Pour la refondation du service public hospitalier

Atelier de travail et de réflexion démocratique et populaire – Première rencontre le 10 octobre à Montreuil

Les collectifs qui ont lancé, le 7 juillet dernier, l’appel pour refonder le service public hospitalier, organisent rencontre de lancement le 10 octobre, à l’AERI, 57 rue Etienne Marcel à Montreuil. Elle est ouverte à toutes et tous, sur inscription (dans la limite des places disponibles). Pour s’inscrire, c’est ici. Voici une présentation de cette action et le programme de la journée du 10 octobre …

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Du « travail à distance » au télétravail

Le point sur le cadre réglementaire existant et les enjeux, par Michel Miné

Michel Miné, titulaire de la chaire Droit du travail et droits de la personne au CNAM, nous offre dans un article publié par « the conversation »Télétravail : des règles juridiques à redécouvrir et à rendre effectives – un rappel de l’encadrement juridique existant et quelques pistes sur les enjeux.

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Ce n’est pas parce que je ne peux pas en faire , que je n’ai pas d’avis sur le télétravail

Pierre, syndicaliste dans la fonction publique territoriale

Paroles du 2 juillet 2020, mises en texte avec Martine

Je travaille à la voirie pour le Département du Rhône, je suis secrétaire-adjoint du syndicat CGT, je siège à la Commission Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) et en Commission Administrative Paritaire des catégories C (CAP C). Je suis aussi référent route pour la région Auvergne-Rhône-Alpes au syndicat CGT de la Fonction Publique Territoriale, à Paris. Je pense que le télétravail c’est politique.

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Les nouveaux travailleurs des applis

Note de lecture

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Abdelnour S., & Méda D., (dir.), Paris, Puf, 2019, 112 p., 9,50 €

Pour appréhender les relations de travail générées par les plateformes numériques, Sarah Abdelnour et Dominique Méda mobilisent les enquêtes qu’elles ont elles même conduites mais aussi les travaux d’une dizaine de collègues sociologues, politistes et juristes. Ensemble, ils vont s’intéresser au phénomène d’ubérisation. Le néologisme « ubérisation » rassemble des formes fort diverses de relations entre consommateurs et prestataires. Selon le dictionnaire Le Robert, l’ubérisation d’un secteur d’activité se manifeste : par la transformation de celui-ci par un modèle économique innovant tirant parti du numérique. Au-delà d’une mise en relation directe qui supprime les intermédiaires historiques des marchés de biens et services, face magnifiée par les plateformes, que génèrent celles-ci en matière de travail et d’emploi ? Sont-elles une voie pertinente pour effacer un modèle socio-économique de plus en plus décrié ou participent-elles, insidieusement, à l’érosion des conditions de travail et d’emploi d’un nombre croissant de personnes laissées de côté par la mondialisation des échanges ?

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Travail et Culture

Association culturelle d’éducation populaire

« Association culturelle d’éducation populaire, TEC/CRIAC (Travail et Culture) fonde son action sur la conviction que toute personne est détentrice et productrice de culture et que le travail est porteur de culture. Elle mène à partir du territoire des Hauts-de-France, et de plus en plus régulièrement sur d’autres territoires en France et à l’étranger, des projets culturels et artistiques sur et avec le monde du travail.

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Le visage humain du Covid-19 à New York

Exposition Peter Turnley à Visa pour l’image, hommage visuel aux héros et aux victimes, 55 photos à découvrir en ligne

Un grand merci au festival international du photojournalisme qui propose une visite en ligne de ses expositions 2020, dont celle de Peter Turnley. Manhattan au printemps 2020, outre-Atlantique et pourtant si proche : on applaudit les soignants, les sans-abris le sont toujours, les amoureux profitent de ce temps suspendu, et les « premiers de corvée » sont les mêmes qu’à Paris. Beaucoup sont photographiés au travail : soignants comme éboueur, factrice, pompiers, conducteur du métro, employés funéraires… Des photographies en écho aux textes que la Compagnie a publiés dans le dossier « crise sanitaire »

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« Mon métier est addictif … je gère de l’humain »

Julia, gestionnaire du personnel à la DRH d’un Conseil Régional

Parole du 7 juillet, mise en texte avec Martine

Je travaille à la DRH au Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2008, je suis gestionnaire du personnel des directions de l’économie et du tourisme. Je gère aussi les personnels non enseignants, c’est à dire les personnels techniques (agents d’entretien, cuisiniers, ouvriers en maintenance…) des lycées de la Loire, principalement, et celui de La Duchère, à Lyon.  

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“Ce croisement « temps extensif – espace confiné » trouble les repères ”

Yannick, chercheur en sciences sociales

Parole du 19 juillet, mise en texte avec François

J’ai un profil un peu particulier. Après Sciences Po., j’ai fait un DEA de sociologie politique et un mémoire sur l’emploi des jeunes sous la direction d’un économiste. Comme le courant est bien passé, j’ai obliqué vers un DEA d’économie pour pouvoir faire ma thèse avec lui. Je suis ainsi devenu « économiste » par hasard. Ce qui m’intéresse, ce sont les objets plus que les prismes disciplinaires. Aujourd’hui j’appartiens à un labo où la sociologie domine et je m’y sens très bien. On pourrait me qualifier de « socio-économiste », mais j’aime bien dire que je suis simplement « chercheur en sciences sociales ».

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Soigner le cancer : les acteurs de la chaîne des soins racontent leur travail

Avant-propos, par Pierre Madiot

Disponible, ou sur commande, chez votre libraire préféré – 16€

« L’urgence c’est de vivre. Protéger la vie, la faire renaître et, jusqu’aux derniers instants, lui donner de l’espoir… pour nos proches, pour nous-mêmes, et pour ceux qui vont continuer après nous. Voilà ce que j’ai appris en accompagnant mon épouse tout au long de son parcours dans les services de cancérologie. Voilà aussi ce que la crise sanitaire du printemps 2020 a imposé comme une évidence. Ce que les gens applaudissaient depuis leurs balcons, ce n’était pas seulement l’abnégation des soignants – il faudrait les applaudir toute l’année, nuit et jour – c’était d’abord la beauté de la vie dont ces derniers sont dépositaires et qui semblait tout à coup si universellement fragile. Les gens criaient : «Bravo ! ». Ils voulaient dire, alors que planait la menace de la pandémie : « Merci de nous ramener à l’essentiel ! »

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Soigner le cancer 1/20 – « Oui, c’est bien un cancer… »

Anna, médecin de famille

« Je ne veux que des bonnes nouvelles, docteur… ». L’homme qui est devant moi est atteint d’un cancer. Il ne le sait pas encore.  Ou plutôt il s’en doute mais aimerait mieux ne pas le savoir. Hélas, je ne suis pas là que pour les bonnes nouvelles. Et, dans mon cabinet de ville, je ne dispose pas de l’arsenal d’aide dont dispose l’hôpital avec la psychologue, l’entretien infirmier, les médecins. Pas de prise en charge pluridisciplinaire. En revanche, j’ai l’avantage de très bien connaître ce patient, contrairement aux collègues hospitaliers.

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Soigner le cancer 2/20 – « Ils sont là, assis au bord de leur chaise. »

Fabienne, secrétaire de la radiothérapie

[…] Le passage par le secrétariat après la première consultation en radiothérapie est une étape importante. C’est un moment difficile. J’essaie d’abord d’écouter les nouveaux patients et leurs familles, de laisser s’évacuer la tension, l’angoisse ou la colère. Les laisser pleurer […] Face à cela, bien sûr, oui, il y a des collègues qui craquent. Il ne faut surtout pas pleurer avec les patients, surtout pas ! Et ce n’est pas toujours facile !

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Soigner le cancer 3/20 – « Derrière mon écran, il y a des personnes »

Frédéric, physicien médical

[…] Sur l’image, j’ai tous les paramètres de l’anatomie de la zone concernée et les limites de la tumeur. Elle représente, en quelque sorte, un patient virtuel que je transfère sur le système de planification de traitement TPS, Treatment Planning System. A partir de là, je vais mettre en place virtuellement le traitement, en essayant toutes sortes de combinaisons pour traiter le patient réel, qui passera sous la machine réelle.

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Soigner le cancer 4/20 – « Tout va bien aujourd’hui »

Manon, manipulatrice en radiothérapie

[…] Le patient que j’ai accueilli en cabine ce jour-là ne m’a même pas laissé le temps de lui demander son nom ni sa date de naissance, comme la procédure m’y oblige. Il me les a donnés de lui-même. Et il enchaîne « Tout va bien aujourd’hui. Mais vous n’avez pas de chance : enfermés dans votre bunker, vous ne voyez pas qu’il fait beau cet après-midi… ». Sa bonne humeur fait plaisir à voir. Elle est le signe que mon binôme et moi avons su instaurer une relation de confiance.

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Soigner le cancer 5/20 – « Son épouse voudrait tant qu’il s’alimente »

Benoît, diététicien

« Je t’ai cuisiné quelque chose de bon et tu ne manges pas… » Le patient est attablé chez lui, devant son assiette. Mais ça ne passe pas. Il est au centre des regards. Son épouse, ses enfants voudraient tant qu’il s’alimente. « Essaie encore. Il faut manger. La nourriture fait partie du traitement … » Plus ils insistent, plus il se bloque. […]

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Soigner le cancer 6/20 – « Finalement, elle a pris ses cachets »

Sabine, pharmacien de ville

[…] Curieusement, j’ai beaucoup plus affaire aux femmes qu’aux hommes quand il est question de cancer. Peu de messieurs viennent chercher les nombreux médicaments qui combattent les effets secondaires de la maladie. Je suppose qu’ils ont besoin de rester à distance s’il leur faut des crèmes pour leur peau abîmée par le traitement, ou du vernis pour leurs ongles cassants. Les hommes ne vont pas nous parler de leur peau.

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Travailler au féminin

La revue TaF, Travailler au Futur, consacre son numéro 2 à un TaF : Travailler au Féminin

disponible en ligne, sur le site de TAF

Où l’on apprend que le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, est un mythe et ne plonge pas ses racines dans la commémoration de la grève de couturières newyorkaises, cet événement n’ayant jamais eu lieu ! « La véritable histoire du 8 mars », un article de F. Picq.

Les 110 pages de ce numéro 2 de la revue Travailler Au Futur (TAF) de mai à août 2020 est donc consacré au travail des femmes.

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Soigner le cancer 7/20 – « Que vont-ils faire de ce que je leur ai dit? »

Catherine, oncologue médicale

[…] Comme tous mes collègues oncologues, je suis très attachée à la confiance qu’on me donne […]. Notre relation avec chaque patient atteint du cancer nous met en jeu, sans doute plus que dans d’autres spécialités. Quelque chose de fort se passe avec ces patients que nous prenons en charge au moment où ils viennent de perdre l’insouciance de ceux qui n’ont pas encore été confrontés à leur propre mort, à l’instant où leur vie est en train de basculer.

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Soigner le cancer 8/20 – « Arrivez toujours avec le sourire »

Marie, infirmière en Hospitalisation de jour

Le patient avait très peur de la première perfusion. Il était tellement terrorisé que j’aurais préféré qu’il soit placé sous hypnose. Mais l’infirmière formée dans ce domaine n’était pas disponible. Alors, je me suis dit qu’il fallait que je lui parle pour lui faire oublier où il était, que je l’emmène ailleurs.

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Soigner le cancer 9/20 – « Le patient attend, je fonce, je fabrique »

Émilie, pharmacien hospitalier

Les gens sont souvent étonnés de découvrir que l’hôpital possède une pharmacie. Pourtant, nous sommes quarante à y travailler et nous alimentons les services de la cité sanitaire en médicaments, dispositifs stériles, solutés… et également en chimiothérapies. L’industrie du médicament commercialise des formes concentrées – souvent inadaptées à une administration directe – qu’il faut diluer dans des solvants avant de les envoyer dans les services destinataires.

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Soigner le cancer 10/20 – « Trouver une aide, maintenant, sans délai »

Marine, assistante sociale attachée à la clinique

[…] Ce que le cancer met en évidence, c’est la manière dont la société prend ou non en charge ceux qui sont dans la marge […] J’ai vu des malades au tempérament volontaire se retrouver complètement anéantis. D’autres, qui semblaient un peu dépressifs, ont trouvé un regain de vitalité ou d’envie de faire face. Ce qui compte alors, pour le patient, c’est de sentir le soutien de l’équipe de professionnels ainsi que celui de la famille et des proches. C’est un tout. Il va puiser de l’énergie auprès de chacun de ces deux pôles.

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Soigner le cancer 11/20 « Il se joue ici quelque chose d’essentiel »

Isabelle, secrétaire médicale dans les unités d’oncologie et d’hospitalisation complète

Quand les gens entrent dans le service d’hospitalisation complète, il leur est difficile d’éviter le comptoir du secrétariat de l’étage. Les visiteurs s’arrêtent pour me demander s’ils peuvent voir tel patient. Ils vérifient le numéro de sa chambre. Parfois, je les vois passer plusieurs fois, ils hésitent, comme s’ils ne savaient pas par où commencer.

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Soigner le cancer 12/20 – « Dans sa bulle elle était bien »

Flavie, aide-soignante en oncologie

Il y avait la petite musique, une lumière un peu tamisée, quelques décorations… La dame à qui j’ai donné une balnéothérapie s’est détendue. Le contact avec l’eau lui permettait de renouer avec des sensations oubliées. Dans sa bulle, elle était bien. Quand je l’ai ramenée dans sa chambre, elle m’a dit : « Ah… pendant ce moment-là, j’ai oublié que j’étais malade… ».

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Soigner le cancer 13/20 – « C’est à la fois très technique et très humain »

Sandra, infirmière en oncologie et en hôpital de jour, co-fondatrice de l’Association des Soignants du Service d’Oncologie de l’Estuaire

[…] Il y a des jours difficiles, des moments où l’on voudrait être ailleurs. Nous sommes confrontés quotidiennement à la maladie grave, et très régulièrement à la mort. J’y reste très sensible, même en ayant appris à prendre du recul. Il m’est arrivé de pleurer avec des patients ou des familles, et de leur dire : « Je suis désolée, mais ce que vous me dites me touche, oui, vous me faites pleurer ».

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« Le confinement m’a tout d’abord fait peur, mais il m’a aussi permis de gagner en autonomie, et de mieux apprécier le monde dans lequel je vis »

William, lycéen parisien en classe de première

Parole du 26 juin, mise en texte avec François

Pendant ces mois de confinement, je me levais un peu plus tard que d’habitude vers 8 heures 30. Je déjeunais, m’habillais comme si j’allais à mon lycée, je ne passais pas la journée en pyjama… J’assistais aux cours puis je mettais à plat ce que l’on avait abordé et j’avançais ensuite sur le travail à faire. Après le déjeuner, je faisais une petite pause puis je me remettais au travail en milieu d’après-midi mais aussi parfois après le diner.

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Soigner le cancer 14/20 – « Le moment où j’ai passé la tondeuse »

Catherine, prothésiste capillaire

[…] J’invite donc la dame et son mari à entrer dans mon bureau encore baigné de soleil en cette fin d’après-midi. J’ai voulu que mes locaux soient lumineux, que chaque pièce ouvre largement sur l’extérieur par de grandes baies. Nous nous installons autour de la table en verre et je commence par écouter. La dame redoute particulièrement la perspective de perdre ses cheveux.

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