Rencontre au CCP de Saint-Nazaire autour des réalisations de la Compagnie

C’était le 21 décembre 2021, à l’invitation des « Jeudis populaires » du Centre de Culture Populaire.

Le 21 décembre, à l’invitation des « Jeudis populaires » Pierre est venu échanger avec les adhérents du « Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire » autour du projet et des réalisations de la « Compagnie Pourquoi se lever le matin ! ».
La démarche de la Compagnie a suscité d’autant plus d’intérêt que le CCP œuvre depuis 60 ans pour conjuguer travail et culture. De son côté, la Compagnie a produit plusieurs ouvrages qui ont donné la parole aux travailleurs de Saint-Nazaire. Ce fut le cas particulièrement pour le livre « Le train comme vous ne l’avez jamais lu » (éd. de l’Atelier) qui a été réalisé en grande partie grâce à la coopération des cheminots nazairiens ; et pour « L’urgence c’est de vivre » (ed. de l’Atelier) dont l’objet a été de recueillir les récits des personnels qui forment la chaîne de soins du service d’oncologie de la Clinique mutualiste.

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CinéClub’ CNAM Travail & Cinéma

Prochaine séance le 18 janvier autour du film « Divertimento »

Le CRTD et le LISE organisent et animent un ciné-club au CNAM autour du travail, à partir d’un choix de films et de documentaires qui mettent en lumière des aspects du travail peu accessibles autrement.
Divertimento : A 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre.
Le visionnage du film sera suivi d’un DÉBAT avec : Marie-Castille Mention-Schaar, réalisatrice du film, Yaïr Benaïm, chef d’orchestre et Sylvie Rouxel, sociologue. Pour recevoir le lien de la séance (en visioconférence) avec la projection du film et le débat (en direct) : demande d’inscription obligatoire sur le site du LISE

Les dernières nouvelles de la Compagnie – novembre / décembre 2023

Nos publications, nos actions, nos lectures, podcasts et vidéos … on vous dit tout

Saint-Nazaire, territoire industrialo-portuaire

Le travail dans le territoire de Saint-Nazaire raconté par ceux qui le font, c’est aujourd’hui une trentaine de récits où découvrir ce que le territoire fait au travail, et vice-versa. Les analyses respectives des économistes Thomas Piketty et Julia Cagé, et du député de la Somme François Ruffin confirment la nécessité de s’intéresser à la réalité du travail dans les territoires, notamment les zones rurales, et néanmoins industrielles. La Rédaction de Médiapart les a réunis pour échanger autour de leurs données, issues de statistiques électorales et du terrain. Nous en parlons dans ce billet.

« Parfois, je dois me contorsionner »

Dernier récit publié : “Souder, souder, raccorder, raccorder… des tubes et des tubes…”, le travail de Brahim, soudeur sur les grands chantiers de par le monde, actuellement salarié d’un prestataire des chantiers de Saint-Nazaire. « … Il y a une chose qui me plait aux Chantiers de Saint-Nazaire, et que je n’ai vue nulle part ailleurs : chaque matin, en arrivant au travail, tout le monde se salue. Tous les ouvriers, pas seulement les soudeurs, viennent te dire : « Salut ! ». […] Quand il y a un travail difficile, ils m’appellent et ils me disent: « Toi, tu es capable de le faire ». Par exemple, quand le soudeur n’arrive pas à pointer sa torche pour souder dans un recoin, j’y vais et je soude avec un miroir. C’est un miroir professionnel, qui permet de regarder tout le tour de la soudure. Je ne vois pas ce que fait ma main, je soude seulement en regardant dans le miroir, où l’image est à l’envers. Peu de soudeurs savent le faire.  »
Dans le prochain récit, à paraître, on découvrira comment une installation industrielle d’envergure, plutôt que d’être abandonnée pour obsolescence, peut être transformée grâce à la coopération des cadres, des ouvriers et des techniciens.

Le livre est en vente ici

Le 12 décembre, François est convié par l’APSE à présenter le livre. Il évoquera notamment les coulisses de la réalisation des récits de travail lors de la pandémie : pourquoi et comment recueillir des récits sur le vécu des transformations du travail à cette occasion ? Quelles questions méthodologiques et déontologiques se sont posées ?
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C’était le 14 septembre à l’université de l’APSE, un atelier animé par la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! « Mettre en mots des histoires de travail » :  c’est ce que nous faisons. Nos mots sont les paroles de ceux qui racontent leur activité, ce sont ensuite les mots du récit que nous publions. On y trouve beaucoup de mots de métier. Parfois, quelques néologismes de l’entreprise, souvent des mots en « ing » comme reporting ou en « ence » comme efficience. Ou des mots récupérés par l’organisation, comme la « qualité ». Nous-même au sein de la Compagnie avons chacun nos mots pour les lectures transverses que nous faisons des récits. Tous ces mots sont habités, voire surpeuplés dans une sacrée cacophonie.
Les participants à l’atelier étaient invités à réagir à un mot du travail : manageur. Pour découvrir ce qu’ils ont produit, ainsi que l’usage que l’on trouve, ou pas, de ce mot dans les récits de travail que nous avons publiés, lire la suite…

Ce livre, qui faisait partie de la sélection du Prix Afci 2023 1, est une véritable référence sur le tripode travail-management-démocratie. J’ai été enthousiasmé par sa lecture. L’auteur s’intéresse à la manière dont le management des entreprises influe sur le processus de socialisation des salariés : comment celui-ci peut-il humaniser et émanciper au lieu de déshumaniser et infantiliser, comme il tend à le faire actuellement. Comment pourrait-il contribuer à former des citoyens responsables et participatifs ? Lire la suite

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Travail et management : une approche éthique et humaniste

La Fabrique des mondes communs : réconcilier le travail, le management et la démocratie un livre de Pierre-Olivier Monteil

 Ce livre, qui faisait partie de la sélection du Prix Afci 2023 1, est une véritable référence sur le tripode travail-management-démocratie. J’ai été enthousiasmé par sa lecture. L’auteur s’intéresse à la manière dont le management des entreprises influe sur le processus de socialisation des salariés : comment celui-ci peut-il humaniser et émanciper au lieu de déshumaniser et infantiliser, comme il tend à le faire actuellement. Comment pourrait-il contribuer à former des citoyens responsables et participatifs ?

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Le travail à l’épreuve de la pandémie, quels scénarios pour demain ?

Rencontre-débat autour du livre, organisée par l’APSE le 12 décembre (en présence et à distance)

Le livre est en vente ici, sur notre site

Inscription sur le site de l’APSE

Dans le cadre de son atelier de réflexion sur le thème du télétravail et du travail hybride, et dans le prolongement des échanges à l’occasion de l’Université APSE en septembre dernier, l’APSE vous convie à une rencontre-débat autour de l’ouvrage le travail à l’épreuve de la pandémie, scénarios pour demain (éditions Raison et Passions, 2023), en partenariat avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Nous recevrons François Granier, chercheur associé au LISE (Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique), qui propose dans cet ouvrage une analyse sociologique à partir de 50 récits de travail recueillis par la Compagnie pendant la période de pandémie, et en particulier les confinements qui plongent des millions de personnes dans le télétravail, du jour au lendemain. Ces récits questionnent notamment les innovations qui ont pu émerger, les effets sur les relations socioprofessionnelles, les valeurs mobilisées pour redonner du sens au travail dans ce contexte. Sans poser un avis sur le devenir du télétravail ou du travail « hybride », l’analyse portée nous invite à explorer des scénarios possibles pour le futur, notamment sur les articulations entre temps et lieux de travail, sphère professionnelle et sphère personnelle.

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Travail & Territoire

Un échange entre deux économistes et un député, qui donne à réfléchir sur le rapport entre les résultats électoraux et l’attention portée au travail

Élections et inégalités en France – 1789 / 2022

En 1981, le vote des classes populaires était quasiment identique entre les territoires urbains et les territoires ruraux, ces derniers étant aussi des territoires ouvriers. Aujourd’hui, le RN s’est installé dans ces territoires et les électeurs des zones urbaines et rurales votent de manière très différente. Voici un des enseignements que tirent Thomas Piketty et Julia Cagé de leur travail sur les données électorales et socioéconomiques depuis 1789, analysées à une maille microscopique : celle des quelques 36 000 communes de France. La Rédaction de Médiapart les a réunis dans un débat avec François Ruffin, député d’une circonscription rurale de la Somme, autour de la question : « Ranimer la gauche, mais comment ? ».

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – octobre 2023

Nouveaux récits, avec le travail militant de deux personnes à Saint-Nazaire, nos lectures du mois…

Est-ce un travail que de militer ? La réponse est oui à la lecture du récit d’Enoch : Hébergement solidaire, un bénévolat à plein temps. « … c’est dans la dynamique de cette lutte que s’est formé le « Collectif urgence sociale ». Rapidement, après la création de ce collectif, s’est imposée l’idée d’occuper deux maisons propriétés de la ville de Saint-Nazaire pour loger ceux qui en avaient besoin. Ces maison étaient abandonnées depuis des années et ne faisaient l’objet d’aucun projet immobilier. C’est ainsi que l’occupation et la création des Maison d’Hébergement Solidaire ont eu lieu. » … « Il fallait trouver la façon dont on pourrait assurer l’alimentation, la fourniture des produits d’hygiène, de ménage »… « Dans le même temps, le collectif menait les chantiers de rénovation : isolation, enduits, cloisonnement, pose de menuiserie, fabrication d’escaliers. Personnellement, en tant que technicien du bâtiment, je suis assez polyvalent. Je me suis donc joint aux habitants des maisons pour réaliser les travaux » … « Cette forme de militantisme n’est pas une occupation qu’on fait à côté. C’est un travail qui prend tout le temps, parfois soixante heures par semaine et qui ne fonctionne pas sur le modèle de l’emploi salarié. Il n’y a pas de rapports de subordination entre les membres du collectif. » … « Pour vivre, je touche l’ « Allocation de solidarité spécifique », qui est l’équivalent d’un RSA.  Mais, maintenant que l’opération « maison d’hébergement solidaire » est finie, que les personnes sont à l’abri et que, pour l’instant, le dossier urgence est clos, je vais reprendre une activité salariée.« 

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L’évaluation ergologique. Ce que les chiffres ne montrent pas

Un ouvrage d’Ingrid Dromard.

Une note de lecture proposée par Serge, où l’on retrouve les questions de l’invisibilité du travail réel pour l’organisation et de la vanité de la gouvernance par les nombres. Questions qui traversent le récit de Virginie, agent d’accueil dans une CPAM, le « terrain » de recherche de l’autrice du livre.

Octarès éditions – 26€

Développée sous l’instigation du philosophe Yves Schwartz, la démarche ergologique  se fonde sur un dialogue et une confrontation heuristique entre des savoirs  hétérogènes mais néanmoins commensurables : des savoirs « institués » (académiques) d’un côté ; des savoirs d’expérience, « investis » dans les situations de  travail de l’autre. L’évaluation dite ergologique au cœur de cet ouvrage se réfère à  cette démarche pour montrer ce qui dans l’activité de travailleurs au sein d’une  Caisse d’Allocations Familiales est irréductible aux objectifs chiffrés et aux critères  de la commande publique. C’est sur ce terrain institutionnel que l’autrice a mené une  recherche doctorale dont cet ouvrage est le prolongement. Cette évaluation qualitative se veut complémentaire des évaluations quantitatives ayant cours habituellement  dans les organisations de travail.

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Pouvoir faire un beau travail – Une revendication professionnelle

Un livre de Jean-Philippe Bouilloud

Editions Érès, 2023, 161 p, 20 €

Quel professionnel n’a pas été, au terme d’une semaine d’activités, traversé par des sentiments opposés. Pour certains, c’est la satisfaction d’avoir pu les réaliser conformément à l’idéal du métier. En revanche, pour d’autres, ce qui domine c’est l’amertume d’avoir dû sacrifier la qualité sous la pression d’une hiérarchie attachée à des procédures obsolètes ou d’actionnaires privilégiant la rentabilité. Pour Jean-Philippe Bouilloud, la crise de sens qui se manifeste par des démissions
mais aussi par un « exil intérieur » (Jaccard, 2010) trouve ses racines les plus profondes dans l’érosion de l’esthétique du travail (p. 8).

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Le monde des bureaux -Rencontre littéraire avec les employés aux écritures, ces héros minuscules, invisibles et transparents.

Un livre de Dominique Massoni, lu par Martine, toutes deux membres de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Ed l’Harmattan – 19€

L’auteur, Dominique Massoni, est diplômée de littérature comparée mais aussi de sociologie du travail et d’ergonomie, elle tient les deux bouts c’est évident ! Munie de tels diplômes et expériences professionnelles, il est clair qu’elle ne pouvait qu’écrire cet ouvrage de recherche.
Dans ce petit livre, à vocation universitaire, Dominique Massoni analyse en parallèle trois romans, Tous les noms, du Portugais José Saramago, Bartleby, d’Herman Melville et Le manteau de Nicolas Gogol. Mais elle fait aussi référence à un nombre impressionnant d’autres livres et auteurs, qu’ils soient romanciers ou sociologues, récents, ou du siècle passé (sept pages de bibliographie, une somme qu’elle a analysée et qu’elle utilise dans son ouvrage : de Balzac à Pérec, d’Arendt à Deleuze et même la Bible).

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CinéClub’ CNAM Travail & Cinéma

Prochaine séance le 5 octobre, autour du film « Brillantes »

« Brillantes » : Karine, femme de ménage, partage sa vie entre son travail de nuit avec ses collègues et Ziggy, son fils de 17 ans. Lorsque l’entreprise qui l’emploie est rachetée, tout bascule pour Karine. La pression sociale va la pousser dans ses retranchements et la mettre face à un dilemme : dévoiler un lourd secret ou mentir pour se protéger.
Le visionnage du film sera suivi d’un DÉBAT avec : Sylvie Gautier, réalisatrice du film -Dominique Lhuilier, psychologue du travail – Frédérique Pigeyre, sociologue du travail.
Pour recevoir le lien de la séance (en visioconférence) avec la projection du film et le débat (en direct) : demande d’inscription obligatoire sur le site du LISE

Les prochains rendez-vous :
Le 7 décembre 2023 : « Par la fenêtre ou par la porte » de Jean-Pierre Bloc.
Le 18 janvier 2024 : « Divertimento » de Marie-Castille Mention-Schaar

Les dernières nouvelles de la Compagnie – septembre 2023

C’est la rentrée !

20€ – frais d’envoi offerts par la Compagnie

Septembre 2023, nous avons presque oublié les seize semaines de confinement de 2020, l’actualité de la rentrée des classes 2023 est celle de la canicule tardive et du Pacte enseignant. Dans cette actualité, nous n’en saurons pas davantage sur ce qu’est le travail consistant à enseigner et à étudier, à l’école, dans le secondaire ou à l’université. Martine nous propose de revisiter quelques récits de ce travail de profs et d’élèves.
Septembre 2023, il y a aussi des rentrées qui n’auraient pas dû avoir lieu : les « faux-départs » de ceux qui sont tombés sous le coup de la réforme des retraites ; ils doivent y retourner. A écouter en podcast sur France Culture avec l’émission « les pieds sur terre ».
Septembre 2023, c’est la rentrée de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! avec « Le travail à l’épreuve de la pandémie – scénarios pour demain », tout frais sorti de l’imprimerie, un livre écrit par François à partir de 55 récits de travail que nous avons réalisés entre mars 2020 et juin 2022. Découvrir et commander l’ouvrage.

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Mettre en livre des histoires de travail

Avec les artisans d’art de Salers

Lors de notre séminaire de juin 2022 nous évoquions l’idée de nous intéresser au travail dans les métiers d’art. En aout, je pratiquais des entretiens avec 15 artisans d’art qui, chaque été, ouvrent leur boutique à Salers, petit village touristique classé du Cantal. La Compagnie s’est appliquée, alors, pendant l’année, à mettre en récit ces entretiens, avec ces quinze artisans. Lors du séminaire de juin 2023, nous décidâmes d’imprimer le recueil de ces récits, avec les photos des artisans à leur ouvrage, et de le mettre à disposition dans les boutiques de Salers pendant l’été. Au pied levé, Pierre fit la mise en page depuis Nantes et avec Christine, ils firent réaliser une cinquantaine d’exemplaires du livre. Véronique une aquarelliste de Salers composa la page de couverture. Début aout, je recevais les brochures, en distribuais, gracieusement, un exemplaire à chacun des artisans, et leur en laissais en dépôt-vente dans leurs boutiques.

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« Les artisans de Salers se racontent » 

Le livre est disponible : 15 récits avec les photos des artisans à leur ouvrage

15 récits de travail collectés et mis en récit par Roxane Caty-Leslé avec les compagnons de « Pourquoi se lever le matin ! ».

Vous avez probablement déjà aperçu, sur la route de vos vacances, des boutiques éphémères d’artisans d’art. C’était dans les ruelles d’un village médiéval, en Bretagne, en Alsace, ou ailleurs. Peut-être avez-vous franchi leur porte, engagé la conversation, voire acquis une de leurs créations ? Vous ont-ils expliqué leur travail, leurs activités artistiques, artisanales, techniques et commerciales ?

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Le travail à l’épreuve de la pandémie

Une analyse menée à partir de 55 récits de travail. Découvrir et commander l’ouvrage

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La rentrée qui n’aurait pas dû avoir lieu

Septembre 2023 : les « faux-départs » à la retraite

Nés entre 1961 et 1965, carrière longue, métier pénible ou épargnant du temps, il va leur falloir cotiser quelques mois supplémentaires pour toucher leur retraite à taux plein. Pour ceux qui avaient anticipé leur départ, il va falloir retourner au travail. Ils ont quitté leur entreprise, pris leur carton d’affaires, organisé le pot, versé des larmes (ou pas) et rendu leurs clés. Leur poste a parfois été supprimé. Pour Olivier et Patrick, la réforme des retraites signifie un retour brutal au travail. Un reportage de Martine Abat à (re)écouter sur France Cuture (29 minutes). C’est dans « les pieds sur terre », une émission sans blabla, qui donne la parole aux personnes.

La rentrée des classes

Enseigner, étudier : quel travail ?

Septembre 2023, nous avons presque oublié les seize semaines de confinement de 2020, l’actualité de la rentrée est celle du Pacte enseignant : combien l’auront signé ? Sans surprise, nous n’en saurons pas davantage sur ce qu’est le travail consistant à enseigner et à étudier, à l’école, dans le secondaire ou à l’université. Martine nous propose de revisiter quelques récits de ce travail de profs et d’élèves.

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Quand l’histoire de Saint-Nazaire, ville ouvrière, éclaire son présent

Correspondances croisées entre un reportage de 1967 et les récits du travail d’aujourd’hui

Vous n’avez jamais vu ce reportage à la télévision, ni vos parents ou vos grands-parents. « Le ministère de l’information jugeant à l’époque le film trop favorable aux ouvriers, en avait interdit la diffusion à la télé. C’était le temps de l’ORTF, deux chaînes en noir et blanc sous le contrôle du gouvernement. Mais quand même, des émissions avaient réussi à s’imposer, c’était le cas de « Cinq colonnes à la une » qui est restée dans la légende. Mais là, pas question de diffuser et même pire dans ce cas-là, le film était carrément détruit. Sauf que le réalisateur, Marcel Trillat, a volé le film en le cachant dans son blouson. En volant son propre film, il l’a sauvé. »  Pour le 1er mai 2023, « Là-bas si j’y suis » l’a mis en ligne sur son site. Les paroles des nazairiens qui s’expriment dans ce reportage font terriblement écho à ce que disent ceux d’aujourd’hui dans les récits de leur travail, écrits avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Des récits sur ce que le territoire fait au travail, et vice-versa

Aujourd’hui encore, les grandes entreprises nazairiennes restent mythiques, on est fier d’y travailler même si c’est dur ; on est solidaire, face aux drames comme dans les mouvements sociaux ; on accueille l’autre, l’étranger, le démuni ; on se bagarre dans les services publics pour bien accueillir les usagers.

Ce que révèle le boom des néo-artisans

Un éclairage sur le travail des artisans de Salers

Une quinzaine d’artisans de Salers nous ont confié leurs paroles, mises en récits dans ce dossier. Beaucoup d’entre eux avaient pris ce virage bien avant que l’on parle de la crise du sens du travail, ils en parlent dans leurs récits.The Conversation nous propose un éclairage sur leur travail.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – mai 2023

Une avalanche de nouveaux récits de travail, un événement avec le livre « le travail à l’épreuve de la crise sanitaire », un peu de poésie et nos lectures-visionnages du mois

La solitude de la dessinatrice de presse indépendante

Claire, graphiste et dessinatrice de presse nous a confié le récit de son travail . Elle nous a aussi confié sa vision du télétravail au féminin. Retrouvez-la sur son site. Il y est question de travail, dans les dessins qu’elle a réalisés pour des organisations syndicales comme la CGT, Sud ou la Confédération paysanne, pour des ONG comme Amnesty, Emmaüs, et bien des organisations dont vous pourrez aussi, à cette occasion, découvrir les activités militantes, notamment autour des enjeux de l’alimentation. Sans oublier le livre « La raison des plus forts – chroniques du procès France Télécom » paru aux Éditions de l’Atelier en 2020, dont Claire a abondamment illustré les audiences.

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« Droit dans les yeux » : le film et le débat

C’était au Cinéclub CNAM – Travail & Cinéma le 30 mars 2023.

L’objectif du Cinéclub CNAM Travail et Cinéma : explorer le travail à partir d’un choix de films qui, non seulement éclairent des processus complexes, mais révèlent des aspects du travail peu accessibles autrement. Le 30 mars 2023, c’était « Droit dans les yeux », un documentaire de Marie-Francine Le Jallu

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Arpenteur de rues en impasse, polisseur de galets et autres métiers

Un atelier d’écriture autour de métiers hautement improbables et incontrôlables

À partir de « L’astiqueur de flaques d’eau »

L’astiqueur de flaques d’eau et autres métiers incongrus. D’Anne Kovalevsky, conteuse lyonnaise, illustré par Gaël Dod, Croix-Roussienne, autrement dit originaire de la colline de la Croix-Rousse, à Lyon. Jacques André Éditeur – 2008

Pris dans l’engrenage du quotidien, vous n’osez rêver à un autre métier, une autre activité ? Gardien de nuages, Effeuilleur de marguerite, ou Berceur de marmotte sont des professions hautement poétiques. Si l’on entre dans le monde de ces deux enthousiastes conseillères d’orientation plutôt originales, tous ces métiers, rarement rémunérateurs, sont accessibles à condition d’une bonne endurance physique, de capacité à la rêverie ou d’une solide formation. Bien sûr, ils ne sont pas très connus des patrons du CAC 40 ni des journalistes des Échos, ils méritent pourtant d’être popularisés auprès des élèves de 3ème ou même de Terminale. D’ailleurs, pour les personnes intéressée un catalogue des centres de formation figure à la fin du fascicule.
Ce livre m’a inspiré un charmant atelier d’écriture. Chaque mois, entre trois et sept personnes se retrouvent à Grigny, non loin du Rhône, dans l’arrière-salle d’un petit café joliment intitulé L’heure du Goût-Thé.
Après avoir lu quelques extraits du livre, nous avons cherché ensemble d’autres métiers tout aussi poétiques. Nous avons trouvé : Éducateur de Doudous, Arpenteur de rues en impasse, Verdoyeur de nature, Polisseur de galet, Contrôleur de râleurs et même Gardien de mouche !

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Le télétravail au féminin

Par Claire Robert, graphiste et dessinatrice de presse

Voir aussi son texte :  » la solitude de la dessinatrice de presse indépendante « , publié sur notre site. Et notre billet du 8 mars dernier « paroles de femmes sur leur travail et sa pénibilité », avec plein de liens vers des paroles de travailleuses publiés par la Compagnie Pourquoi se lever le matin!

Retrouvez, sur le site de Claire, le portfolio de ses dessins . Vous y serez accueillis par son brocoli arborant fièrement un coquelicot. Eh oui, « nous voulons des coquelicots! ». Il sera question de travail dans les dessins réalisés pour des organisations syndicales comme la CGT, Sud ou la Confédération paysanne, pour des ONG comme Amnesty, Emmaüs, et bien des organisations dont vous pourrez aussi, à cette occasion, découvrir les activités militantes, notamment autour des enjeux de l’alimentation. Sans oublier le livre « La raison des plus forts – chroniques du procès France Télécom » paru aux Éditions de l’Atelier en 2020, dont Claire a abondamment illustré les audiences.

Pourquoi doit-on encore travailler ?

Débat avec les économistes Pierre-Yves Gomez et Thomas Coutrot, sur les enjeux du travail aujourd’hui

Le Collège des Bernardin, qui a organisé ce débat le 27 avril dernier, en propose la vidéo en ligne sur sa chaîne YouTube. Une heure à la fin de laquelle on se dit : ‘c’est déjà fini! »

Les deux intervenants écornent quelques idées reçues, notamment sur le fait que l’on travaillerait de moins en moins au cours d’une vie, que des outils performants suffiraient à préserver la santé, que les travailleurs ne seraient pas capables d’évaluer la qualité de leur travail, ou que ce seraient les normes qui feraient marcher les entreprises alors que c’est l’activité réelle déployée par les travailleurs, souvent envers et contre ces normes, telles que le taylorisme et ses avatars contemporains.

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