Travail et travailleurs invisibles versus tyrannie de la visibilité

Intervention de la Compagnie au colloque organisé par l’ITMD et le CNAM le 20 janvier 2023

Quelles seraient, dans les quelques 150 récits de travail publiés par la Compagnie, les paroles qui feraient écho à la question de la visibilité du travail et des travailleurs ?

La question nous était posée lors de la préparation de la journée d’étude « invisibilité et travail »organisée le 20 janvier dernier par l’ITMD et le laboratoire CRTD du CNAM.
Il y avait nécessairement matière à alimenter une discussion sur l'(in)visibilité, puisque nous avons créé La Compagnie Pourquoi se lever le matin! pour rendre visible le travail réel, afin d’apporter le point de vue du travail, exprimé par celui ou celle qui le fait, dans des débats de société importants, comme la santé, l’alimentation, l’enseignement, le transport, l’énergie, etc.  

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Maltraité, le social ressort toujours là où on ne l’attend pas

le billet de janvier de Jean-Marie Charpentier

Trois ans d’un travail chamboulé par l’épidémie et ses suites pour finir sur la réforme des retraites. En empruntant le plus court chemin à dominante budgétaire, c’est comme si tout ce qui nous arrive dans le travail au fond n’existait pas. On ne retient que l’équilibre comptable fondé sur un déséquilibre social.

Le plus lourd dans l’affaire, c’est l’oubli du travail, de tout ce qu’il représente, tant dans son organisation que dans ses conditions. La toise des 64 ans avec quelques menus aménagements est une réponse hors du travail réel. Cela, alors que l’on sait combien les métiers et les salariés du back-office sont à la peine au sens propre. Cela, alors que l’on sait la part des conditions de travail, des contraintes physiques ou psycho-sociales dans de nombreux métiers en difficulté de recrutement, sans parler même des rémunérations. Cela, alors que les toutes premières mesures d’âge concernent les salariés, hommes ou femmes, dont on se sépare couramment bien avant 60 ans. De tout cela, il n’est guère question ou alors si peu. La suite, à lire ici, sur son blog

La précarité durable – Vivre en emploi discontinu

Note de lecture

Nicolas Roux, Paris, Puf, 2022, 223 p., 16 €

Avant les années 80′, la précarité était surtout associée à l’exclusion sociale et à sa conséquence la plus dramatique : les sans-abri. Si la marginalité était majoritairement subie, elle était néanmoins  choisie par certains adultes rétifs à toute subordination patronale, à la vie réglée par une bureaucratie rigide et par son triptyque : « Métro – Boulot – Dodo » . Elle était vécue par nombre de jeunes adultes au sortir de leur formation comme une période transitoire avant l’accès à un CDI. Si aujourd’hui le modèle fordien de l’emploi – un emploi à durée indéterminé assuré durant toute la carrière dans la même entreprise – demeure encore majoritaire, il s’effrite. Pour saisir les multiples formes du précariat durable contemporain, Nicolas Roux conduit une enquête auprès de deux populations : d’une part des salariés agricoles œuvrant au fil des saisons dans les vignobles et maraîchages en Languedoc-Roussillon et d’autre part des artistes intermittents domiciliés en milieu urbain.
Grâce sa méthodologie – des entretiens conduits à quelques années de distance avec un échantillon stabilisé de personnes – l’auteur est en mesure de mettre à jour les motifs de l’entrée en précariat. En outre, il éclaire finement les voies et moyens que mobilisent ces deux groupes pour résister à l’incertitude née de la discontinuité des emplois.

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Réforme de la retraite, ou comment marchandiser le travail 

Billet

Notre régime de retraite actuel, issu du CNR et d’Ambroise Croizat, reconnaît aux retraités l’accès à une partie de la richesse et organise son financement par un prélèvement sur la plus-value créée ici et maintenant au sein des entreprises. La voie qui avait été choisie était alors, comme le développe Bernard Friot, de considérer la pension de retraite comme un « salaire continué » qui, en fonction du nombre d’années qu’il a cotisé, permet au retraité de rester actif et de continuer à participer à la vie sociale et économique. Cette idée d’ « activité » s’oppose alors à celle d’une « inactivité » qui serait inhérente à la situation de retraité et, plus généralement, à la situation de tous ceux qui n’ont pas encore d’emploi ou qui en sont « sortis ».

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – janvier 2023

Nos publications, nos discussions, nos projets, nos lectures, on vous dit tout dans ces dernières nouvelles de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Deux nouveaux récits dans le thème « Travail et territoire »

Monument à l’abolition de l’esclavage – Saint-Nazaire

« Quand les lycéens découvrent leur ville », le récit d’Amaury qui enseigne l’histoire et la géographie au Lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire.
Extrait :  » Lorsque j’aborde les questions au programme d’histoire et géo, comme l’urbanisme, l’industrialisation ou la Seconde Guerre mondiale, le cas de Saint-Nazaire s’impose comme une évidence. Les élèves comprennent ce que le mot industrialisation veut dire, ils ont aussi la possibilité de voir l’ancienne base sous-marine, les traces de la guerre et du passé. « 
« Ici, accueillir, c’est dans l’ordre des choses« , le récit de Claire, salariée dans une association nazairienne qui accueille des sans-abris et les oubliés de la société.

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Aux bons soins du capitalisme. Le coaching en entreprise

Note de lecture

Ed Les presses de Sciences Po

Le livre de Scarlett Salman est un grand livre de sociologie consacré à un phénomène de plus en plus répandu : le coaching. A partir d’une recherche engagée depuis le début des années 2000 et ayant conduit à l’écriture d’une thèse, l’analyse de Scarlett Salman, fondée sur un important terrain qu’elle sait nous faire partager, est d’une grande finesse. Issu des conséquences plus ou moins proches du « nouvel esprit du capitalisme », le coaching, avec son trio prescripteur RH-coach-coaché est analysé et mis en scène dans tous ses états. Le riche terrain de la sociologue illustre les modulations de ces relations avec un verbatim abondant et bien choisi. Le processus du coaching est disséqué dans toutes ses dimensions.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – novembre 2022

Nos chantiers en cours, le travail en débat sur la question du sens, nos coups de cœur éditoriaux et ciné-club, on vous dit tout dans ces dernières nouvelles de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! On vous offre même un poème sur l’actualité footballistique, vue du travail.

Travail et territoires

L’école Léon Blum, où Thierry est directeur d’école

Cinq nouveaux récits publiés au cours du dernier mois, toujours autour de ce que le territoire de Saint-Nazaire fait au travail, et vice-versa . On pourra lire sur notre site, dans ce dossier, les récits suivants : “Faire du lien”, par Damien secrétaire de l’Union Locale CGT ;  “Aux Urgences de l’hôpital public se croisent des gens qui ne se seraient jamais rencontrés ailleurs” par Fabien infirmier ; “La direction n’aime pas que les travailleurs se regroupent” par Jean-François, salarié aux Chantiers de l’Atlantique ; “Le territoire intime de l’ordinateur” par Monica, technicienne de maintenance en informatique ; « C’est tout un travail d’aller vers les familles, et c’est très difficile »  par Thierry, directeur d’école dans un Réseau d’Éducation Prioritaire. 

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – octobre 2022

Nos chantiers en cours, nos réactions à l’emballement médiatique de septembre dernier sur la « valeur travail », notre coup de coeur éditorial de la rentrée, notre séminaire d’été, on vous dit tout dans ces dernières nouvelles de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Travail et territoires

Le port de Saint-Nazaire

Chaque travail est situé. Il s’exerce quelque part. Et ce « quelque part » est loin d’être neutre. Mais comment cerner l’ensemble des périmètres vastes ou minuscules où s’exerce le travail ? Quels enjeux individuels et collectifs ? Comment amener nos interlocuteurs sur ce terrain-là ? Vaste sujet, vaste projet qui est entré dans une phase d’écriture intense. 24 entretiens ont déjà été réalisés, dont 8 récits déjà publiés sur notre site. La Compagnie se mobilise autour de Pierre qui mène le projet sur la région de Saint-Nazaire.  

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« Nouvelle cordée », c’était au ciné-club du CNAM le 20 octobre

Le Centre de Recherche sur le Travail et le Développement (CRTD) et le Laboratoire Interdisciplinaire de Sociologie Économique (LISE) organisent et animent un ciné-club au CNAM autour du travail, à partir d’un choix de films et de documentaires qui mettent en lumière des aspects du travail peu accessibles autrement. Ce 20 octobre, c’était un documentaire de 2019 : « Nouvelle cordée », suivi d’un débat avec les participants.

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Qui a encore envie de travailler ? Qu’est-ce que le travail ?

L’épisode du 24 juin de « Entendez-vous l’éco ? », sur France Culture

« Après deux ans de covid, notre rapport au travail semble avoir profondément changé. De plus en plus de jeunes, et des moins jeunes, réclament des emplois qui ont du sens, de meilleures conditions de travail et des salaires qui reflètent leur utilité sociale. »

Deux sociologues et un économiste en débattaient ce 24 juin, à partir de la question : « qu’est-ce que le travail ? ». A écouter en podcast sur le site de France Culture

Communication en entreprise et consentement

Comment les sciences sociales, la sociologie de l’entreprise notamment, peuvent éclairer le sujet.

Ce texte de Jacques Viers est la suite du billet de juin de Jean-Marie Charpentier, publié sur son blog, sous le titre Entre contenus et consentement, les défis de la communication en entreprise.

Un colloque “Consentir? Pourquoi, comment et à quoi ?” a eu lieu les 9 et 10 juin 2022 à l’ESCP Business Europe. J’y suis intervenu avec mon complice Jean-Marie Charpentier dans le cadre d’une table ronde, présidée par Michel Lallement du CNAM, intitulée Consentement dans l’organisation et le travail.

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Entre contenus et consentement, les défis de la communication en entreprise

Le billet de juin de Jean-Marie Charpentier

À lire ici, sur son blog.

Extrait  » … Ces pratiques de dialogue dans le travail prennent un sens particulier dans une période post-pandémie qui fait bouger les unités de temps, de lieu et d’action. En tenant compte de leurs limites (pérennité parfois problématique, instrumentalisation fréquente…), on est là malgré tout face à une logique inverse de celle fondée sur la seule transmission qui a occupé toute la place dans le management et la communication. On voit bien que la question de la soutenabilité et du consentement au travail est de plus en plus liée avec le fait de se mettre d’accord et avec le pouvoir d’agir sur le cours des choses … »

Travail, territoire et pacte social

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de Pierre Madiot

Publiée avec TaF en mai 2022

À l’occasion des dernières élections présidentielles, on a pu se rendre compte à quel point le pays est traversé par des fractures territoriales fortes. Depuis plus de deux ans, les travailleurs font l’expérience de déployer leurs compétences dans une situation dégradée par la crise sanitaire. Si certains y ont gagné en autonomie et en responsabilité; si, au prix d’une intensification de leur travail, ils ont pu inventer de nouvelles manières de faire du bon boulot, de garder le lien avec les destinataires de leur travail, d’autres ont pu mesurer les difficiles conditions dans lesquelles ils exercent leur activité professionnelle. Au-delà des effets du confinement sur la gestion du temps et sur la planification du travail, il serait intéressant de se pencher aussi  sur les effets de la crise sanitaire sur la manière dont, territoire par territoire, a été et est désormais vécu l’espace de travail.   

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Ce que le « NPM » fait au travail des fonctionnaires et comment il s’y prend

Un podcast de France Inter

« Un management public sous l’influence du privé » : c’est à écouter sur le site de France Inter, dans Entendez-vous l’éco ? Comment le New Public Management désorganise le travail des fonctionnaires, à l’hôpital et ailleurs. Avec un détour par le statut des fonctionnaires, comme garant de leur autonomie dans le travail et du service rendu. Des éclairages apportés à ce que les travailleurs de la santé expriment dans leurs récits de travail (ici sur notre site). A lire en complément, l’article de Julien Vernaudon publié par Le Vent Se Lève : Le poison de la novlangue managériale dans l’hôpital public ; de ce « langagement » destiné à enrôler les soignants dans ce nouveau management.

L’éthique du soin à l’épreuve des politiques gestionnaires

Paru dans « The conversation »

Parue dans « the conversation », une contribution de Philippe Bizouarn, médecin anesthésiste- réanimateur au CHU de Nantes, dont le récit de travail « vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens tout va bien » est paru sur le site de la Compagnie en février 2021

De l’utilité de publier des récits de leur travail avec ceux qui le font : entretien avec Fabienne Orsi

VIDÉO

En juillet 2020 paraissait l’appel pour la refondation du service public hospitalier. Il y était question de réfléchir à partir des expériences de travail vécues, notamment depuis le début de la crise sanitaire. La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! a décidé de s’associer à cet appel et proposé d’y contribuer par le recueil de récits de ce travail. Les récits sont publiés dans notre dossier « refonder le service public hospitalier ». Le travail se poursuit depuis 18 mois. Quels retours aujourd’hui sur cette expérience ? Quelles suites, notamment avec l’enquête sociale en cours de préparation ? Nous en avons discuté avec Fabienne Orsi.

À distance ou non : communiquer !

Contribution de Pierre Madiot

Publiée avec TaF en avril 2022

On a pu lire, parmi les nombreux récits collectés par la Compagnie Pourquoi se lever le matin, qu’un des effets du travail à domicile imposé par la crise sanitaire avait été de permettre un renouvellement du regard que chacun porte soudainement sur sa vie privée à partir du point de vue de sa sphère professionnelle, et sur son travail à partir de son point de vue de membre d’une cellule familiale. Cela a été l’occasion, tout autant, d’une déstabilisation par rapport aux cadres spatio-temporels établis jusqu’alors: « Avec le confinement, le télétravail est devenu synonyme d’enfermement dans un seul lieu. » (Yannick, chercheur en sciences sociales), que d’un recentrage sur la chaleur régénératrice du foyer : « Le côté agréable pour nous, fut de se retrouver pour le déjeuner. On ne fait jamais ça. C’était le petit plus. »

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Donner la parole au travail vivant

Vidéo réalisée lors des rencontres de Marseille des Ateliers pour la refondation du service public hospitalier

Donner la parole au travail vivant, c’est le sens de l’engagement de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! dans les ateliers pour la refondation du service public hospitalier.

Vidéo extraite du dossier « prendre soin ensemble » réalisé par Remix the commons, lors des rencontres de Marseille en juillet 2021

D’autres témoignages à découvrir en ligne : Antoine Lamer : Libérer le logiciel de l’hôpital, Aux 8 Pillards : accueillir ce qui nous soigne, Benjamin Coriat : Sortir l’hôpital de ses murs, Candice Lafarge : L’humain au coeur du travail en santé, Delphine Glachant : Prendre soin de la psychiatrie, Dominique Acker : Pour la coopération et l’investissement dans la santé, Fabienne Orsi : Refaire travail commun en santé, Frédérick Stambach : Faire face à la pénurie en santé, Hélène Froment : Soigner avec les habitants, Isabelle Simon : Faire face à la dégradation de la qualité des soins, Martin Pavelka : Résister pour soigner, Philippe Bizouarn : Témoignage, Sébastien Firpi : Repenser le soin et faire commun, Thomas Coutrot : La santé face à la logique financière, Yazid Attalah : l’hôpital on l’aime !

Communiquer en entreprise en temps de pandémie : le ressort des sciences sociales

Une conférence de l’APSE, avec les interventions de Jacques Viers et Jean-Marie Charpentier, co-auteurs du livre que nous vous présentions lors de sa parution.

« Le futur du travail » un essai du sociologue J. S. Carbonnel

Parution le 18 02 2022 aux Editions Amsterdam 192 pages – 12 €

Quelles conséquences des nouvelles technologies sur le travail, sur la quantité d’emplois mais aussi sur leur qualité ? Les machines ont-elles remplacé les ouvriers ou leurs emplois sont-ils partis ailleurs ? Les nouvelles technologies poussent-elles à la déqualification, ou est-ce le contraire ? Quelles conséquences sur l’intensification du travail, notamment dans les « usines à colis » de la logistique, secteur employant aujourd’hui beaucoup plus de salariés que l’automobile ? Les nouvelles technologies sont-elles seules responsables des évolutions du contrôle managérial et l’ubérisation des emplois ?

L’auteur de cet essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonnel répondait à ces questions à partir de ses travaux de recherche. Il était l’invité du 13/14 de France Inter, ce 28 mars, 13 minutes d’interview à écouter sur le site de la radio.

L’hôpital… vu d’en haut ou vu d’en bas ?

Des échos de la journée de rencontre du 28 février 2022

Le 28 février se tenait une journée de rencontre organisée autour de l’hôpital public, partant du clivage des univers de travail entre l’hôpital vu d’en haut… et l’hôpital vu d’en bas. Les échanges ont largement fait écho aux récits de travail engagés par la Compagnie avec les Ateliers pour la refondation du service public hospitalier. Que ce soit par leur contenu, voir notamment le récit « Vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens, tout va bien« , ou par la diversité des acteurs impliqués dans ce projet. François participait à cette journée pour la Compagnie. Il nous la raconte.  

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Les liens entre travail et territoire : et si on les cherchait dans le récit du quotidien ?

La Compagnie Pourquoi se lever le matin engage la collecte de récits du travail ancré dans le territoire de Saint-Nazaire

On peut dire que chaque territoire est plus ou moins caractérisé par une activité dominante liée à un contexte géographique, socio-économique, culturel et historique singulier. Cela se voit dans le paysage, dans l’urbanisme, dans l’aménagement, dans la façon dont les activités coexistent et s’associent plus ou moins. Cela se voit  dans l’empreinte que ces activités laissent sur l’espace et sur les gens. Cela se voit dans la manière dont ces derniers en parlent, et, souvent, dont ils en tirent une certaine fierté.

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Travail à distance : bricolages éphémères ou porteurs d’avenir ?

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de François Granier

Publiée avec TaF en mars 2022

Le mot « bricolage » est souvent connoté négativement. A l’expression « Mais c’est du bricolage ! » s’oppose : « Ça, c’est du travail de pro’ ! ». Pourtant, Emmanuel Mounier dans son « Traité du caractère » (1946) nous propose une approche plus positive. Pour lui, le bricolage : « … se révèle par l’aptitude aux jeux, la débrouillardise, l’aptitude à se tirer de difficultés complexes ou à tirer parti de moyens de fortune, l’aptitude à établir des plans, parfois le goût de fabriquer, de réaménager. »

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Droits des femmes : pour leur santé au travail, on est loin du compte

La baisse globale des accidents du travail masque une hausse significative de ceux dont une femme est victime

42 % : c’est le taux d’augmentation des accidents du travail pour les femmes entre 2001 et 2019. Quant aux maladies professionnelles : + 160%.

Des chiffres qu’il était bon de rappeler en ce 8 mars. Des explications dans cette enquête publiée par Disclose, et dans le témoignage recueillis par les journalistes auprès de Francine, auxiliaire de vie.