Ma fatigue était liée au fait que seul un sens, la vision, était mobilisée.

Véronique, ingénieure pédagogique multimodale

Parole du 1er mars 2022, mise en texte par François

Après plusieurs années d’activité en qualité de responsable pédagogique dans un centre de formation pour adultes, j’ai eu le sentiment de ne plus réellement progresser. La bureaucratie qui régnait au sein du GRETA m’étouffait à petit feu. J’y avais perçu néanmoins l’intérêt de développer des actions en distanciel, en diversifiant les modalités de formation. J’ai donc pris la décision de m’engager dans un diplôme de niveau master II.

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Communiquer en entreprise en temps de pandémie : le ressort des sciences sociales

Une conférence de l’APSE, avec les interventions de Jacques Viers et Jean-Marie Charpentier, co-auteurs du livre que nous vous présentions lors de sa parution.

« Le futur du travail » un essai du sociologue J. S. Carbonnel

Parution le 18 02 2022 aux Editions Amsterdam 192 pages – 12 €

Quelles conséquences des nouvelles technologies sur le travail, sur la quantité d’emplois mais aussi sur leur qualité ? Les machines ont-elles remplacé les ouvriers ou leurs emplois sont-ils partis ailleurs ? Les nouvelles technologies poussent-elles à la déqualification, ou est-ce le contraire ? Quelles conséquences sur l’intensification du travail, notamment dans les « usines à colis » de la logistique, secteur employant aujourd’hui beaucoup plus de salariés que l’automobile ? Les nouvelles technologies sont-elles seules responsables des évolutions du contrôle managérial et l’ubérisation des emplois ?

L’auteur de cet essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonnel répondait à ces questions à partir de ses travaux de recherche. Il était l’invité du 13/14 de France Inter, ce 28 mars, 13 minutes d’interview à écouter sur le site de la radio.

L’hôpital… vu d’en haut ou vu d’en bas ?

Des échos de la journée de rencontre du 28 février 2022

Le 28 février se tenait une journée de rencontre organisée autour de l’hôpital public, partant du clivage des univers de travail entre l’hôpital vu d’en haut… et l’hôpital vu d’en bas. Les échanges ont largement fait écho aux récits de travail engagés par la Compagnie avec les Ateliers pour la refondation du service public hospitalier. Que ce soit par leur contenu, voir notamment le récit « Vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens, tout va bien« , ou par la diversité des acteurs impliqués dans ce projet. François participait à cette journée pour la Compagnie. Il nous la raconte.  

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« Pour une fois, tous les ouvriers des Chantiers avaient été conviés à la cérémonie du lancement du Queen Mary 2 »

Laurence, décoratrice aux Chantiers de l’Atlantique

Parole de janvier 2021, mise en texte avec Pierre

Depuis la voie express, je vois à l’horizon les pylônes du pont de Saint-Nazaire et le grand portique rouge des Chantiers de l’Atlantique. Ce sont les marques qui indiquent que je m’approche de mon lieu de travail. Entre les marais du Mès où j’habite et le site du bateau en construction, il y a quarante-cinq minutes de trajet. Arrivée aux abords de la gare SNCF, j’ai conscience d’entrer progressivement dans l’environnement du chantier naval. Je bute sur le port. Contourner le bassin de Penhoët dont une rangée de cafés ouvriers borde les eaux un peu glauques. S’engouffrer entre deux très longs bâtiments industriels aveugles dont la perspective semble se refermer comme un entonnoir. Ici se pressent les gens qui arrivent au boulot au même moment. Ça bouchonne. Visuellement, ce passage ressemble à un sas au-delà duquel j’entre dans une autre dimension. Pas d’erreur : j’y suis… Il faut encore se trouver une place de stationnement à proximité de la porte qui donne accès à la forme des navires en phase de finition, au bord de l’estuaire.

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Les liens entre travail et territoire : et si on les cherchait dans le récit du quotidien ?

La Compagnie Pourquoi se lever le matin engage la collecte de récits du travail ancré dans le territoire de Saint-Nazaire

On peut dire que chaque territoire est plus ou moins caractérisé par une activité dominante liée à un contexte géographique, socio-économique, culturel et historique singulier. Cela se voit dans le paysage, dans l’urbanisme, dans l’aménagement, dans la façon dont les activités coexistent et s’associent plus ou moins. Cela se voit  dans l’empreinte que ces activités laissent sur l’espace et sur les gens. Cela se voit dans la manière dont ces derniers en parlent, et, souvent, dont ils en tirent une certaine fierté.

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Les éoliennes à Saint-Nazaire, ville à la mer, ville ouvrière

Sylvie, Leader management documentation manufacturing

Parole de mars 2022, mise en texte avec Pierre

Au bout de la route… les mâts des éoliennes

Dès que General Electric a acquis Alstom, en 2014,  j’ai cherché l’opportunité de rejoindre le site de Montoir de Bretagne, proche de Saint Nazaire, spécialisé dans la fabrication d’éoliennes offshore. En septembre 2018 j’ai rejoint ce site en détachement dans un premier temps. Et en juin 2020, lorsque le projet du champ éolien offshore du « Banc de Guérande » a débuté, j’ai été mutée définitivement.

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Travail à distance : bricolages éphémères ou porteurs d’avenir ?

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de François Granier

Publiée avec TaF en mars 2022

Le mot « bricolage » est souvent connoté négativement. A l’expression « Mais c’est du bricolage ! » s’oppose : « Ça, c’est du travail de pro’ ! ». Pourtant, Emmanuel Mounier dans son « Traité du caractère » (1946) nous propose une approche plus positive. Pour lui, le bricolage : « … se révèle par l’aptitude aux jeux, la débrouillardise, l’aptitude à se tirer de difficultés complexes ou à tirer parti de moyens de fortune, l’aptitude à établir des plans, parfois le goût de fabriquer, de réaménager. »

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Droits des femmes : pour leur santé au travail, on est loin du compte

La baisse globale des accidents du travail masque une hausse significative de ceux dont une femme est victime

42 % : c’est le taux d’augmentation des accidents du travail pour les femmes entre 2001 et 2019. Quant aux maladies professionnelles : + 160%.

Des chiffres qu’il était bon de rappeler en ce 8 mars. Des explications dans cette enquête publiée par Disclose, et dans le témoignage recueillis par les journalistes auprès de Francine, auxiliaire de vie.

Les mots du soin : un glossaire critique

C’est avec le Manifeste, et 6 récits de travail, c’est dans le livre SOIGNER

Version numérique disponible (5 €), sur toutes les librairies en ligne

Aujourd’hui, l’hôpital public ne meurt pas, il est assassiné à petit feu.

David, aide soignant dans un centre hospitalier du Sud Est

Parole du 17 janvier 2022, mise en texte avec François

J’exerce depuis douze ans mes activités d’aide-soignant au sein du service des urgences d’un Centre hospitalier dans le sud-est. Auparavant, et durant cinq ans, j’ai été aide-soignant à domicile. Voilà donc dix- sept ans que je travaille à l’hôpital public dont huit ans de nuit. Ce n’est pas mon premier emploi. J’ai une formation de topographe mais ce métier, pour diverses raisons, ne m’a pas plu. Je voulais exercer une activité qui soit utile aux autres. Aussi, j’ai décidé de me reconvertir en passant un concours.

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Pour l’administration tout est marqué dans les ordinateurs, pour les soignants des urgences la relève est indispensable

Yann, aide-soignant aux urgences d’un hôpital du sud-est

Parole du 26 janvier 2022, mise en texte avec Christine

Un patient qui arrive aux urgences a forcément mal quelque part, ou peur. Tant qu’il est en stress par rapport à sa douleur ou à son angoisse, il aura du mal à répondre à mes questions. Des informations importantes pour sa santé ne lui reviendront que lorsqu’il sera apaisé. Alors j’essaye de le calmer, le rassurer, lui dire qu’il est pris en charge, en attendant que les médicaments antidouleur fassent leur effet. Le moment où je le déshabille est important aussi pour sa prise charge médicale. Si la personne peut le faire elle-même, je lui dis d’enlever les vêtements du haut, que je vais fermer le box et que l’on viendra après pour les examens. Sinon, je vais la déshabiller, si besoin avec l’aide d’un collègue. Là, j’observe.

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A l’hôpital, les héros sont fatigués

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de Pierre Madiot

Publiée avec TaF en février 2022

Les applaudissements se sont tus. Les acclamations que les gens adressaient depuis leurs balcons, au printemps 2020, rendaient certes hommage à l’abnégation des soignants mais sans doute aussi au service public hospitalier. Depuis, le COVID a continué de galoper et le service public de l’hôpital, porté à bout de bras par ses médecins, infirmiers, aides-soignants, agents, secrétaires, a révélé, s’il en était besoin, la misère et la désorganisation dans laquelle l’a plongé la marchandisation des soins. Aujourd’hui, les héros sont fatigués : ils tombent eux aussi malades et beaucoup, épuisés, écœurés choisissent de quitter l’hôpital. Anne-Claire est de ceux-là. Elle était infirmière aux urgences à l’hôpital Bicêtre.

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Mon blanc de travail – Un cri du care

Un cri du care, livre de Margot Smirdec, médecin anesthésiste – réanimatrice

En septembre dernier, Margot nous avait déjà livré sa parole dans le récit qu’elle a fait, avec François, de son travail : « La crise du Covid n’était qu’un symptôme des mots de notre société« . Aujourd’hui, elle publie Mon blanc de travail – Un cri du care chez Librinova : « À travers son journal de bord, Margot nous invite à une réflexion sur notre société à la fois lucide, précise et sans détour, et aussi pleine de douceur et de poésie. Avocate d’une voie nouvelle : celle de la nuance, elle nous laisse entrevoir l’espoir d’un monde meilleur, où l’intelligence collective et l’ouverture aux autres auront toute leur place. Margot s’empare de sa voix de médecin anesthésiste-réanimatrice, au cœur de la crise Covid, pour nous livrer ici un véritable manifeste politique et philosophique, comme un éloge à la grâce de l’humain inscrite en chacun de nous.« 

Le livre est disponible en version numérique sur le site de l’éditeur,  au prix symbolique de 3,99 € … en attendant une version « papier ». En outre, l’éditeur propose sur son site l’accès gracieux à des extraits

Ce que « l’externalisation » fait au travail

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de récits

WhatsApp

Contribution de Christine Depigny-Huet

Publiée par TAF en janvier 2022

Lu dans TaF n°7 : nettoyage sous-traité, salariées malmenées. Invisibilisées par leurs horaires, elles sont moins payées, moins protégées, et elles travaillent plus. On nous dit « qu’on n’a pas le choix ». La novlangue diffuse le dogme du « recentrage sur notre cœur de métier ». Les organisations sont chamboulées, le travail aussi. Tant pour les prestataires que pour les salariés du donneur d’ordre. La fonction publique n’est pas épargnée. Qu’est-ce que cela fait à leur travail ? Qu’en disent les narrateurs des récits publiés par la Compagnie ?

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Chercheuse engagée dans la Cité

Fabienne, chercheuse en économie

Parole du 30 novembre 2021, mise en texte avec Christine

Photo Philippe Bizouarn

 « A bas les brevets sur les gènes ! ». Là où des citoyens – dont je fais partie – manifestent contre la brevetabilité du vivant, mon travail de chercheuse en économie consiste à produire l’explication de ce qu’il a fallu pour en arriver là. Alors, je travaille sur le droit, les arrêts de jurisprudence, les politiques publiques, la dérégulation, les articulations avec la finance… Et j’examine les conséquences, par exemple sur le blocage de la recherche en génétique, ou sur l’accès aux innovations. C’est exactement ce que je fais en ce moment sur les vaccins contre le covid 19. Mes vingt-cinq ans d’expérience et le savoir que j’y ai acquis me permettent d’expliquer de manière approfondie les enjeux qui se nouent autour de la propriété intellectuelle sur les vaccins dans cette situation inédite de pandémie.

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Deux ans après : les séquelles de l’enseignement à distance

Sophie, enseignante en collège

Parole de janvier 2022, mise en texte avec Pierre. Post scriptum du texte « distance et proximité en classe virtuelle » publié en juillet 2020

Au début de cette année, la première fois que je suis allée récupérer le groupe d’une quinzaine de cinquièmes à qui j’enseigne la Langue et Culture Antique (LCA), j’ai vu arriver une bande d’élèves à l’état brut, qui ignoraient les codes du collège, qui sautaient partout. Il a fallu les calmer: «  On attend, on s’assoit, on sort ses affaires, on prend le temps ». Je les place en îlots et on commence par des petits jeux pour faire en sorte qu’ils interagissent. Puis je distribue un document en format A3 à chaque groupe et on répartit les rôles… Là, tout se complique à nouveau : « Pourquoi je n’ai pas une feuille pour moi ? » Puis au moment de la mise en commun : « C’est pas moi qui ai écrit ci… C’est pas moi qui ai dit ça… ». Ce ne sont pas des élèves particulièrement en difficulté mais ils ne s’écoutent pas, ne savent pas travailler ensemble. 

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Les assises citoyennes du soin psychique – 11 et 12 mars 2022

Quelques récits du travail dont il sera question lors de ces assises

Les Assises citoyennes du soin psychique proposent, en écho à un mouvement de mobilisation plus large face à la déshumanisation générale du soin, un espace de réflexion, création et formation dans l’échange libre sur les expériences et les savoirs. Elles invitent le citoyen – soignant, patient, parent, enseignant, éducateur, magistrat, chercheur, administratif,… à transmettre et relancer des pratiques de soins psychiques. Inscriptions ici

Les enjeux du soin psychique, ils – elles en parlent dans les récits de leur travail, élaborés avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Notamment

Delphine, praticien hospitalier en psychiatrie : « si on ne se réunit plus on ne peut plus soigner »

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‘‘La crise sanitaire recentre l’expérience de travail ’’

Une interview de Florence Osty publiée par la Revue Cadres de la CFDT

En quoi la crise sanitaire révèle-t-elle l’utilité sociale du travail ? Qu’est-ce qui distingue les travailleurs de première ligne des télétravailleurs ? Comment reconnaître le travail réel dans cette période qui déstabilise les organisations ? En juin 2020, la sociologue du travail répondait à ces questions pour la revue Cadres et concluait ainsi : « … la crise sanitaire, en imposant l’incertitude à tous les niveaux, de la prospective économique aux gestes barrières quotidien, rappelle la nécessité d’être à l’écoute du travail réel et de permettre aux individus de se construire à partir de la reconnaissance de celui-ci« .

Confinement : quand papa et maman travaillent

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de récits

Contribution de Martine Silberstein

Publiée par TaF en janvier 2022

« Papa travaille dans un bureau », « maman est dans une usine», la plupart des enfants n’en savent guère plus sur ce qui occupe leurs parents. En mars 2020, des millions de familles ont vécu l’expérience de travailler et étudier ensemble à la maison, dans un espace plus ou moins adapté. Lu dans TaF n°7 : « les femmes n’ont été que 19% à considérer leurs conditions de travail comme très bonnes, contre 33% des hommes ». Qu’en disent les narrateurs des récits publiés par la compagnie sur le thème « travailler à distance » ?

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L’hôpital ne souffre-t-il pas du travail confisqué ?

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de récits

Contribution d’Olivier Frachon

Publiée par TaF en décembre 2021

Les luttes des soignants ont débuté avant la crise sanitaire, leurs mobilisations importantes, multiples ont revêtu plusieurs formes. De la grève des urgences à celle du codage des actes, des mobilisations et manifestations aux démissions administratives de chef-fe-s de services, les personnels de santé se sont mobilisés à de nombreuses reprises pour obtenir des moyens pour l’hôpital public, pour la reconnaissance de leur travail, et pour en finir avec le nouveau management public et ses conséquences sur la santé publique.

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« Je n’arrivais pas à faire miens les intérêts de l’entreprise » : génération démission !

Une émission à écouter en replay sur France Culture

Jérémy était analyste financier dans une grande banque, Mathilde était responsable du « verdissement » de la flotte de véhicules du Programme Alimentaire Mondial de l’ONU, Romain était consultant en énergie. Ils ont moins de trente ans, ils racontent leur travail et leur démission. C’était le 7 décembre 2021 dans  » les pieds sur terre », l’émission qui donne la parole sans blabla. Et sans illusion non plus : c’est plus facile quand on était sur une trajectoire d’élite, bardé de diplômes prestigieux.

La fabrication du récit : un moment où le narrateur prend la main sur son travail 

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de récits

Contribution de Christine Depigny-Huet

Publiée par TaF en novembre 2021

Elle me le déclare d’emblée, elle est très honorée mais surprise que l’on vienne l’interviewer pour le livre en préparation sur le travail des soignants dans sa clinique d’oncologie. Elle, agent de service hospitalier, ne fait que passer la serpillère et servir les plateaux repas. Mais elle veut bien m’expliquer comment elle procède. Comment elle entre dans la chambre du patient, toujours en frappant. Mais différemment selon la personne qu’elle sait trouver derrière la porte. Selon les cas, son « toc-toc » pourra être tonitruant ou discret. 

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Mettre en mot des histoires de travail

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de Christine Depigny-Huet et Pierre Madiot

Publiée par TaF en octobre 2021

Un bâtiment hospitalier ne soigne pas par lui-même. Une salle de classe n’enseigne pas. Les salades ne poussent pas toutes seules. De même, un train n’avance, un produit ne se fabrique ni ne se vend, un colis ne se livre … qu’avec du travail humain, vivant. Pour apporter le point de vue du travail, exprimé par ceux qui le font, dans les débats qui agitent notre société : santé, alimentation, enseignement, transport, énergie … nous avons créé l’association  La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! qui se propose de recueillir et de mettre en forme les récits que chacun peut faire de son propre travail.

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