Les dernières nouvelles de la Compagnie – mai 2023

Une avalanche de nouveaux récits de travail, un événement avec le livre « le travail à l’épreuve de la crise sanitaire », un peu de poésie et nos lectures-visionnages du mois

La solitude de la dessinatrice de presse indépendante

Claire, graphiste et dessinatrice de presse nous a confié le récit de son travail . Elle nous a aussi confié sa vision du télétravail au féminin. Retrouvez-la sur son site. Il y est question de travail, dans les dessins qu’elle a réalisés pour des organisations syndicales comme la CGT, Sud ou la Confédération paysanne, pour des ONG comme Amnesty, Emmaüs, et bien des organisations dont vous pourrez aussi, à cette occasion, découvrir les activités militantes, notamment autour des enjeux de l’alimentation. Sans oublier le livre « La raison des plus forts – chroniques du procès France Télécom » paru aux Éditions de l’Atelier en 2020, dont Claire a abondamment illustré les audiences.

Les artisans d’art de Salers :
7 nouveaux récits parus en mai

Véronique, graveur et plasticienne, nous explique son processus de création : « Quand on fait un travail de création, il y a une partie où l’on décide et une partie où on ne décide rien. Ça vient tout seul. ».
Comme Fanny, créatrice de bijoux en macramé :  » Je fais, je défais, je refais et c’est comme cela que j’avance« .
Jean-Paul, maroquinier, se rend tous les mois d’août à Souvigny, la foire des troubadours et saltimbanques : « Mes clients viennent costumés en habits moyenâgeux, chercher des accessoires pour parfaire leur tenue« . Il laisse alors la boutique de Salers à son épouse
Maroquinière elle aussi, elle parle de ce qu’elle préfère dans son travail : la fabrication dans leur maison- atelier «  Mais il faut bien vendre nos productions ! Alors j’y vais. » 
Pour Pascal, souffleur de verre « Le chalumeau est devenu mon meilleur ami, je vis avec lui depuis 45 ans ».
Sa compagne, Maryline, est aussi créatrice verrier. Elle travaille avec la technique du verre fusionné.
Quant à Jean, qui vend des savons artisanaux à Salers, il se sent « plus artisan que commerçant… Je suis avec des copains artisans depuis des années. Ils ne me disent pas, avec dédain, que je ne suis qu’un commerçant parce qu’ils savent que j’étais dans l’artisanat avant, ils savent que je revends des savons de copains artisans, donc ils me considèrent comme eux. »

Les artisans d’art de Salers, une série orchestrée par Roxane,
à suivre dans ce dossier, tous les vendredi de juin

Travail & territoire à Saint-Nazaire, trois nouveaux récits parus en mai

Le travail de Catherine, conductrice de bus, est très varié selon les heures, les personnes, les quartiers… Syndicaliste, elle est très fière d’une grève de 2004. Non seulement les salariés ont obtenu l’égalité salariale qu’ils revendiquaient, mais de plus “Avant la grève, Il n’y avait pas de véritable politique de transports urbains”.
Aurélie est guide-conférencière. Elle nous embarque pour une visite des complexes industriels de Saint-Nazaires, Donges et Montoir. Son crédo : « Je cherche à ce que la fascination que j’éprouve pour ce territoire industrialo-portuaire embarque les visiteurs ».
« Je suis un casseur d’angles » dit Patrice, ajusteur. « C’est comme ça que notre ancien patron, à son époque, appelait ceux qui, comme moi aujourd’hui, ébavuraient les bielles dans les ateliers de l’usine MAN-ES de Saint-Nazaire. » Il raconte son travail et comment cela s’organise dans son usine “On est tous comme ça. On a cette mentalité de vouloir travailler”

Travail & territoire à Saint-Nazaire, une série orchestrée par Pierre,
à suivre dans ce dossier.

Notre événement de la prochaine rentrée : « Le travail à l’épreuve de la pandémie. Scénarios pour l’avenir »

Le livre est vendu en souscription jusqu’au 31 août 2023, au prix de 15 € (plus 3€ de frais d’envoi).
A commander directement sur le site de l’éditeur ou par courrier postal en joignant un chèque à : Éditions Raison et Passions – 33 rue Philippe Genreau – 21000 Dijon

Du jour au lendemain, en mars 2020, le confinement plonge des millions de personnes dans le télétravail. L’espace familial se transforme en bureau, les repères temporels se brouillent, la maîtrise des outils numériques devient quasi indispensable pour assurer ses activités. L’hôpital public, les institutions d’enseignement, les entreprises de service, les commerces, … sont sommés de s’adapter alors que la crise sanitaire, faute d’explications claires, sidère chacun par sa brutalité.

Au travers de plus de cinquante récits de travail, publiés dans ce dossier, que François et les autres membres de « La compagnie. Pourquoi se lever le matin ! » ont recueilli auprès d’un vaste échantillon, François analyse les innovations qui ont émergé, les nouvelles formes de relations socioprofessionnelles qui se sont nouées mais aussi les valeurs mobilisées pour redonner du sens au travail.
Lire la suite, notamment le sommaire du livre

Un peu de poésie, autour de métiers improbables et hautement incontrôlables

Connaissez-vous le polisseur de galets, l’arpenteur de rue en impasse, l’éducateur pour doudous ou le contrôleur de râleurs (poste à pourvoir immédiatement) ? Martine et les participants à ses ateliers d’écriture nous proposent la description de leurs activités

En mai, nous avons lu, écouté et regardé…

Essentielles et invisibles ? Classes populaires au travail en temps de pandémie.

Un livre de Cyrine Gardes

Une lecture de l’ouvrage par François, des échos picorés par Christine dans les récits de travail que nous avons publiés
La pandémie qui se déclare aux premiers jours de 2020 a-t-elle conduit à des modifications radicales de nos existences et plus particulièrement des conditions de travail de millions de salariés ? Mais qu’en a-t-il été pour celles et ceux qui ont poursuivi leurs activités sur leur lieu de travail habituel et ce en dépit de l’exposition au virus ? Un quart de la population active française va se trouver dans cette situation totalement inédite et Cyrine Gardes se propose d’en rapporter les conséquences. Pour les distinguer des personnels de santé œuvrant en « première ligne », ils ont été décrits comme « essentiels » mais aussi comme « travailleuses et travailleurs de la seconde ligne ».

Les rescapés du burn-out

Dominique a lu pour nous :

Un ouvrage co-écrit par Philippe Zawieja, co auteur en 2015 du Dictionnaire des risques psychosociaux, et Jean Francois Marmion, avec en plus les dessins de Mademoiselle Caroline. Un choix éditorial original pour transmettre de la connaissance sur un sujet complexe. La forme de BD rend la lecture fluide et claire. L’objectif de pédagogie est atteint et c’est important sur un sujet sur lequel chacun peut avoir un avis. Le lecteur suit Lucie, Théo et Anne pour explorer ce qu’est le burn out, forme ainsi dénommée d’épuisement professionnel. Lire la suite

Pour une politique du travail : ouvrons le débat

Une heure de débat avec les économistes Pierre-Yves Gomez et Thomas Coutrot, sur les enjeux du travail aujourd’hui.
Les deux intervenants écornent quelques idées reçues, notamment sur le fait que l’on travaillerait de moins en moins au cours d’une vie, que des outils performants suffiraient à préserver la santé, que les travailleurs ne seraient pas capables d’évaluer la qualité de leur travail, ou que ce seraient les normes qui feraient marcher les entreprises alors que c’est l’activité réelle déployée par les travailleurs, souvent envers et contre ces normes, telles que le taylorisme et ses avatars contemporains. Lire la suite et retrouver le lien vers l’enregistrement de ce débat.

Droit dans les yeux, le film et le débat, au ciné-club Cnam autour du travail et du cinéma

« Vous n’êtes pas ! » : le documentaire de Marie-Francine Le Jallu s’ouvre sur l’incantation d’un avocat, enseignant le droit à l’université Paris 8, à Saint-Denis. « Vous n’êtes pas le salarié licencié, vous n’êtes pas la femme qui divorce, vous n’êtes pas l’emprunteur qui n’arrive pas à rembourser son crédit … Le con-flit de vo-tre cli-ent n’est pas vo-tre con-flit ». Il leur enjoint une neutralité absolue, règle qu’il ne sera pas toujours aisé d’appliquer en pratique. Comment trouver la bonne distance avec le justiciable ? C’est ce que les étudiants expérimentent à la clinique juridique où une trentaine sont bénévoles tous les ans.


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