tous les sens sur une ligne de construction… »

Après la période Covid, tout seul à la maison, j’ai suivi une formation d’informaticien en ligne avec «Openclassrooms». Puis j’ai monté une auto-entreprise de dépannage informatique qui proposait des petites réparations à distance, chez moi. Le bouche à oreille dont j’ai bénéficié parlait de la qualité de mon travail et de ma relation humaine. Ces personnes privées me faisaient confiance, quand bien même elles exposaient leur l’intimité à travers les photos et textes dans leur ordinateur de famille. J’ai créé cette entreprise pour retrouver le gout des vrais contacts humains. Ce qui avait été bafoué, dans mes précédents métiers. Dans la vente, le rapport client vendeur est dicté par la direction et par la recherche de profit ! Donc la relation devient manipulation. Ce qui ne m’allait pas du tout.

Puis, dans les aléas de la vie, je me suis fait embaucher par une société basée à Lyon, mais qui m’a envoyé travailler à Silex, à Annonay, une entreprise historique, de 1500 personnes, qui fabrique des véhicules pour le transport. Je devais m’occuper de la maintenance informatique de l’usine.

Continuer à lire … « Le travail, avec mes collègues proches, se faisait dans une ambiance qui ne tenait absolument pas compte de mes moments de faiblesse. »

« Les utilisateurs peuvent oublier qu’ils ont affaire à des machines »

Christophe, étudiant de Master 2 en Intelligence Artificielle

Pour valider mon master 2 en intelligence artificielle (IA), j’ai effectué un stage de 6 mois dans une entreprise du secteur aéronautique, pour explorer une solution d’aide à la prise de décision en utilisant un “grand modèle de langage“ (en anglais LLM, Large Language Model).
Je dois commencer par expliquer comment est organisée la maintenance des avions, au sein des compagnies aériennes. Un avion est un assemblage de nombreux systèmes, c’est très complexe. En cours de vol, il est en permanence en liaison avec le sol. Il envoie automatiquement des messages au centre de contrôle (MCC, Maintenance Control Center). C’est, intégrée dans chaque compagnie, une grande salle où des ingénieurs surveillent les vols en temps réel pour fournir une assistance, qui décharge les pilotes de certaines tâches. Quand une anomalie, un dysfonctionnement, une panne… surviennent, l’ingénieur décide en fonction des messages qu’il reçoit ce qu’il convient de faire : demander au pilote de se dérouter vers l’aéroport le plus proche, le laisser poursuivre son vol jusqu’à destination, puis anticiper une petite réparation sur le tarmac ou envoyer l’avion ailleurs pour une opération plus lourde. Tout cela en minimisant les retards ou annulations des vols suivants. Tous les dysfonctionnements ne sont pas dramatiques : par exemple, si une panne de gyroscope est détectée, dans la plupart des cas ce n’est pas grave parce qu’il y en a plusieurs. Pour l’aider dans son travail, l’ingénieur au sol dispose de la « notice » fournie par le constructeur avec l’avion. Elle est constituée de milliers de pages où sont décrits l’ensemble des systèmes de l’avion, tous les paramètres à prendre en compte et les conséquences des pannes. Bien sûr, ce sont des pages d’écrans, même si certains ingénieurs utilisent encore parfois la documentation papier.

Continuer à lire … « « Les utilisateurs peuvent oublier qu’ils ont affaire à des machines » »

L’estuaire et les torchères

Jérémy, opérateur extérieur sur un site industriel

La raffinerie de Donges – Photo Pymouss

Quand je sors de la rocade avant le pont, au niveau des docks, je vois la Loire, le terminal méthanier, les usines, les torchères. Là, j’y suis, j’arrive dans l’environnement que je connais. L’estuaire, le bassin nazairien, c’est là que j’ai grandi. Voir l’eau me fait penser au surf, je suis dans mon élément. De loin, j’observe les flammes des torchères, ça veut dire que la raffinerie tourne, c’est plutôt bon signe.

Continuer à lire … « L’estuaire et les torchères »

“ Ce que nous voyons, c’est qu’ils sont toujours présents avec leur bonne humeur ” 

Dominique, intervenant en alphabétisation auprès des migrants

Repas partagé du 1er avril 2025

Il est 9h20 le mardi ou le jeudi, dans la grande salle de la maison de quartier de la Chesnaie-Trébale. Avec l’un de mes trois collègues, nous installons les tables et les chaises pour accueillir les migrants qui viennent participer à des cours d’alphabétisation. Notre objectif est de faire découvrir la langue française à ces personnes venues d’ailleurs et de les aider à s’exprimer et à écrire dans notre langue si difficile à assimiler quand on est primo-migrants. La langue est le sésame sans lequel il leur sera difficile de s’intégrer dans notre société. Mon collègue Dominique et moi-même – dénommé pareillement Dominique – formons un duo jovial de retraités bénévoles qui s’attellent à cette tâche avec bienveillance et bonne humeur.

Continuer à lire … « “ Ce que nous voyons, c’est qu’ils sont toujours présents avec leur bonne humeur ” « 

Un handicap invisible, cela complique le quotidien

Elena, greffière dans un Conseil de Prud’hommes

Je suis greffière au sein d’un Conseil des Prud’hommes depuis huit ans et affectée à un service qui rassemble six magistrats professionnels, cinq greffiers et quatre adjoints administratifs. Mais à compter de 2020, j’exerce mes missions en qualité de travailleur handicapé.
Comment j’ai appris ma maladie ? Lors d’une audience, le magistrat en responsabilité de celle-ci m’a interpellée en fixant mon visage qui s’était crispé. « Madame, cela ne va pas ? Vous ne vous sentez pas bien ? Votre visage… il y a un problème ! ».  J’ai répondu « Non, non, ça va, j’irai voir un médecin ce soir ». Mais le SAMU a été appelé et j’ai été conduite aux urgences. Là, j’ai commencé à avoir un peu peur et le verdict est tombé. Les neurologues ont éliminé l’hypothèse d’un zona et ont diagnostiqué une crise de sclérose en plaques. J’ai eu une IRM et d’autres examens qui ont confirmé cela. Je suis littéralement tombée des nues. Un truc inimaginable ! Je n’avais jamais eu précédemment de poussées, ni de démangeaisons faciales.

Continuer à lire … « Un handicap invisible, cela complique le quotidien »

Manœuvrer une masse de plusieurs tonnes réclame beaucoup d’énergie et de concentration

Kévin, opérateur chez un sous-traitant dans l’industrie du bassin nazairien

Le complexe indutrialo- portuaire de Saint-Nazaire – Montoir – Donges

La journée de travail commence quand le team leader me donne une opération à faire en binôme. On ouvre alors la tablette qui contient des directives écrites et des dessins techniques. Ce sont des « gammes » qu’on doit respecter de manière précise, étape par étape. J’ai donc devant moi une grosse pièce à laquelle je vais assembler d’autres pièces en effectuant des serrages plus ou moins forts sur les vis et les boulons.

Continuer à lire … « Manœuvrer une masse de plusieurs tonnes réclame beaucoup d’énergie et de concentration »

Les petites mains de Marina

Marina, praticienne en massage de bien-être

L’inauguration du nouveau local de Marina

Au centre de bien-être de cette station de vacances il fallait enchaîner les séances de massage en limitant les moments d’écoute ; juste installer la personne, prendre les infos sur les éventuelles contre-indications et passer très vite au massage. C’était une question de rentabilité. Comme je suis non-voyante, je ne pouvais pas assurer les accueils ni me servir de l’ordinateur. En échange, au lieu de six massages par jour, j’en devais huit ou neuf…

Continuer à lire … « Les petites mains de Marina »