La précarité durable – Vivre en emploi discontinu

Note de lecture

Nicolas Roux, Paris, Puf, 2022, 223 p., 16 €

Avant les années 80′, la précarité était surtout associée à l’exclusion sociale et à sa conséquence la plus dramatique : les sans-abri. Si la marginalité était majoritairement subie, elle était néanmoins  choisie par certains adultes rétifs à toute subordination patronale, à la vie réglée par une bureaucratie rigide et par son triptyque : « Métro – Boulot – Dodo » . Elle était vécue par nombre de jeunes adultes au sortir de leur formation comme une période transitoire avant l’accès à un CDI. Si aujourd’hui le modèle fordien de l’emploi – un emploi à durée indéterminé assuré durant toute la carrière dans la même entreprise – demeure encore majoritaire, il s’effrite. Pour saisir les multiples formes du précariat durable contemporain, Nicolas Roux conduit une enquête auprès de deux populations : d’une part des salariés agricoles œuvrant au fil des saisons dans les vignobles et maraîchages en Languedoc-Roussillon et d’autre part des artistes intermittents domiciliés en milieu urbain.
Grâce sa méthodologie – des entretiens conduits à quelques années de distance avec un échantillon stabilisé de personnes – l’auteur est en mesure de mettre à jour les motifs de l’entrée en précariat. En outre, il éclaire finement les voies et moyens que mobilisent ces deux groupes pour résister à l’incertitude née de la discontinuité des emplois.

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Aux bons soins du capitalisme. Le coaching en entreprise

Note de lecture

Ed Les presses de Sciences Po

Le livre de Scarlett Salman est un grand livre de sociologie consacré à un phénomène de plus en plus répandu : le coaching. A partir d’une recherche engagée depuis le début des années 2000 et ayant conduit à l’écriture d’une thèse, l’analyse de Scarlett Salman, fondée sur un important terrain qu’elle sait nous faire partager, est d’une grande finesse. Issu des conséquences plus ou moins proches du « nouvel esprit du capitalisme », le coaching, avec son trio prescripteur RH-coach-coaché est analysé et mis en scène dans tous ses états. Le riche terrain de la sociologue illustre les modulations de ces relations avec un verbatim abondant et bien choisi. Le processus du coaching est disséqué dans toutes ses dimensions.

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Qui a encore envie de travailler ? Qu’est-ce que le travail ?

L’épisode du 24 juin de « Entendez-vous l’éco ? », sur France Culture

« Après deux ans de covid, notre rapport au travail semble avoir profondément changé. De plus en plus de jeunes, et des moins jeunes, réclament des emplois qui ont du sens, de meilleures conditions de travail et des salaires qui reflètent leur utilité sociale. »

Deux sociologues et un économiste en débattaient ce 24 juin, à partir de la question : « qu’est-ce que le travail ? ». A écouter en podcast sur le site de France Culture

Entre contenus et consentement, les défis de la communication en entreprise

Le billet de juin de Jean-Marie Charpentier

À lire ici, sur son blog.

Extrait  » … Ces pratiques de dialogue dans le travail prennent un sens particulier dans une période post-pandémie qui fait bouger les unités de temps, de lieu et d’action. En tenant compte de leurs limites (pérennité parfois problématique, instrumentalisation fréquente…), on est là malgré tout face à une logique inverse de celle fondée sur la seule transmission qui a occupé toute la place dans le management et la communication. On voit bien que la question de la soutenabilité et du consentement au travail est de plus en plus liée avec le fait de se mettre d’accord et avec le pouvoir d’agir sur le cours des choses … »

Ce que le « NPM » fait au travail des fonctionnaires et comment il s’y prend

Un podcast de France Inter

« Un management public sous l’influence du privé » : c’est à écouter sur le site de France Inter, dans Entendez-vous l’éco ? Comment le New Public Management désorganise le travail des fonctionnaires, à l’hôpital et ailleurs. Avec un détour par le statut des fonctionnaires, comme garant de leur autonomie dans le travail et du service rendu. Des éclairages apportés à ce que les travailleurs de la santé expriment dans leurs récits de travail (ici sur notre site). A lire en complément, l’article de Julien Vernaudon publié par Le Vent Se Lève : Le poison de la novlangue managériale dans l’hôpital public ; de ce « langagement » destiné à enrôler les soignants dans ce nouveau management.

L’éthique du soin à l’épreuve des politiques gestionnaires

Paru dans « The conversation »

Parue dans « the conversation », une contribution de Philippe Bizouarn, médecin anesthésiste- réanimateur au CHU de Nantes, dont le récit de travail « vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens tout va bien » est paru sur le site de la Compagnie en février 2021

« Le futur du travail » un essai du sociologue J. S. Carbonnel

Parution le 18 02 2022 aux Editions Amsterdam 192 pages – 12 €

Quelles conséquences des nouvelles technologies sur le travail, sur la quantité d’emplois mais aussi sur leur qualité ? Les machines ont-elles remplacé les ouvriers ou leurs emplois sont-ils partis ailleurs ? Les nouvelles technologies poussent-elles à la déqualification, ou est-ce le contraire ? Quelles conséquences sur l’intensification du travail, notamment dans les « usines à colis » de la logistique, secteur employant aujourd’hui beaucoup plus de salariés que l’automobile ? Les nouvelles technologies sont-elles seules responsables des évolutions du contrôle managérial et l’ubérisation des emplois ?

L’auteur de cet essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonnel répondait à ces questions à partir de ses travaux de recherche. Il était l’invité du 13/14 de France Inter, ce 28 mars, 13 minutes d’interview à écouter sur le site de la radio.

Droits des femmes : pour leur santé au travail, on est loin du compte

La baisse globale des accidents du travail masque une hausse significative de ceux dont une femme est victime

42 % : c’est le taux d’augmentation des accidents du travail pour les femmes entre 2001 et 2019. Quant aux maladies professionnelles : + 160%.

Des chiffres qu’il était bon de rappeler en ce 8 mars. Des explications dans cette enquête publiée par Disclose, et dans le témoignage recueillis par les journalistes auprès de Francine, auxiliaire de vie.

Mon blanc de travail – Un cri du care

Un cri du care, livre de Margot Smirdec, médecin anesthésiste – réanimatrice

En septembre dernier, Margot nous avait déjà livré sa parole dans le récit qu’elle a fait, avec François, de son travail : « La crise du Covid n’était qu’un symptôme des mots de notre société« . Aujourd’hui, elle publie Mon blanc de travail – Un cri du care chez Librinova : « À travers son journal de bord, Margot nous invite à une réflexion sur notre société à la fois lucide, précise et sans détour, et aussi pleine de douceur et de poésie. Avocate d’une voie nouvelle : celle de la nuance, elle nous laisse entrevoir l’espoir d’un monde meilleur, où l’intelligence collective et l’ouverture aux autres auront toute leur place. Margot s’empare de sa voix de médecin anesthésiste-réanimatrice, au cœur de la crise Covid, pour nous livrer ici un véritable manifeste politique et philosophique, comme un éloge à la grâce de l’humain inscrite en chacun de nous.« 

Le livre est disponible en version numérique sur le site de l’éditeur,  au prix symbolique de 3,99 € … en attendant une version « papier ». En outre, l’éditeur propose sur son site l’accès gracieux à des extraits

‘‘La crise sanitaire recentre l’expérience de travail ’’

Une interview de Florence Osty publiée par la Revue Cadres de la CFDT

En quoi la crise sanitaire révèle-t-elle l’utilité sociale du travail ? Qu’est-ce qui distingue les travailleurs de première ligne des télétravailleurs ? Comment reconnaître le travail réel dans cette période qui déstabilise les organisations ? En juin 2020, la sociologue du travail répondait à ces questions pour la revue Cadres et concluait ainsi : « … la crise sanitaire, en imposant l’incertitude à tous les niveaux, de la prospective économique aux gestes barrières quotidien, rappelle la nécessité d’être à l’écoute du travail réel et de permettre aux individus de se construire à partir de la reconnaissance de celui-ci« .

« Je n’arrivais pas à faire miens les intérêts de l’entreprise » : génération démission !

Une émission à écouter en replay sur France Culture

Jérémy était analyste financier dans une grande banque, Mathilde était responsable du « verdissement » de la flotte de véhicules du Programme Alimentaire Mondial de l’ONU, Romain était consultant en énergie. Ils ont moins de trente ans, ils racontent leur travail et leur démission. C’était le 7 décembre 2021 dans  » les pieds sur terre », l’émission qui donne la parole sans blabla. Et sans illusion non plus : c’est plus facile quand on était sur une trajectoire d’élite, bardé de diplômes prestigieux.

Autant que du pouvoir d’achat, les salarié.es veulent du pouvoir d’agir sur leur travail

Une tribune de Thomas Coutrot parue sur le blog convivialiste du Club de Médiapart

C’est la grande démission ! Soignant.es, aides à domicile, employé.es des restaurants ou ouvrier.es du nettoyage et du bâtiment, et même enseignant.es, fuient en masse un travail insoutenable.

Le Grenelle de la santé, malgré une hausse tangible des salaires, n’a en rien enrayé l’exode qui menace d’effondrement l’hôpital public : en pleine pandémie, des milliers de lits ferment, faute non plus de crédits mais de personnel.

Les magistrat.es ne veulent plus d’une justice en lambeaux.

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Télétravail : je t’aime moi non plus

L’enquête nationale 2021 de l’UGICT CGT sur le télétravail confirme les tendance de l’édition 2020 et apporte de nouveaux éclairage

… La comparaison entre les résultats 2020 et 2021 démontre que le télétravail en mode dégradé du premier confinement reste la norme … le temps et la charge de travail ont augmenté pour près de la moitié des répondants … pourtant … le télétravail est plébiscité comme vecteur de temps libéré et d’autonomie au travail. Il s’accompagne d’une redéfinition des priorités et d’une quête de sens sur le contenu et la finalité du travail. La quasi-totalité des répondant.e.s (15 000) souhaite ainsi continuer à télétravailler mais pas à temps plein …

Voir dans le dossier de presse du 6 septembre 2021 l’ensemble des résultats, notamment les conséquences sur la santé (alerte rouge !), sur le fonctionnement des collectifs, sur le travail des managers …

Un centre de santé pas comme les autres : film documentaire

La vie au « château en santé » à Marseille

En décembre 2020, la Compagnie Pourquoi se lever le matin publiait, dans le cadre de son travail avec les Ateliers pour la refondation du service public hospitalier, le récit de travail d’Élisa « Nous étions devenues des personnes en mission humanitaire dans un des pays les plus riches de la planète ».

Ce 12 octobre 2021 est mis en ligne, ici en replay, par France 3 PACA le documentaire réalisé par Olivier Bertrand au Château en Santé, avec Élisa et ses collègues. Il a choisi le temps long pour raconter la vie au Château, le quotidien avec les patients, les consultations, si différentes de celles des cabinets médicaux classiques, les échanges et les interrogations des soignants. « Au départ ils ne voulaient pas spécialement de ce film. Ils fuyaient la lumière, préféraient s’enraciner dans le quartier » écrit le réalisateur. « Et puis ils ont fini par accepter l’idée que ce projet de soin innovant, ce projet politique, mérite d’essaimer. Alors ils m’ont ouvert toutes les portes, du centre, de leurs réunions, des consultations lorsque les patient.e.s le souhaitaient. Cette confiance m’a permis de filmer en immersion, à leurs côtés, cette aventure et ces combats ». Ainsi se dessine une chronique joyeuse, politique, parfois aussi décourageante, dure, où chacun trouve sa place pour agir.

Ethnologie du bureau, un voyage du pupitre du copiste au télétravail

Note de lecture proposée par François

Ethnographie du bureau, Pascal Dibie, Paris, Editions Métaillé, 312 p., 21,50 €

Dans notre imaginaire, les ethnologues sont dédiés à l’observation et à l’analyse de peuples lointains souvent perçus comme en danger sous les coups de nos sociétés post-industrielles. Il existe pourtant des exceptions. Ainsi Pascal Dibie a produit à vingt-cinq ans de distance deux ouvrages : Le village retrouvé, ethnologie de l’intérieur (1979) et Le village métamorphosé, révolution dans la France profonde (2006). Il y analyse les transformations vécues par les habitants de Chichery, un modeste village de l’Yonne, espace emblématique des ruptures technologiques et sociales qui marquent l’espace rural français.

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Attention danger télétravail ?

Une série de 4 podcasts, réalisés par Amandine Mathivet, à écouter sur la plateforme de TaF

le podcast d’Amandine Mathivet

Au fil de quatre podcast, Amandine Mathivet questionne successivement des inspecteurs du travail, des médecins du travail, des syndicalistes et des sociologues sur les effets d’un travail à distances imposé brutalement, et massivement, un an et demi après le début de la crise sanitaire. C’est ici, sur la plateforme de Travailler au Futur, le podcast « au turbin »

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L’insoutenable subordination des salariés, par Danièle Linhart

Note de lecture

Ed Érès – 25€

Une note lecture parue dans OpenEdition présente le dernier livre de la sociologue du travail Danielle Linhart. On connaît son approche radicale des rapports de domination sur le lieu de travail. Elle aborde ici ce qu’il faut bien appeler un point aveugle du droit du travail : le lien de subordination du salarié vis-à-vis de son employeur qui est, dans la doctrine juridique classique, la contrepartie de la protection d’un certain nombre de droits dont bénéficie le salarié dans le cadre du contrat de travail. Très peu d’observateurs et de chercheurs en sciences sociales se sont attelés à travailler sur ce monumental paradoxe ayant acquis une « naturalité » évidente pour tous : les droits de l’Homme et du citoyen de 1789 (figurant en préambule de notre constitution) et la Déclaration universelle des droits de 1948, qui font de chaque être humain une personne « libre », n’ont plus cours à partir du moment où il oeuvre dans le cadre du contrat de travail, en particulier dans l’entreprise…. Qui nous sortira de ce paradoxe proprement invivable au 21° siècle ?

Communication : le défi de la mise en visibilité du travail réel

Sur le blog de Jean-Marie Charpentier

Après « le travail dans la crise, révéler avant d’accélérer », en octobre dernier, Jean-Marie nous offre aujourd’hui ce billet, tout aussi intéressant et convergeant avec le travail de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Télétravail : l’État, un employeur loin d’être exemplaire…

Un article d’Alain Klarsfeld

Cet article, paru le 18 novembre sur le site « the conversation », donne la parole à des agents de la fonction publique d’État sur la manière dont elle s’est mise – ou plutôt pas – en télétravail en application des circulaires qui le demandaient. Il pose des questions techniques comme celle des outils de signature électronique. Mais surtout des questions autour des représentations associées au télétravail, « télé-glandouille ? » et de l’impérieuse nécessité pour certains managers d’exercer un contrôle in-situ.

Rien n’a changé, si ce n’est qu’on est fatigués et qu’on est seuls. On l’est toujours et depuis des années, mais là, ça ne va pas le faire.

Infirmières et médecins de l’hôpital St Louis racontent leur travail en novembre 2020. A re-écouter sur France Culture

Merci France Culture, l’émission « les pieds sur terre », du 12 novembre. Infirmières et médecins du service de réanimation de l’hôpital St Louis à Paris racontent leur travail, dans un reportage sans blabla. Un reportage de Joseph Confavreux qui donne la parole au travail, comme nous le faisons à la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Numéro 3 de la revue Travailler Au Futur (TAF) -septembre 2020

Saviez-vous que Jack London, avait imaginé une pandémie planétaire en… 2073 : La peste écarlate ?

Ce numéro 3 de la revue Travailler Au Futur (TAF) de septembre 2020, titré « Prendre soin du travail » est consacré, sans surprise, à la COVID-19.

Après l’édito de Patrick Le Hyaric « Quand la crise sanitaire révèle le travail », des chiffres : 1 jeune sur 6 dans le monde, a perdu son emploi ; les femmes, comme les jeunes, sont les plus touchées ; 400 millions d’emplois ont été perdu sur toute la planète. Seulement 18% de travailleurs peuvent télétravailler.  

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Le manifeste travail – Démocratiser Démarchandiser Dépolluer

Lecture de rentrée

126 pages – 13€

Nous vous présentions en mai dernier, sur le site de la Compagnie Pourquoi se lever le matin, la tribune publiée par douze chercheuses, rapidement rejointes par des milliers de signataires issus de six-cents universités de par le monde, pour démocratiser, démarchandiser, dépolluer le travail. Elles plaçaient le travail, celui des « premiers de corvée » notamment, au coeur des enjeux de notre société et du devenir de notre planète.

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Du « travail à distance » au télétravail

Le point sur le cadre réglementaire existant et les enjeux, par Michel Miné

Michel Miné, titulaire de la chaire Droit du travail et droits de la personne au CNAM, nous offre dans un article publié par « the conversation » – Télétravail : des règles juridiques à redécouvrir et à rendre effectives – un rappel de l’encadrement juridique existant et quelques pistes sur les enjeux.

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Les nouveaux travailleurs des applis

Note de lecture

D:\François\Revue-Sociologies pratiques\sociologies pratiques n° 42\Notes de lecture\Les nouveaux travailleurs des applis. (couverture).jpg
Abdelnour S., & Méda D., (dir.), Paris, Puf, 2019, 112 p., 9,50 €

Pour appréhender les relations de travail générées par les plateformes numériques, Sarah Abdelnour et Dominique Méda mobilisent les enquêtes qu’elles ont elles même conduites mais aussi les travaux d’une dizaine de collègues sociologues, politistes et juristes. Ensemble, ils vont s’intéresser au phénomène d’ubérisation. Le néologisme « ubérisation » rassemble des formes fort diverses de relations entre consommateurs et prestataires. Selon le dictionnaire Le Robert, l’ubérisation d’un secteur d’activité se manifeste : par la transformation de celui-ci par un modèle économique innovant tirant parti du numérique. Au-delà d’une mise en relation directe qui supprime les intermédiaires historiques des marchés de biens et services, face magnifiée par les plateformes, que génèrent celles-ci en matière de travail et d’emploi ? Sont-elles une voie pertinente pour effacer un modèle socio-économique de plus en plus décrié ou participent-elles, insidieusement, à l’érosion des conditions de travail et d’emploi d’un nombre croissant de personnes laissées de côté par la mondialisation des échanges ?

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Travailler au féminin

La revue TaF, Travailler au Futur, consacre son numéro 2 à un TaF : Travailler au Féminin

disponible en ligne, sur le site de TAF

Où l’on apprend que le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est un mythe et ne plonge pas ses racines dans la commémoration de la grève de couturières newyorkaises, cet événement n’ayant jamais eu lieu ! « La véritable histoire du 8 mars », un article de F. Picq.

Les 110 pages de ce numéro 2 de la revue Travailler Au Futur (TAF) de mai à août 2020 est donc consacré au travail des femmes.

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