Notre régime de retraite actuel, issu du CNR et d’Ambroise Croizat, reconnaît aux retraités l’accès à une partie de la richesse et organise son financement par un prélèvement sur la plus-value créée ici et maintenant au sein des entreprises. La voie qui avait été choisie était alors, comme le développe Bernard Friot, de considérer la pension de retraite comme un « salaire continué » qui, en fonction du nombre d’années qu’il a cotisé, permet au retraité de rester actif et de continuer à participer à la vie sociale et économique. Cette idée d’ « activité » s’oppose alors à celle d’une « inactivité » qui serait inhérente à la situation de retraité et, plus généralement, à la situation de tous ceux qui n’ont pas encore d’emploi ou qui en sont « sortis ».
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