Vous avez dit “télétravail” ? Racontons-le ensemble !

La crise sanitaire a conduit bon nombre de travailleurs à se lancer dans le travail à distance. Quelques-uns l’avaient déjà expérimenté, rarement à plein temps. Pour d’autres, c’est une première expérience, plus ou moins volontaire, plus ou moins improvisée. Ils ont dû composer avec les autres occupants du logement, s’organiser avec les collègues, la hiérarchie, les clients, les usagers, les administrés, les élèves … 

Et vous que vous a-t-on demandé de faire ou ne pas faire ? Quelle aide vous a-t-on apportée … ou pas ? Quelles ont été les surprises, bonnes … et moins bonnes ? Comment vous en êtes-vous débrouillé, qu’avez-vous inventé, qu’y avez-vous perdu … gagné ? 

Alors que ceux qui le peuvent sont invités à continuer leur travail à distance, la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! propose d’écrire ensemble, de l’intérieur, comment s’est passée et se poursuit cette organisation différente. Notre objectif : que le point de vue du travail soit bien présent dans les débats de société sur le télétravail.  Contactez-nous !

Travail à distance imposé par la crise sanitaire : un drôle de bricolage…

10 juin 20202 – Quelques pistes de réflexion issues de l’analyse des textes publiés par la Compagnie depuis le début du confinement

La crise sanitaire a imposé une organisation du travail qui demande à beaucoup de salariés de participer à distance à une tâche plus ou moins collective. Certains, en particulier parmi les cadres, avaient déjà expérimenté cette forme de travail. Les nécessités du confinement en ont généralisé la pratique. 

Au sein de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !, et à partir de textes que nous avons publiés dans le dossier crise sanitaire, nous avons pointé quelques axes de réflexion:

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D’habitude, tous les quatre jours on prépare notre valise

Alice, musicienne dans le groupe des Ogres de Barback

Parole du 22 mai, mise en texte par Martine 

Il y a plein de manières d’être musicienne, moi je fais essentiellement des concerts comme violoncelliste, contrebassiste et tromboniste, ce sont mes trois instruments principaux. Je fais partie du groupe des Ogres de Barback, depuis le début, il y a plus de vingt ans. Pour l’instant on a annulé une trentaine de concerts, et on va encore en annuler d’autres.

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Première expérience du travail salarié, pendant la crise sanitaire

Lusi 19 ans, étudiante et assistante en préparation de commandes

Parole du 8 mai 2020, mise en texte avec Pascal

Je suis assistante en préparation dans un supermarché alimentaire qui vend exclusivement par internet. Les gens font leurs courses en ligne et sont livrés une à deux heures plus tard. C’est une start-up, donc tout le monde se tutoie et s’appelle par son prénom. 

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Les enfants ont appris le télé-théâtre

Malvina, animatrice d’ateliers d’art vivant

Parole du 14 avril 2020, mise en texte avec Olivier et Christine, Post-Scriptum du 29 mai

Je suis animatrice d’ateliers d’art vivant, de théâtre, avec un statut d’autoentrepreneur. J’ai commencé l’année dernière et je travaille avec des associations. Je suis partie de quatre élèves, j’en ai actuellement soixante-dix.  Bref, je donne des cours de théâtre : seize heures par semaine, sans compter la préparation. Parfois j’ai en plus des ateliers de quatre heures pour les adultes.

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Covid ou pas, tout le monde attend son facteur

Pierre, Facteur en zone rurale

Parole du 21 avril 2020, mise en texte avec Christine

Depuis le temps que je fais cette tournée, je connais la vie privée des gens. Parce que le courrier, ça parle. Quand ils sont abonnés au Point ou au Monde Diplomatique, je me doute bien qu’ils ont des opinions politiques différentes. Avec l’habitude, je reconnais les enveloppes, par exemple celles des examens médicaux. Une enveloppe, c’est une prise de sang. Plusieurs dans le mois, c’est qu’il y a des problèmes de santé. Il y en a qui m’en parlent. Le facteur c’est un peu comme le médecin. Avec lui, les gens se lâchent. Parfois, je trouve que c’est même trop. Cela ne me gêne pas dans la mesure où je garde tout pour moi. J’ai prêté serment quand je suis rentré à la poste, et je fais très attention. Sinon, je pourrais colporter un tas de conneries sur les gens, les voisins, le maire. Surtout ici, à la campagne. On me le donne, je le prends.  Et j’essaye de ne pas afficher mes opinions.

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Le texte « Travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer » a été publié dans 36 pays

Manifeste du 16 mai 2020

Enfin un texte abordant la question de l’après crise sanitaire et qui place le travail concret, vivant, pas le travail abstrait, désincarné car déshumanisé au coeur des enjeux sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés.

Le texte « Travail : démocratiser, démarchandiser, dépolluer » a été publié dans 41 médias de 36 pays, en 25 langues. Initialisé par huit chercheuses en sciences sociales, il est maintenant signé par 4000 de leurs collègues.

La crise sanitaire que nous vivons a bousculé les représentations que nous nous faisons des métiers et de leur hiérarchie sociale et monétaire. Les premiers de corvée ont remplacé les premiers de cordée !

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Travailler au futur – TAF

Travailler au Futur – TaF , un espace à trois dimensions, lancé par le Groupe l’Humanité, pour réfléchir et débattre autour des enjeux du travail : –       Une revue trimestrielle, 1er numéro paru en mars, –       Une plateforme numérique participative, qui parle aussi de la démarche de notre compagnie –       Des forums publics à venir. A la lecture de l’éditorial du n°1 de TaF, l’approche a des points communs avec celle de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Par exemple : une appréhension du travail aussi bien dans sa dureté que dans ses réalisations épanouissantes, son potentiel créateur autant que ses dérives aliénantes. Avec la conviction que regagner du pouvoir sur son travail est une condition nécessaire pour regagner du pouvoir sur sa vie.  Voir aussi notre recension du n°2 « Travailler au féminin »

Un client m’a demandé un grand vin pour sa « douce »

Joëlle, Sommelière-Caviste

Parole du 16 avril 2020, mise en texte avec Christine

Mardi 24 mars, j’ai écrit en gros sur la vitrine : « Nous sommes ouverts de 10h à 12h30 et de 15h à 18h. Une seule personne dans la boutique. Prenons soin les uns des autres ». Le patron avait fermé les deux boutiques de l’entreprise le 17 mars et il nous avait tous mis en arrêt. Mais les cavistes se sont retrouvés dans la liste des commerces essentiels. Si nous restions fermés, nous n’avions pas droit au chômage partiel. Donc, on a rouvert, et je me suis portée volontaire pour tenir la boutique de Grenoble quand le boss m’a appelée. Célibataire, sans enfant, je me suis dit qu’il y aurait moins de conséquences si j’étais exposée.

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Le travail aussi en films…

L’association PNTA, amie de « Pourquoi se lever le matin ! », crée et diffuse des films et documents liés aux questions du travail : son organisation, sa division sociale, leurs dérives … Et aussi de belles histoires, autour des métiers, des savoir-faire. Deux belles histoires à regarder sur sa chaîne You Tube pour découvrir le travail du peintre aquarelliste J-Louis Morelle et celui d’Annick maraîchère dans la Manche.

LIENS VERS LES VIDEOS

C’est peut être le moment pour recréer du lien social, de s’ouvrir à la culture, de se réapproprier un espace, de redécouvrir ses proches…

Raoul, employé dans un magasin d’alimentation bio

Parole du 23 avril 2020, mise en texte avec Olivier

Moi ça fait une dizaine d’année que je travaille chez Satoriz, c’est un magasin d’alimentation biologique. Au début j’ai travaillé au développement, à la mise en place de nouveaux magasins en tant qu’ouvrier du bâtiment. Et puis je n’arrivais plus à travailler dans le bâtiment, les déplacements, mon collègue parti à la retraite… Je me suis senti comme un orphelin, désemparé. J’ai bien essayé de continuer, mais je n’avais plus plus la patate. Je suis donc allé voir mon responsable, je lui ai expliqué . On a réfléchi ensemble à ce que je pouvais faire et on a trouvé une solution ; 16 heures au magasin et le reste du temps avec le service de traiteur.

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Les journalistes prennent des risques pour informer

Guillaume, responsable du web d’un magazine

Parole du 8 avril 2020, mise en texte avec Christine

La presse parle beaucoup des soignants, des caissiers, des routiers. Il faut le faire. Mais je trouve que l’on parle assez peu des journalistes. Or quand on sort de bonnes informations, c’est grâce à leur travail. Ils prennent des risques pour informer. Des collègues sont allés dans les hôpitaux et en sont ressortis malades. Certains ont été hospitalisés alors que ça allait mieux. Psychologiquement, c’est lourd pour tout le monde. Des journalistes se sont mis en retrait, ils ont des proches atteints de maladies chroniques ou s’occupent de leurs enfants. Ils font du travail de desk chez eux. D’autres continuent à aller sur le terrain, avec leurs cartes de presse. Certains restent dans la rue mais beaucoup rentrent dans les bâtiments. Il y en a qui sont sur-actifs, comme des malades à peine guéris du Covid qui veulent revenir tout de suite au travail. 

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“J’aime les gens, j’aime m’occuper des humains … avec le Covid c’est top”

Hélène, auxiliaire de vie sociale

Parole du 10 avril 2020, mise en texte avec Roxane

Je suis auxiliaire de vie sociale. Je permets, avec toutes mes collègues, le maintien à domicile des personnes âgées, parfois des jeunes, handicapées ou malades dépendantes. Je suis missionnée par des plannings  savants, très mouvants, pour des tâches du quotidien. Chacun·e doit s’adapter. Le personnel c’est surtout des femmes.  Je vais chez des personnes du lever jusqu’au coucher, je les accompagne aussi dans les services sociaux pour les affaires administratives ou pour maintenir des liens avec les parents ou amis. J’ai des journées bien réglées.

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« Ah ça y est ! Il a chopé le virus ! »

Jean-Luc, monteur de clichés et secrétaire du CSE

Parole du 7 avril 2020, mise en texte avec Pascal

Depuis le début de la crise, la charge de travail a explosé. Dans le groupe DS Smith, nous fabriquons des emballages en carton, prêts pour la vente au détail, du carton ondulé imprimé pour emballer les marchandises de l’agroalimentaire, de la biscuiterie, des fruits & légumes et des présentoirs pour les magasins. Je suis monteur de clichés, je travaille dans une unité de pré impression sur une imprimeuse Flexographique six couleurs et vernis. Le cliché est monté sur un cylindre qui est ensuite posé sur la machine. La machine fait une trentaine de mètre de longueur sur quinze de haut.  On retrouve ce procédé dans l’impression de cartons ondulés, les bobines de papier peuvent être pré imprimées avant la fabrication du carton. Ce procédé permet à la fois rapidité et une excellente qualité graphique.

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Le confinement ? C’est la reprise de l’ancien travail.

Claude, bénévole dans une association

Parole du 19 avril 2020, mise en texte avec Roxane

Avec le confinement j’ai repris mon travail bénévole  auprès de France Alzheimer. Aujourd’hui le dispositif pour les aidants « Escale répit » mis en place par la communauté de communes et le Café Mémoire de France Alzheimer sont fermés. La responsable, une  infirmière débordée, qui travaille aussi dans un EPHAD, m’a demandé de prendre en charge onze familles. Depuis le 30 mars, je les appelle, confinement oblige, une fois par semaine, pour savoir comment cela se passe.

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“Cette situation de télétravail massif modifie les représentations”

Blaise, conseiller RH dans les assurances

Parole du 21 avril 2020, mise en texte avec Jacques

Dans la période actuelle du confinement, le télétravail  a été imposé comme la solution de l’entreprise pour gérer la continuité de  son activité. Aucun salarié n’est au chômage partiel,  sauf ceux qui doivent  garder des enfants ou aider à domicile une personne dépendante. Actuellement 95 % des salariés sont en télétravail. Il s’agit donc d’un télétravail à 100 %, sans retour sur site. Ca change complètement les règles du jeu. Mais, comme nous avons une pratique du télétravail intensif – plusieurs jours par semaine – depuis une dizaine d’années, l’entreprise a pu rapidement fournir les outils qui conviennent et donner les bonnes consignes.

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Le covid et son confinement, faut pas croire que c’est les vacances

Philou, ambulancier

 Parole du 14 avril 2020, mise en texte avec Roxane

 Je suis ambulancier dans  une entreprise privée en  milieu rural.  Les commanditaires des courses sont les hôpitaux, les cliniques et le SAMU qui nous demande de transporter les malades aux urgences. Quand bien même nous sommes une entreprise privée,  nous travaillons  pour le SAMU. J’ai des clients réguliers comme ceux que j’emmène en dialyse plusieurs fois par semaine. Quand j’arrive chez les patients, les particuliers,  je fais un petit bilan de ce qui ne va pas, on prend les constantes, comme on dit. Puis je  rappelle «la régule» du  SAMU qui  nous oriente vers des lieux de soins tels hôpital ou clinique. Je vais chercher aussi des patients à l’hôpital pour les ramener à leur domicile.

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J’ai une folle envie que ça finisse

Joumana, directrice d’une entreprise d’insertion, l’association les Potagers du Garon.

Parole du 6 avril 2020, mise en texte avec Martine

La première semaine après le 16 mars, j’ai distribué beaucoup de papiers, des attestations de déplacement, des consignes sanitaires à respecter durant le travail. Je répétais ça, en continu. Maintenant j’y vais pour voir les équipes et redonner les consignes, pour être sûre que c’est respecté. C’était assez chargé, je me suis rendue trois demi-journées sur le terrain voir les deux équipes d’ouvriers qui interviennent aux Potagers, distribuer les fiches de salaire, leur expliquer comment s’actualiser à pôle emploi, un peu tout ce que Cécile fait d’habitude.  Maintenant, elle les appelle. Je fais le lien entre mes collègues et les maraîchers.

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Un p’tit brin de muguet ?

Un billet de la compagnie pour la fête des travailleurs

Drôle de 1er mai 2020, où nous voilà confinés pour la fête des travailleurs. Pourtant, des millions de personnes continuent à travailler depuis sept semaines. Elles sont à l’hôpital, au volant du camion, au supermarché, au nettoyage, dans un atelier, un bureau, une rue, un champ, auprès de ceux qui ont besoin d’eux, ou en télétravail. Qu’est-ce qui a changé dans leur travail? Qu’est-ce qu’on leur demande ? Comment font-elles pour répondre aux besoins de leurs clients, élèves, administrés, patients, familles ? Qu’est-ce que ça leur demande à elles ? Depuis le début du confinement, la compagnie est allée à la rencontre de quelques-unes. Nous avons discuté avec elles de leur travail, en général et plus particulièrement en ce temps de crise sanitaire. Et nous avons mis ces paroles en textes. Plusieurs sont déjà en ligne sur notre site, d’autres sont à venir. A l’occasion du 1er mai, la compagnie vous propose une première analyse de ce que racontent ces professionnels.

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Décoder le covid, en l’Etat…

Aymeril, expert en numérique, en mission pour l’Etat

Parole d’avril 2020, mise en texte avec Vanessa

Avant le confinement, j’accompagnais des entrepreneurs. Je fais du conseil en stratégie d’entreprises et du coaching de dirigeants. Au tout début du confinement, j’étais « tranquille ». Comme je travaille de chez moi, Je n’étais pas impacté particulièrement par les mesures. Cependant, face à ce constat d’effondrement et de crise sanitaire, je me suis demandé ce que je pouvais faire.

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Le blog de Ateliers travail et démocratie

Parce qu’ils visent à faire de la démocratie au travail une question politique centrale.

Que fait l’épidémie au travail ? Comment repose-t-elle la question des rapports entre travail et démocratie ? Exposé.e.s dans notre travail, confiné.e.s mais au travail ou sans emploi… que vivons-nous dans cette période ? Quels enseignements pour la réflexion et l’action à venir ? Les Ateliers Travail et Démocratie vous invitent à proposer ici vos témoignages et réflexions.

Comme si je laissais le virus derrière moi

Sandra employée dans la grande distribution et déléguée syndicale.

Parole du 15 avril 2020, mise en texte avec Pascal

Je suis employée de commerce chez Carrefour Market depuis 20 ans. Dans la grande distribution nous sommes toutes et tous employés de commerce, sauf pour certains métiers comme les bouchers. Sur les fiches de paie, ce n’est plus stipulé « hôtesse de caisse ». La polyactivité est inscrite dans les nouveaux contrats, c’est-à-dire qu’un salarié peut être affecté à différents postes dans sa journée. 

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Le matin ça fait bizarre de ne plus se serrer la main

Hamza, technicien en signalisation tramway

Parole du 10 avril 2020, mise en texte avec Martine

Personne ne sait vraiment ce que je fais, c’est difficile à expliquer. Quand je dis technicien en signalisation tramway, ça ne parle pas. C’est quoi ?  Les panneaux ?  Les feux ? Même pour moi, avant, il y avait forcément quelques personnes dans un bureau quelque part qui regardaient comment ça se passait. Quand j’ai fini mon travail et que je vais acheter une baguette avant de rentrer, on me demande ce que je fais comme boulot parce que je suis encore en tenue de travail, je leur dis que je travaille dans les transports en commun et ça ne surprend personne que l’on travaille encore.

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