P.S. Le télétravail est un levier pour faire évoluer le management

Blaise, conseiller RH dans les assurances

Parole de mai 2022, recueillie par Jacques, mise en texte par François

Ce texte est la suite du récit d’avril 2020 : “Cette situation de télétravail massif modifie les représentations”, après deux ans d’expérience du travail à distance

Dans notre entreprise, le travail à distance existait avant le premier confinement mais de manière peu formalisée. Le télétravail à domicile était une innovation saisie par quelques-uns dont moi-même qui suis en charge du développement de cette modalité. Aussi, durant ces dernières années, j’ai pris de nombreux contacts avec des collègues, des managers, la direction, des représentants du personnel…  Ces différents échanges et les études que j’ai pu mener ont sans doute permis à notre entreprise de traverser, moins difficilement que d’autres sociétés, ces mois si singuliers. En mars 2020, 95 % des salariés ont donc dû passer en télétravail imposé dans un contexte de fortes incertitudes sanitaires.

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De la construction de bateaux à celle d’éoliennes offshore

Damien, responsable de travaux aux Chantiers de l’Atlantique à Saint Nazaire

Parole de mai 2022, mise en texte avec Pierre

Voilà 32 ans que je suis aux Chantiers de l’Atlantique. Lorsque j’ai commencé à y travailler, l’entreprise employait 5 600 personnes et quelques sous-traitants. C’étaient des gens de la région, notamment beaucoup d’habitants de la Brière qui occupaient nombre de postes de maîtrise. Aujourd’hui, on entend moins de noms à connotation briéronne. Les Mahé, Moyon ou Aoustin se font plus rares… Il y a 30 ans, les gens arrivaient encore de Brière en car. Maintenant il y a une desserte routière qui fait le tour de l’entreprise et de larges surfaces de parkings. Si bien que chacun peut se garer à proximité de son lieu de travail. L’ambiance n’est plus la même. Il est loin le temps où, à l’heure de la débauche, les grilles s’ouvraient pour laisser passer un flot de vélos et de personnes qui traversaient la rue et essaimaient dans les cafés alignés le long du quai.

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Travail, territoire et pacte social

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de Pierre Madiot

Publiée avec TaF en mai 2022

À l’occasion des dernières élections présidentielles, on a pu se rendre compte à quel point le pays est traversé par des fractures territoriales fortes. Depuis plus de deux ans, les travailleurs font l’expérience de déployer leurs compétences dans une situation dégradée par la crise sanitaire. Si certains y ont gagné en autonomie et en responsabilité; si, au prix d’une intensification de leur travail, ils ont pu inventer de nouvelles manières de faire du bon boulot, de garder le lien avec les destinataires de leur travail, d’autres ont pu mesurer les difficiles conditions dans lesquelles ils exercent leur activité professionnelle. Au-delà des effets du confinement sur la gestion du temps et sur la planification du travail, il serait intéressant de se pencher aussi  sur les effets de la crise sanitaire sur la manière dont, territoire par territoire, a été et est désormais vécu l’espace de travail.   

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P.S. Attractivité, régulations et bénéfices du télétravail : une réalité contrastée

Bruno, responsable d’audit dans le secteur financier

Parole d’avril 2022, recueillie par Jacques et mise en texte par François

Ce récit est la suite du texte publié en juillet 2020 : “A l’avenir, il va falloir compter avec l’autonomie dont ont fait preuve les salariés pendant la crise et se baser davantage sur la confiance”, après deux ans d’expérience du travail à distance

Lors du premier confinement, la question de la faisabilité de nos activités en télétravail a été posée. Mais à l’expérience, nous avons pu faire la preuve que des outils aisément disponibles les rendaient possibles. Je fais ici allusion aux visio, aux partages d’écrans… qui étaient très peu utilisés auparavant.

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Gens simples, patients actifs

Jean-Michel, dermatologue

Parole d’avril 2022, mise en texte avec Pierre

Quand je faisais mes études de médecine à Rennes, on se rendait souvent avec des amis sur le littoral du Sud-Bretagne. Au-delà de Savenay, passé Trignac, on bifurquait vers la Baule en empruntant le périphérique légèrement en surplomb qui ceinture la ville de Saint-Nazaire et l’enferme entre, d’un côté, le port, ses grues, ses portiques ses friches industrielles et de l’autre, les marais de Brière et la campagne qui environne la chic station balnéaire bauloise. Cette quatre-voies forme une limite qui matérialise la juxtaposition de deux mondes que tout semble séparer. Je n’avais vraiment aucune envie d’entrer dans l’univers de Saint-Nazaire dont l’image me paraissait complètement négative. Je n’étais pas très au courant de l’histoire ouvrière de cette ville. Je devais tout juste savoir que le paquebot France y avait été construit. 

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Un médecin entre La Baule et St Nazaire: « Je ne suis pas là pour juger »

Gwénaelle, médecin urgentiste, SOS médecin

Parole mise en texte avec Pierre, Mai 2022

Quand, à huit heures du matin, j’arrive dans la salle de permanence nazairienne de « SOS médecins », je commence, autour des croissants du petit-déjeuner, par échanger avec mes collègues sur les appels auxquels l’équipe de nuit a répondu : madame unetelle qui nous a encore fait venir pour rien à Trignac ; cette jeune mère toxicomane isolée dans la campagne, et les interrogations que pose l’éventualité d’un signalement à la DDAS. Et on évoque les cas qui nous attendent dans d’autres lieux, dans d’autres contextes. L’antenne locale de notre association de permanence de soins intervient en effet sur un territoire fortement contrasté. Au nord et à l’est, les villes ouvrières de Saint-Nazaire et de Trignac, les marais de la Grande Brière du côté de Montoir et de Saint-Malo de Guersac ; à l’ouest les stations balnéaires de Pornichet, La Baule, le Pouliguen et l’arrière-pays de bocage autour de Guérande et de Saint-André des Eaux. 

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Pas d’ambulance, pas de chaîne des soins

Samy, conducteur ambulancier au SMUR de Bordeaux

Parole du 7 avril 2022, mise en texte par Christine

Photo Jech

« Ambulancier », ça n’existe pas dans le répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière. Officiellement, je suis « conducteur ambulancier » au SMUR, le Service Médical d’Urgence et de Réanimation. Cela signifie que je ne suis pas supposé être au contact du malade. Comme si je pouvais manutentionner un patient sans être à son contact, alors que je le porte pour le mettre sur son brancard et que je le transfère sur son lit en arrivant !

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Le blog de Jean-Marie Charpentier

Tous les mois, un billet inspiré par l’actualité et guidé par le point de vue du travail

À lire sur ce blog.

25 avril 2022 : « C’est du côté du travail que ça coince » nous dit l’ami Jean-Marie après le second tour des élections présidentielles. « Il y a manifestement trop de ressentiment qui n’arrive pas à trouver de débouchés dans le cadre de l’entreprise, alors que c’est là que se joue non seulement la situation des salariés, mais aussi, on le voit bien, une part de citoyenneté. Certes, le chômage a reculé, mais qu’en est-il de la qualité de l’emploi ? « 

Contre l’isolement : le « Café des Geeks »

Julie, chargée de recrutement

Parole du 4 mars, mise en texte par François

Entretien de recrutement

L’entreprise dans laquelle je travaille depuis un peu plus de quatre ans assure des services et du conseil en informatique. Elle rassemble un peu moins de deux cents personnes, essentiellement des ingénieurs et des administrateurs basés en région parisienne. Le cœur de mon emploi, c’est l’identification des besoins en personnel qu’expriment les différents services techniques et ceux à vocation transverse tels le marketing, la communication, le juridique…

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Ce que le « NPM » fait au travail des fonctionnaires et comment il s’y prend

Un podcast de France Inter

« Un management public sous l’influence du privé » : c’est à écouter sur le site de France Inter, dans Entendez-vous l’éco ? Comment le New Public Management désorganise le travail des fonctionnaires, à l’hôpital et ailleurs. Avec un détour par le statut des fonctionnaires, comme garant de leur autonomie dans le travail et du service rendu. Des éclairages apportés à ce que les travailleurs de la santé expriment dans leurs récits de travail (ici sur notre site). A lire en complément, l’article de Julien Vernaudon publié par Le Vent Se Lève : Le poison de la novlangue managériale dans l’hôpital public ; de ce « langagement » destiné à enrôler les soignants dans ce nouveau management.

L’éthique du soin à l’épreuve des politiques gestionnaires

Paru dans « The conversation »

Parue dans « the conversation », une contribution de Philippe Bizouarn, médecin anesthésiste- réanimateur au CHU de Nantes, dont le récit de travail « vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens tout va bien » est paru sur le site de la Compagnie en février 2021

De l’utilité de publier des récits de leur travail avec ceux qui le font : entretien avec Fabienne Orsi

VIDÉO

En juillet 2020 paraissait l’appel pour la refondation du service public hospitalier. Il y était question de réfléchir à partir des expériences de travail vécues, notamment depuis le début de la crise sanitaire. La Compagnie Pourquoi se lever le matin ! a décidé de s’associer à cet appel et proposé d’y contribuer par le recueil de récits de ce travail. Les récits sont publiés dans notre dossier « refonder le service public hospitalier ». Le travail se poursuit depuis 18 mois. Quels retours aujourd’hui sur cette expérience ? Quelles suites, notamment avec l’enquête sociale en cours de préparation ? Nous en avons discuté avec Fabienne Orsi.

À distance ou non : communiquer !

Contribution de Pierre Madiot

Publiée avec TaF en avril 2022

On a pu lire, parmi les nombreux récits collectés par la Compagnie Pourquoi se lever le matin, qu’un des effets du travail à domicile imposé par la crise sanitaire avait été de permettre un renouvellement du regard que chacun porte soudainement sur sa vie privée à partir du point de vue de sa sphère professionnelle, et sur son travail à partir de son point de vue de membre d’une cellule familiale. Cela a été l’occasion, tout autant, d’une déstabilisation par rapport aux cadres spatio-temporels établis jusqu’alors: « Avec le confinement, le télétravail est devenu synonyme d’enfermement dans un seul lieu. » (Yannick, chercheur en sciences sociales), que d’un recentrage sur la chaleur régénératrice du foyer : « Le côté agréable pour nous, fut de se retrouver pour le déjeuner. On ne fait jamais ça. C’était le petit plus. »

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Donner la parole au travail vivant

Vidéo réalisée lors des rencontres de Marseille des Ateliers pour la refondation du service public hospitalier

Donner la parole au travail vivant, c’est le sens de l’engagement de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! dans les ateliers pour la refondation du service public hospitalier.

Vidéo extraite du dossier « prendre soin ensemble » réalisé par Remix the commons, lors des rencontres de Marseille en juillet 2021

D’autres témoignages à découvrir en ligne : Antoine Lamer : Libérer le logiciel de l’hôpital, Aux 8 Pillards : accueillir ce qui nous soigne, Benjamin Coriat : Sortir l’hôpital de ses murs, Candice Lafarge : L’humain au coeur du travail en santé, Delphine Glachant : Prendre soin de la psychiatrie, Dominique Acker : Pour la coopération et l’investissement dans la santé, Fabienne Orsi : Refaire travail commun en santé, Frédérick Stambach : Faire face à la pénurie en santé, Hélène Froment : Soigner avec les habitants, Isabelle Simon : Faire face à la dégradation de la qualité des soins, Martin Pavelka : Résister pour soigner, Philippe Bizouarn : Témoignage, Sébastien Firpi : Repenser le soin et faire commun, Thomas Coutrot : La santé face à la logique financière, Yazid Attalah : l’hôpital on l’aime !

Sans empathie, le commissaire enquêteur recueille du « brut »

Bernard, commissaire enquêteur

Parole du 16 mars 2022, mise en texte par François

Pour le grand public, un commissaire enquêteur serait un homme, plus rarement une femme, qui exerce ses fonctions dans un service de police. En réalité, il a pour mission d’entendre les riverains susceptibles d’être affectés par des projets d’implantation d’un ouvrage, par la révision d’un plan d’urbanisme… qui ont vocation à modifier leur territoire. Pour cela, il est amené à les rencontrer, souvent en mairie. Assez contre intuitivement, les confinements sanitaires n’ont pas massivement bouleversé mon travail au quotidien qui consiste pour l’essentiel à la rédaction de rapports. Ils ont par contre  modifié mes relations avec mes principaux interlocuteurs que sont les citoyens et les représentants d’associations  concernés par une enquête publique.

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« Les chantiers, c’est toute une vie. » Itinéraires d’un attineur 

Yvan, magasinier aux Chantiers de l’Atlantique

Parole mise en texte avec Pierre, mars 2022

Avant d’être affecté au magasin de petit outillage, j’ai passé plusieurs années au cœur du chantier naval puisque je faisais partie de l’équipe chargée d’implanter au sol les plots qui supportent la coque du navire au fur et à mesure qu’on le construit. Mon rôle était, au fond de la cale, de tracer la silhouette de la coque, de placer des blocs de béton sur lesquels j’ajustais au rabot et au laser les poutres en chêne qu’on appelle des « tins ». J’étais ce qu’on appelle un « attineur »…  

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Ma fatigue était liée au fait que seul un sens, la vision, était mobilisée.

Véronique, ingénieure pédagogique multimodale

Parole du 1er mars 2022, mise en texte par François

Après plusieurs années d’activité en qualité de responsable pédagogique dans un centre de formation pour adultes, j’ai eu le sentiment de ne plus réellement progresser. La bureaucratie qui régnait au sein du GRETA m’étouffait à petit feu. J’y avais perçu néanmoins l’intérêt de développer des actions en distanciel, en diversifiant les modalités de formation. J’ai donc pris la décision de m’engager dans un diplôme de niveau master II.

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Communiquer en entreprise en temps de pandémie : le ressort des sciences sociales

Une conférence de l’APSE, avec les interventions de Jacques Viers et Jean-Marie Charpentier, co-auteurs du livre que nous vous présentions lors de sa parution.

« Le futur du travail » un essai du sociologue J. S. Carbonnel

Parution le 18 02 2022 aux Editions Amsterdam 192 pages – 12 €

Quelles conséquences des nouvelles technologies sur le travail, sur la quantité d’emplois mais aussi sur leur qualité ? Les machines ont-elles remplacé les ouvriers ou leurs emplois sont-ils partis ailleurs ? Les nouvelles technologies poussent-elles à la déqualification, ou est-ce le contraire ? Quelles conséquences sur l’intensification du travail, notamment dans les « usines à colis » de la logistique, secteur employant aujourd’hui beaucoup plus de salariés que l’automobile ? Les nouvelles technologies sont-elles seules responsables des évolutions du contrôle managérial et l’ubérisation des emplois ?

L’auteur de cet essai, le sociologue Juan Sebastian Carbonnel répondait à ces questions à partir de ses travaux de recherche. Il était l’invité du 13/14 de France Inter, ce 28 mars, 13 minutes d’interview à écouter sur le site de la radio.

L’hôpital… vu d’en haut ou vu d’en bas ?

Des échos de la journée de rencontre du 28 février 2022

Le 28 février se tenait une journée de rencontre organisée autour de l’hôpital public, partant du clivage des univers de travail entre l’hôpital vu d’en haut… et l’hôpital vu d’en bas. Les échanges ont largement fait écho aux récits de travail engagés par la Compagnie avec les Ateliers pour la refondation du service public hospitalier. Que ce soit par leur contenu, voir notamment le récit « Vu d’en haut, du moment qu’on opère les gens, tout va bien« , ou par la diversité des acteurs impliqués dans ce projet. François participait à cette journée pour la Compagnie. Il nous la raconte.  

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« Pour une fois, tous les ouvriers des Chantiers avaient été conviés à la cérémonie du lancement du Queen Mary 2 »

Laurence, décoratrice aux Chantiers de l’Atlantique

Parole de janvier 2021, mise en texte avec Pierre

Depuis la voie express, je vois à l’horizon les pylônes du pont de Saint-Nazaire et le grand portique rouge des Chantiers de l’Atlantique. Ce sont les marques qui indiquent que je m’approche de mon lieu de travail. Entre les marais du Mès où j’habite et le site du bateau en construction, il y a quarante-cinq minutes de trajet. Arrivée aux abords de la gare SNCF, j’ai conscience d’entrer progressivement dans l’environnement du chantier naval. Je bute sur le port. Contourner le bassin de Penhoët dont une rangée de cafés ouvriers borde les eaux un peu glauques. S’engouffrer entre deux très longs bâtiments industriels aveugles dont la perspective semble se refermer comme un entonnoir. Ici se pressent les gens qui arrivent au boulot au même moment. Ça bouchonne. Visuellement, ce passage ressemble à un sas au-delà duquel j’entre dans une autre dimension. Pas d’erreur : j’y suis… Il faut encore se trouver une place de stationnement à proximité de la porte qui donne accès à la forme des navires en phase de finition, au bord de l’estuaire.

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Les liens entre travail et territoire : et si on les cherchait dans le récit du quotidien ?

La Compagnie Pourquoi se lever le matin engage la collecte de récits du travail ancré dans le territoire de Saint-Nazaire

On peut dire que chaque territoire est plus ou moins caractérisé par une activité dominante liée à un contexte géographique, socio-économique, culturel et historique singulier. Cela se voit dans le paysage, dans l’urbanisme, dans l’aménagement, dans la façon dont les activités coexistent et s’associent plus ou moins. Cela se voit  dans l’empreinte que ces activités laissent sur l’espace et sur les gens. Cela se voit dans la manière dont ces derniers en parlent, et, souvent, dont ils en tirent une certaine fierté.

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Les éoliennes à Saint-Nazaire, ville à la mer, ville ouvrière

Sylvie, Leader management documentation manufacturing

Parole de mars 2022, mise en texte avec Pierre

Au bout de la route… les mâts des éoliennes

Dès que General Electric a acquis Alstom, en 2014,  j’ai cherché l’opportunité de rejoindre le site de Montoir de Bretagne, proche de Saint Nazaire, spécialisé dans la fabrication d’éoliennes offshore. En septembre 2018 j’ai rejoint ce site en détachement dans un premier temps. Et en juin 2020, lorsque le projet du champ éolien offshore du « Banc de Guérande » a débuté, j’ai été mutée définitivement.

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Travail à distance : bricolages éphémères ou porteurs d’avenir ?

Publié en partenariat avec la plateforme Travailler au Futur : mettre le travail en débat à partir de nos récits

Contribution de François Granier

Publiée avec TaF en mars 2022

Le mot « bricolage » est souvent connoté négativement. A l’expression « Mais c’est du bricolage ! » s’oppose : « Ça, c’est du travail de pro’ ! ». Pourtant, Emmanuel Mounier dans son « Traité du caractère » (1946) nous propose une approche plus positive. Pour lui, le bricolage : « … se révèle par l’aptitude aux jeux, la débrouillardise, l’aptitude à se tirer de difficultés complexes ou à tirer parti de moyens de fortune, l’aptitude à établir des plans, parfois le goût de fabriquer, de réaménager. »

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