Histoires de travail

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Santé et travail, paroles de chômeurs

Note de lecture de cet ouvrage qui va a rebours de bien des idées reçues sur les chômeurs.

Dominique Lhuilier, Dominique Gelpe, Anne-Marie Waser (Sous la direction de), Editions Éres, collection Clinique du travail, Toulouse, 2024, 316 p., 23 €.
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La crise d’attractivité du secteur social et médico-social : un enjeu de santé au travail

Un point de vue construit par Serge Jamgotchian à partir de sa pratique d’évaluation des risques professionnels

La crise d’attractivité que traversent les établissements et services sociaux et médico-sociaux à but non lucratif est largement partagée et documentée. Les difficultés de recrutement et de fidélisation se traduisent notamment par un accroissement du nombre d’intérimaires. Cette perte d’attractivité serait-elle le symptôme d’une perte de sens au travail si ce n’est d’un mal-être ou d’une souffrance au travail ? N’est-elle pas également le signe d’une transformation des trajectoires professionnelles et de nouvelles aspirations des salariés ? En quoi l’évaluation et la prévention des risques psychosociaux en s’inspirant des « ergodisciplines » peut-elle concourir à rendre plus attractifs ce secteur et les métiers du « prendre soin » ? En définitive, il ne semble pas possible, ni souhaitable, d’espérer restaurer l’attractivité des structures du « prendre soin » si l’on ne prend pas soin des institutions dont c’est le métier et de celles et ceux qui y travaillent.

L’article est disponible en ligne, ici.

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J’ai pris une claque

Avec le film Petites mains (sous-titré : La lutte avec classe), sorti le 1er mai, tout un symbole !

Je suis ressortie de la salle le cœur gros comme ça avec l’impression d’avoir reçu une grande claque.

Des histoires parallèles se croisent. Le travail réel des femmes de chambre dans les suites du palace et celui de celles qui font le piquet de grève  devant le palace ; les femmes de chambres, les internes (en CDI) et les externes, (en sous-traitance) ; les amours, les vies de couple, les vies familiales des personnels / personnages ;  la femme de chambre expérimentée (interne), qui jamais ne fait grève et qui doit s’enquiquiner à former une petite jeune qui vient d’arriver (externe), embauchée pour « casser la grève » ; le bagagiste qui a la chance de plus que tripler son salaire car il est en contact avec le riche client (« 500€ pour changer la chaîne de la télé ») et les femmes de chambre, invisibles, qui ne gagnent que 12€ par « unité » de 45 minutes ; le client qui débourse « 16€ pour un coca, 74€ pour un sandwich club de pain de mie » ou l’équivalent, pour une nuit, du salaire annuel d’une femme de chambre ; la « vieille » femme de chambre qui fait tout pour dégoûter la jeune qui vient d’arriver : « Mais qu’est-ce tu fous là ? », sous-entendu, à ton âge, tu ferai mieux de retourner à l’école, conseil que cette dernière finira d’ailleurs par suivre.   

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Mal travail – Le choix des élites

Un livre de François Ruffin, nourri de paroles qui entrent en résonance avec nos récits de travail

Si l’auteur écrit avec la verve du journaliste, il s’exprime ici à partir de son travail de parlementaire, dans sa circonscription, sur le terrain, et à l’Assemblée nationale sur le sujet de la Branche AT-MP de la Sécurité sociale, avec ses auditions et ses nombreuses lectures. Il y a beaucoup de travail dans ce livre du député-reporter. Puissent tous nos parlementaire et leurs équipes enquêter ainsi et maîtriser aussi finement les dossiers qui leur sont confiés ! Le livre commence par un constat : la fierté craque.

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La force du récit pour donner la parole au travail

À lire sur le blog de Jean-Marie Charpentier

Pour preuve, en voici quelques extraits
Quand les salariés parlent de leur travail, quand des récits révèlent les « mondes sociaux » du travail, c’est en fait le travail qui parle. Et c’est ce dont on a besoin dans le moment présent.
C’est une part du travail réel et du rôle des acteurs que l’on peut révéler, mettre au jour grâce au récit. Or, il fait défaut. Le manque de récit dans le travail et l’entreprise rejoint d’ailleurs un manque que l’on constate plus largement dans la société, dans le champ politique. 
Le récit s’appuie sur l’enquête, l’entretien, la parole donnée aux acteurs. Il faut pouvoir sentir comment les choses se mettent en place, comment un métier se déploie, s’organise. Pas de récit sans enquête, sans attention aux faits, sans « passeurs du réel ». Le récit raconte ce qui peut être dit et fait dans un groupe ou un collectif. Il a une force de légitimation des acteurs, en l’occurrence des salariés quand il s’agit du travail.

Cet article de Jean-Marie est à paraître dans le n°500 de la revue Cadres CFDT en avril 2024. On peut le lire en avant-première sur son blog.

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Santé et travail, paroles de chômeurs

Dominique Lhuillier, Dominique Gelpe et Anne-Marie Waser présentaient leur ouvrage le 27 mars dernier au CNAM

Les médias évoquent de manière récurrente les difficultés rencontrées par nombre de branches professionnelles pour pourvoir des emplois vacants. Ils rappellent parallèlement que le taux de chômage demeure en France supérieur à 8% de la population active. « Suffirait-il de traverser la rue », ou de : « Faire le tour des brasseries installées en front de mer pour obtenir un emploi » ? Mais que savons-nous du vécu professionnel et personnel des personnes en quête d’emploi sachant que 40 % d’entre eux ne sont pas indemnisées. Cet angle mort conforte la diffusion d’idées reçues sur leurs situations : ils seraient des « tire au flanc », des « assistés profitant de la solidarité nationale », … Dès lors, ces représentations légitiment aux yeux du grand public le développement de normes destinées à réduire les droits des demandeurs d’emploi à une prise en charge.

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Le piège du prêt-à-penser

Sandra Enlart évoquait son essai « Quand le bien et le mal s’invitent au travail » lors d’une Master Class de l’ITMD le 21 mars dernier

Presses Universitaires de France – 2022

Lors de la Master class organisée par l’ ITMD le 21 mars 24. Sandra Enlart parle de son dernier essai : « Quand le bien et le mal s’invitent au travail » , une étude sur les discours moraux dans et sur l’entreprise.  Le monde de l’entreprise, comme le monde du travail en général, est traversé par des croyances et des discours moraux. Qui sont les bons, qui sont les méchants ? Qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal ? Ces certitudes fonctionnent souvent sur un mode moral binaire : les bons – les méchants, le vrai – le faux, les ringards – les modernes. Elle note ainsi une antienne  chez les managers, les salariés, les syndicats d’une part  et une autre chez les chercheurs ou critiques d’autre part. Des  refrains  dans et hors l’entreprise, teintés de morale qui ont pour intention de responsabiliser, de définir le bien, le juste, le vrai… sans  que quiconque ait  évalué la véracité des  propos tenus. Elle a voulu comprendre les implicites, les postures sous-jacentes, les aveuglements, les croyances, ces « comment on pense », d’un côté comme de l’autre, sans  porter de jugement moral ou philosophique.

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« Moi, j’aime pouvoir faire mon travail de manière bien organisée »

Jordan, agent de service au sein d’une maison de retraite

Le maniement de l’auto-laveuse

Au début de mon travail d’agent de service en maison de retraite, la cadence était trop intense pour moi. Je m’efforçais de me concentrer sans arrêt pour bien réaliser ce qui m’était demandé : réceptionner le linge propre, le trier, le plier… Si les changements me troublent ou si me concentrer me demande plus d’efforts qu’aux autres, c’est que je suis classé comme autiste léger.  Je souffre en effet de dysgraphie et de difficultés de langage. Compte tenu de mon handicap, le médecin du travail a proposé un emploi du temps aménagé. Je travaille cinq jours par semaine, du lundi au vendredi, pour un total de trente heures. Et je commence une heure plus tard que mes collègues, à sept heures trente. 

Aujourd’hui, je peux dire que, dans mon travail, je tiens le rythme. Je m’adapte aux petits imprévus, mais si un changement intervient sans que j’aie été prévenu, ça me stresse. C’est par exemple le cas, quand je dois interrompre soudainement le maniement de l’auto-laveuse. Moi, j’aime bien pouvoir faire mon travail de manière organisée.

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Quand les femmes n’ont plus le droit de travailler ni d’étudier

Deuxième saison de “Outside Kaboul”, un Podcast de Caroline Gillet, sur France Inter

En ce 8 mars, un peu par hasard, j’ai écouté le Podcast « Outside Kaboul » sur Radio France.  La journaliste Caroline Gillet a recueilli pendant plus de deux ans, dès 2021, le témoignage de Marwa et Raha, deux jeunes femmes afghanes actuellement en exil en France. Elle publie leurs paroles dans le podcast. Au passage Caroline Gillet cite et loue les technologies numériques, inconnues lors de sa formation de journaliste , comme étant au cœur de la réalisation de ce podcast. Elle n’est jamais allée à Kaboul, elle n’a rencontré physiquement Marwa, exilée à Paris, que tard après les premières paroles échangées. Ces récits co-construits par ces 3 femmes, une encore à Kaboul, Raha, l’autre exilée en France, qui a pu s’inscrire dans une haute école française, nous ramènent à la condition des femmes, bien sûr. La leur et la nôtre dans un pays occidental.

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L’arrivée des femmes dans la sphère du travail : une aventure pour elles et pour les hommes

Au XIX° siècle, déjà

Femme au bureau

Elle entre dans la salle du conseil, tailleur noir, talons hauts, un vêtement féminin mais sans ostentation. Les administrateurs, réunis pour la circonstance, la découvrent ce jour-là. L’accueil est courtois. Elle s’assoit  naturellement à une place laissée libre mais rien ne se passe. Ils attendent que le patron de Margaret arrive. Mais Margaret est elle-même le patron. Après trois minutes ou plutôt plusieurs secondes de flottement, tout rentre dans l’ordre et elle peut présenter son projet. Plusieurs vont lui couper la parole mais elle en a l’habitude. Dans les réunions, les femmes se font interrompre plus souvent que les hommes, y compris à niveau de responsabilité équivalent. L’arrivée des femmes dans la sphère du travail est toujours une aventure. Pour elles mais aussi pour les hommes.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – janvier / février 2024

Nos publications, nos discussions, nos projets, nos lectures et nos films … on vous dit tout

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Révéler le métier par son récit

La démarche de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! fait école

L’association française de communication interne (Afci) https://www.afci.asso.fr/ qui réunit les communicants internes de nombreuses entreprises françaises vient de démarrer un atelier visant à collecter des récits de métiers de ses adhérents. Vincent Brulois, administrateur de l’Afci, présente ici la méthode de recueil et de production des récits de métier de communicants. Elle est basée sur la méthode mise au point par La Compagnie Pourquoi se lever le matin !

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Mémoire ouvrière en Val d’Aubois – Journal de recherche

Note de lecture

A la lecture du titre, nombre de lecteurs pourront assez légitimement se poser deux questions. D’une part, en quoi un ouvrage destiné à rendre compte d’une  mémoire ouvrière peut-il apporter une contribution significative à un champ dont la bibliographie s’avère fort abondante voire redondante ? D’autre part, où situer le Val d’Aubois ? Dans les Vosges frappées par la désindustrialisation ou dans le Massif central en lien avec l’épuisement de quelque mine ? C’est le sous-titre qui nous éclaire sur l’originalité du propos, conforté dans l’introduction par l’explicitation du projet de Laurent Aucher : « Saisir la sociologie en actes : tel est, me semble-t-il, le premier intérêt de ce carnet » (p.17). L’auteur affirme donc vouloir révéler les conditions très concrètes de son travail de chercheur en sciences sociales. Tel un modeste artisan fier des outils qu’il a lui-même fabriqués, il nous conduit dans les coulisses de son enquête. 

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Un « retour à la normale » qui ne peut pas être un « retour en arrière »

Vincent, technicien en laboratoire d’analyses biologiques

« Je ne pouvais pas m’installer dans les grands open-spaces où le moindre virus se transmet à toute vitesse« 

« On t’enlève du labo, on te met sur un ordinateur ».  C’est la solution que mes employeurs ont proposée, il y a deux ans, quand, après avoir combattu un lymphome hodgkinien, je suis revenu travailler dans le laboratoire qui m’emploie. Ce cancer du sang, traité ordinairement facilement, avait été réfractaire aux traitements les plus efficaces. Il a fallu, pour le vaincre, passer par une autogreffe de moelle osseuse. Affaibli par les chimiothérapies et les divers traitements, avec des défenses immunitaires très déficientes, j’ai repris mon travail, en juin 2023, dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique et sous le statut de « handicapé temporaire ». Non seulement, en effet, j’avais besoin d’un aménagement de poste pour m’aider à gérer la fatigue, mais il était hors de question de m’exposer aux risques biologiques évidents dans tout laboratoire d’analyses… 

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Et si on parlait principe de rémunération ?

En réaction à l’annonce d’Emmanuel Macron pour la rémunération au mérite des fonctionaires

Emmanuel Macron, parmi les annonces faites lors de sa conférence de presse, a annoncé son intention de déployer la rémunération au mérite au sein de la fonction publique, notamment à l’Éducation Nationale, présentant cette mesure comme l’un des éléments de réponse aux difficultés que rencontre l’école et aux difficultés de recrutement des enseignants.

Au cours du temps, de nombreux qualificatifs ont été utilisés pour qualifier la rémunération conçue comme la contrepartie du temps passé au service de l’employeur. Par exemple le salaire à la pièce ou à la tâche, le salaire à la qualification de la personne ou de l’emploi et le salaire au mérite. Ces qualificatifs ne sont pas neutres car définissant le statut des salarié-e-s et donc celui du travail et les outils de sa rémunération. La rémunération au mérite est-elle vraiment différente de la rémunération à la pièce ou à la tâche, enfermant le salaire dans la seule contrepartie d’une production évaluée par la hiérarchie, par le management pour reprendre les termes de l’entreprise ? Et pourquoi la rémunération à la qualification, caractéristique des statuts de la fonction publique et des entreprises publiques adoptés en 1946, a-t-elle été présentée depuis plusieurs décennies comme inadaptée, dépassée et frein à leur modernisation ?

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La ferme des Bertrand : un film de Gilles Perret

Un film de Gilles Perret pour voir et comprendre le travail dans une petite exploitation agricole

Gilles Perret vient en voisin filmer la ferme de la famille Bertrand depuis 1972, date du premier documentaire qu’il leur a consacré. Il revient en 1997, puis en 2022. La ferme des Bernard sort cette année, en 2023. Dans ce troisième documentaire, nous nous promenons dans le temps et dans l’espace. Les trois époques s’entrelacent, retour en arrière, comparaisons avec les techniques qui, progressivement prennent le pas sur le travail physique, très dur, de ces paysans montagnards : « Le travail, tout le temps, mais nous pensons qu’il n’y a pas d’autres façons de faire pour essayer de s’en sortir ». Le film commence par la visite d’une autre ferme et de sa trayeuse qui, munie d’une caméra détecte les pis de la vache, les lave et va automatiquement se fixer sur les tétines.

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Le travail à l’épreuve de la pandémie, la discussion continue

Ce sera le 16 janvier lors de la prochaine MasterClass de l’ITMD

MASTERCLASS LE 16 janvier 2024 – Par visioconférence de 18H30 à 20H
Inscriptions en ligne, sur le site de l’ITMD.

« Les masters class de l’ITMD ou comment entendre des points de vue sur le travail »

Nous avons l’honneur d’inviter François Granier qui nous présentera à partir de ses travaux quels enseignements et quels scénarios pour le futur  du travail? Francois Granier est sociologue, chercheur associé au sein du Lise (Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique – Cnrs/Cnam) et  membre de l’association « La Compagnie. Pourquoi se lever le matin! »

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Le travail à l’épreuve de la pandémie

Écouter le podcast de la conférence APSE du 12 décembre, visualiser le support de présentation

Le mardi 12 décembre 2023 à Paris au Café du Pont-Neuf mais également en ligne, François Granier a présenté son ouvrage « Le travail à l’épreuve de la pandémie – Scénarios pour demain » paru aux éditions « Raison et Passions », en septembre 2023. Plus de vingt-cinq participants étaient assis à l’étage du Café du Pont Neuf à Paris alors qu’une vingtaine étaient « en ligne ». En introduction, Jacques Viers a présenté les finalités de l’association « La Compagnie. Pourquoi se lever le matin ! » et rappelé ses méthodes de recueil de récits de travail. François a présenté son ouvrage de manière très pédagogique en projetant des extraits des 55 récits de travail qu’il a analysés. Il a aussi évoqué les coulisses de la fabrication du livre avec les membres de la Compagnie et débattu de l’approche sociologique qu’il a utilisée pour construire l’ouvrage: l’analyse culturelle des organisations (Sainsaulieu- Piotet). Il a également discuté les scénarios proposés dans l »ouvrage.

L’enregistrement de la conférence et du débat est en ligne, ici, sur le site de l’APSE. Nous vous proposons de l’écouter en visualisant le support utilisé pour la conférence.
L’ouvrage est toujours disponible : commande en ligne auprès de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Nous poursuivons le débat lors de la prochaine MasterClass de l’ITMD. Inscription en ligne.

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Le travail à l’épreuve de la pandémie

Une interview de François Granier, à lire sur le site de « Non Fiction »

Le vécu des travailleurs, les revendications d’autonomie et les questions qu’a pu susciter le télétravail, les difficultés des entreprises pour répondre à ces évolutions, les « futurs possibles » : 5 questions posées à François, auxquelles il répond dans l’interview publiée ce 7 janvier par le site « Non fiction ».

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Le travail à l’épreuve de la pandémie

On en parle sur « Babélio »

 » Le confinement de mars 2020 et les avatars qui lui ont succédé ont généré nombre d’études et de recherches sur la question du travail comme expérience existentielle, comme activité groupale ou individuelle. L’espace de travail, par exemple, s’est imposé comme un objet d’étude de premier plan qui a intéressé les sociologues des organisations, les psychologues du travail, les ergonomes, les chercheurs en sciences de gestion… Les travaux sont pléthoriques sans que tous atteignent pour autant une scientificité à la hauteur de leurs ambitions et prétentions. Dans ce contexte de surabondance éditoriale, la publication le travail à l’épreuve de la pandémie. Scénarios pour demain portée par François Granier, sociologue confirmé se référant au courant de l’analyse culturelle des organisations instituée par le regretté Renaud Sainsaulieu, apporte un souffle inédit au coeur de cette production somme-toute conventionnelle. »

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Rencontre au CCP de Saint-Nazaire autour des réalisations de la Compagnie

C’était le 21 décembre 2021, à l’invitation des « Jeudis populaires » du Centre de Culture Populaire.

Le 21 décembre, à l’invitation des « Jeudis populaires » Pierre est venu échanger avec les adhérents du « Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire » autour du projet et des réalisations de la « Compagnie Pourquoi se lever le matin ! ».
La démarche de la Compagnie a suscité d’autant plus d’intérêt que le CCP œuvre depuis 60 ans pour conjuguer travail et culture. De son côté, la Compagnie a produit plusieurs ouvrages qui ont donné la parole aux travailleurs de Saint-Nazaire. Ce fut le cas particulièrement pour le livre « Le train comme vous ne l’avez jamais lu » (éd. de l’Atelier) qui a été réalisé en grande partie grâce à la coopération des cheminots nazairiens ; et pour « L’urgence c’est de vivre » (ed. de l’Atelier) dont l’objet a été de recueillir les récits des personnels qui forment la chaîne de soins du service d’oncologie de la Clinique mutualiste.

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CinéClub’ CNAM Travail & Cinéma

Prochaine séance le 18 janvier autour du film « Divertimento »

Le CRTD et le LISE organisent et animent un ciné-club au CNAM autour du travail, à partir d’un choix de films et de documentaires qui mettent en lumière des aspects du travail peu accessibles autrement.
Divertimento : A 17 ans, Zahia Ziouani rêve de devenir cheffe d’orchestre. Sa sœur jumelle, Fettouma, violoncelliste professionnelle. Bercées depuis leur plus tendre enfance par la musique symphonique classique, elles souhaitent à leur tour la rendre accessible à tous et dans tous les territoires. Alors comment peut-on accomplir ces rêves si ambitieux en 1995 quand on est une femme, d’origine algérienne et qu’on vient de Seine-Saint-Denis ? Avec détermination, passion, courage et surtout le projet incroyable de créer leur propre orchestre.
Le visionnage du film sera suivi d’un DÉBAT avec : Marie-Castille Mention-Schaar, réalisatrice du film, Yaïr Benaïm, chef d’orchestre et Sylvie Rouxel, sociologue. Pour recevoir le lien de la séance (en visioconférence) avec la projection du film et le débat (en direct) : demande d’inscription obligatoire sur le site du LISE

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Travail et management : une approche éthique et humaniste

La Fabrique des mondes communs : réconcilier le travail, le management et la démocratie un livre de Pierre-Olivier Monteil

 Ce livre, qui faisait partie de la sélection du Prix Afci 2023 1, est une véritable référence sur le tripode travail-management-démocratie. J’ai été enthousiasmé par sa lecture. L’auteur s’intéresse à la manière dont le management des entreprises influe sur le processus de socialisation des salariés : comment celui-ci peut-il humaniser et émanciper au lieu de déshumaniser et infantiliser, comme il tend à le faire actuellement. Comment pourrait-il contribuer à former des citoyens responsables et participatifs ?

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Le travail à l’épreuve de la pandémie, quels scénarios pour demain ?

Rencontre-débat autour du livre, organisée par l’APSE le 12 décembre (en présence et à distance)

Le livre est en vente ici, sur notre site

Inscription sur le site de l’APSE

Dans le cadre de son atelier de réflexion sur le thème du télétravail et du travail hybride, et dans le prolongement des échanges à l’occasion de l’Université APSE en septembre dernier, l’APSE vous convie à une rencontre-débat autour de l’ouvrage le travail à l’épreuve de la pandémie, scénarios pour demain (éditions Raison et Passions, 2023), en partenariat avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Nous recevrons François Granier, chercheur associé au LISE (Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique), qui propose dans cet ouvrage une analyse sociologique à partir de 50 récits de travail recueillis par la Compagnie pendant la période de pandémie, et en particulier les confinements qui plongent des millions de personnes dans le télétravail, du jour au lendemain. Ces récits questionnent notamment les innovations qui ont pu émerger, les effets sur les relations socioprofessionnelles, les valeurs mobilisées pour redonner du sens au travail dans ce contexte. Sans poser un avis sur le devenir du télétravail ou du travail « hybride », l’analyse portée nous invite à explorer des scénarios possibles pour le futur, notamment sur les articulations entre temps et lieux de travail, sphère professionnelle et sphère personnelle.

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Travail & Territoire

Un échange entre deux économistes et un député, qui donne à réfléchir sur le rapport entre les résultats électoraux et l’attention portée au travail

Élections et inégalités en France – 1789 / 2022

En 1981, le vote des classes populaires était quasiment identique entre les territoires urbains et les territoires ruraux, ces derniers étant aussi des territoires ouvriers. Aujourd’hui, le RN s’est installé dans ces territoires et les électeurs des zones urbaines et rurales votent de manière très différente. Voici un des enseignements que tirent Thomas Piketty et Julia Cagé de leur travail sur les données électorales et socioéconomiques depuis 1789, analysées à une maille microscopique : celle des quelques 36 000 communes de France. La Rédaction de Médiapart les a réunis dans un débat avec François Ruffin, député d’une circonscription rurale de la Somme, autour de la question : « Ranimer la gauche, mais comment ? ».

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Atelier les mots du travail – de la cacophonie vers la polyphonie

C’était le 14 septembre à l’université de l’APSE, un atelier animé par la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

« Mettre en mots des histoires de travail » :  c’est ce que fait la Compagnie Pourquoi se lever le matin, association créée en 2020. Nos mots sont les paroles de ceux qui racontent leur activité. Ils parlent avec un écrivant, parce que « parler de son travail ne va pas soi ». Ce sont ensuite les mots du récit écrit que nous leur proposons et que nous publions sur notre site, ou dans des livres. On y trouve beaucoup de mots de métier. Parfois, quelques néologismes de l’entreprise, souvent des mots en « ing » comme reporting ou en « ence » comme efficience. Ou des mots récupérés par l’organisation, comme la « qualité ». Nous-même au sein de la Compagnie avons chacun nos mots pour les lectures transverses que nous faisons des récits. Les mots du travail font débat. Tous ces mots sont habités, voire surpeuplés dans une sacrée cacophonie.

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“Souder, souder, raccorder, raccorder… des tubes et des tubes…”

Brahim, soudeur sur les grands chantiers

Brahim sur un navire en construction. Au loin, le port de Saint-Nazaire

J’habite dans le sud de l’Espagne depuis que j’ai seize ans. Mon père y travaillait, et nous avons quitté le Maroc avec le reste de la famille pour le rejoindre. Maintenant, j’ai les deux nationalités et j’ai acheté une maison en Espagne. J’avais commencé ma formation de soudeur au Maroc, je l’ai terminée en Espagne et j’ai commencé à travailler à 18 ans. Depuis, j’ai travaillé dans toutes les régions d’Espagne, puis en Finlande, aux Pays-Bas, en France et ailleurs. Et me voilà depuis presque deux ans aux Chantiers Navals de Saint-Nazaire.

Le chantier ressemble à une sorte de Lego géant où l’on assemble des blocs qui sont des morceaux de paquebot. Les panneaux qui vont faire les blocs sont très grands et il faut y souder les tuyaux dans les trous prévus. Je soude les tubes et quand j’ai fini mon travail, la grue se saisit du bloc entier et le pose sur le bateau Et ainsi de suite. Après, quand les panneaux sont installés, je monte raccorder leurs tuyaux.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – octobre 2023

Nouveaux récits, avec le travail militant de deux personnes à Saint-Nazaire, nos lectures du mois…

Est-ce un travail que de militer ? La réponse est oui à la lecture du récit d’Enoch : Hébergement solidaire, un bénévolat à plein temps. « … c’est dans la dynamique de cette lutte que s’est formé le « Collectif urgence sociale ». Rapidement, après la création de ce collectif, s’est imposée l’idée d’occuper deux maisons propriétés de la ville de Saint-Nazaire pour loger ceux qui en avaient besoin. Ces maison étaient abandonnées depuis des années et ne faisaient l’objet d’aucun projet immobilier. C’est ainsi que l’occupation et la création des Maison d’Hébergement Solidaire ont eu lieu. » … « Il fallait trouver la façon dont on pourrait assurer l’alimentation, la fourniture des produits d’hygiène, de ménage »… « Dans le même temps, le collectif menait les chantiers de rénovation : isolation, enduits, cloisonnement, pose de menuiserie, fabrication d’escaliers. Personnellement, en tant que technicien du bâtiment, je suis assez polyvalent. Je me suis donc joint aux habitants des maisons pour réaliser les travaux » … « Cette forme de militantisme n’est pas une occupation qu’on fait à côté. C’est un travail qui prend tout le temps, parfois soixante heures par semaine et qui ne fonctionne pas sur le modèle de l’emploi salarié. Il n’y a pas de rapports de subordination entre les membres du collectif. » … « Pour vivre, je touche l’ « Allocation de solidarité spécifique », qui est l’équivalent d’un RSA.  Mais, maintenant que l’opération « maison d’hébergement solidaire » est finie, que les personnes sont à l’abri et que, pour l’instant, le dossier urgence est clos, je vais reprendre une activité salariée.« 

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L’évaluation ergologique. Ce que les chiffres ne montrent pas

Un ouvrage d’Ingrid Dromard.

Une note de lecture proposée par Serge, où l’on retrouve les questions de l’invisibilité du travail réel pour l’organisation et de la vanité de la gouvernance par les nombres. Questions qui traversent le récit de Virginie, agent d’accueil dans une CPAM, le « terrain » de recherche de l’autrice du livre.

Octarès éditions – 26€

Développée sous l’instigation du philosophe Yves Schwartz, la démarche ergologique  se fonde sur un dialogue et une confrontation heuristique entre des savoirs  hétérogènes mais néanmoins commensurables : des savoirs « institués » (académiques) d’un côté ; des savoirs d’expérience, « investis » dans les situations de  travail de l’autre. L’évaluation dite ergologique au cœur de cet ouvrage se réfère à  cette démarche pour montrer ce qui dans l’activité de travailleurs au sein d’une  Caisse d’Allocations Familiales est irréductible aux objectifs chiffrés et aux critères  de la commande publique. C’est sur ce terrain institutionnel que l’autrice a mené une  recherche doctorale dont cet ouvrage est le prolongement. Cette évaluation qualitative se veut complémentaire des évaluations quantitatives ayant cours habituellement  dans les organisations de travail.

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Rechercher un emploi : une contrainte douloureuse et blessante

Pierre, chômeur et militant

On voit les grandes entreprises, mais pas les sous-traitants qui représentent un part énorme de leurs emplois

Avant d’être éducateur spécialisé en contrat à durée indéterminée, puis d’affronter de graves  soucis de santé qui ont abouti à un licenciement pour inaptitude, j’avais connu des périodes de chômage parfois très longues, très éprouvantes, entrecoupées de petits contrats d’animateur socio-culturel et de périodes où j’exerçais en tant que remplaçant. Mon état de santé s’étant aggravé, je bénéficie aujourd’hui d’une pension d’invalidité. Heureusement, les soins que j’ai suivis me permettent de mener maintenant une activité de militant à l’union locale du syndicat et d’accepter un statut qui fait que je ne suis ni à la recherche d’emploi ni salarié. Revenir au chômage, c’est quelque chose qui me fait très peur. 

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Pouvoir faire un beau travail – Une revendication professionnelle

Un livre de Jean-Philippe Bouilloud

Editions Érès, 2023, 161 p, 20 €

Quel professionnel n’a pas été, au terme d’une semaine d’activités, traversé par des sentiments opposés. Pour certains, c’est la satisfaction d’avoir pu les réaliser conformément à l’idéal du métier. En revanche, pour d’autres, ce qui domine c’est l’amertume d’avoir dû sacrifier la qualité sous la pression d’une hiérarchie attachée à des procédures obsolètes ou d’actionnaires privilégiant la rentabilité. Pour Jean-Philippe Bouilloud, la crise de sens qui se manifeste par des démissions
mais aussi par un « exil intérieur » (Jaccard, 2010) trouve ses racines les plus profondes dans l’érosion de l’esthétique du travail (p. 8).

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Le monde des bureaux -Rencontre littéraire avec les employés aux écritures, ces héros minuscules, invisibles et transparents.

Un livre de Dominique Massoni, lu par Martine, toutes deux membres de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Ed l’Harmattan – 19€

L’auteur, Dominique Massoni, est diplômée de littérature comparée mais aussi de sociologie du travail et d’ergonomie, elle tient les deux bouts c’est évident ! Munie de tels diplômes et expériences professionnelles, il est clair qu’elle ne pouvait qu’écrire cet ouvrage de recherche.
Dans ce petit livre, à vocation universitaire, Dominique Massoni analyse en parallèle trois romans, Tous les noms, du Portugais José Saramago, Bartleby, d’Herman Melville et Le manteau de Nicolas Gogol. Mais elle fait aussi référence à un nombre impressionnant d’autres livres et auteurs, qu’ils soient romanciers ou sociologues, récents, ou du siècle passé (sept pages de bibliographie, une somme qu’elle a analysée et qu’elle utilise dans son ouvrage : de Balzac à Pérec, d’Arendt à Deleuze et même la Bible).

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Hébergement solidaire : un bénévolat à plein temps

Enoch, militant associatif

Quand P a débarqué en 2019 à la « maison du peuple » de l’avenue Albert de Mun (MDP 2),  qui servait de point de ralliement au mouvement des Gilets Jaunes, il était mineur et sans domicile fixe. Il avait été mis à rue par sa tante et il est arrivé avec le flot de ceux qui disaient : « On n’arrive pas à boucler les mois, on est dans une situation désastreuse ». Il y avait là des gens qui vivaient dans des voitures, dans la rue, beaucoup de jeunes. On n’a pas supporté l’idée que, le soir, on devrait fermer la porte de la maison qui nous servait de lieu de ralliement, en disant à ces gens d’aller dormir dehors et de revenir quand on rouvrirait le lendemain matin. Donc on a aménagé des chambres : « Installez-vous… ».

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CinéClub’ CNAM Travail & Cinéma

Prochaine séance le 5 octobre, autour du film « Brillantes »

« Brillantes » : Karine, femme de ménage, partage sa vie entre son travail de nuit avec ses collègues et Ziggy, son fils de 17 ans. Lorsque l’entreprise qui l’emploie est rachetée, tout bascule pour Karine. La pression sociale va la pousser dans ses retranchements et la mettre face à un dilemme : dévoiler un lourd secret ou mentir pour se protéger.
Le visionnage du film sera suivi d’un DÉBAT avec : Sylvie Gautier, réalisatrice du film -Dominique Lhuilier, psychologue du travail – Frédérique Pigeyre, sociologue du travail.
Pour recevoir le lien de la séance (en visioconférence) avec la projection du film et le débat (en direct) : demande d’inscription obligatoire sur le site du LISE

Les prochains rendez-vous :
Le 7 décembre 2023 : « Par la fenêtre ou par la porte » de Jean-Pierre Bloc.
Le 18 janvier 2024 : « Divertimento » de Marie-Castille Mention-Schaar

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – septembre 2023

C’est la rentrée !

20€ – frais d’envoi offerts par la Compagnie

Septembre 2023, nous avons presque oublié les seize semaines de confinement de 2020, l’actualité de la rentrée des classes 2023 est celle de la canicule tardive et du Pacte enseignant. Dans cette actualité, nous n’en saurons pas davantage sur ce qu’est le travail consistant à enseigner et à étudier, à l’école, dans le secondaire ou à l’université. Martine nous propose de revisiter quelques récits de ce travail de profs et d’élèves.
Septembre 2023, il y a aussi des rentrées qui n’auraient pas dû avoir lieu : les « faux-départs » de ceux qui sont tombés sous le coup de la réforme des retraites ; ils doivent y retourner. A écouter en podcast sur France Culture avec l’émission « les pieds sur terre ».
Septembre 2023, c’est la rentrée de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! avec « Le travail à l’épreuve de la pandémie – scénarios pour demain », tout frais sorti de l’imprimerie, un livre écrit par François à partir de 55 récits de travail que nous avons réalisés entre mars 2020 et juin 2022. Découvrir et commander l’ouvrage.

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Mettre en livre des histoires de travail

Avec les artisans d’art de Salers

Lors de notre séminaire de juin 2022 nous évoquions l’idée de nous intéresser au travail dans les métiers d’art. En aout, je pratiquais des entretiens avec 15 artisans d’art qui, chaque été, ouvrent leur boutique à Salers, petit village touristique classé du Cantal. La Compagnie s’est appliquée, alors, pendant l’année, à mettre en récit ces entretiens, avec ces quinze artisans. Lors du séminaire de juin 2023, nous décidâmes d’imprimer le recueil de ces récits, avec les photos des artisans à leur ouvrage, et de le mettre à disposition dans les boutiques de Salers pendant l’été. Au pied levé, Pierre fit la mise en page depuis Nantes et avec Christine, ils firent réaliser une cinquantaine d’exemplaires du livre. Véronique une aquarelliste de Salers composa la page de couverture. Début aout, je recevais les brochures, en distribuais, gracieusement, un exemplaire à chacun des artisans, et leur en laissais en dépôt-vente dans leurs boutiques.

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« Les artisans de Salers se racontent » 

Le livre est disponible : 15 récits avec les photos des artisans à leur ouvrage

15 récits de travail collectés et mis en récit par Roxane Caty-Leslé avec les compagnons de « Pourquoi se lever le matin ! ».

Vous avez probablement déjà aperçu, sur la route de vos vacances, des boutiques éphémères d’artisans d’art. C’était dans les ruelles d’un village médiéval, en Bretagne, en Alsace, ou ailleurs. Peut-être avez-vous franchi leur porte, engagé la conversation, voire acquis une de leurs créations ? Vous ont-ils expliqué leur travail, leurs activités artistiques, artisanales, techniques et commerciales ?

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Le travail à l’épreuve de la pandémie

Une analyse menée à partir de 55 récits de travail. Découvrir et commander l’ouvrage

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La rentrée qui n’aurait pas dû avoir lieu

Septembre 2023 : les « faux-départs » à la retraite

Nés entre 1961 et 1965, carrière longue, métier pénible ou épargnant du temps, il va leur falloir cotiser quelques mois supplémentaires pour toucher leur retraite à taux plein. Pour ceux qui avaient anticipé leur départ, il va falloir retourner au travail. Ils ont quitté leur entreprise, pris leur carton d’affaires, organisé le pot, versé des larmes (ou pas) et rendu leurs clés. Leur poste a parfois été supprimé. Pour Olivier et Patrick, la réforme des retraites signifie un retour brutal au travail. Un reportage de Martine Abat à (re)écouter sur France Cuture (29 minutes). C’est dans « les pieds sur terre », une émission sans blabla, qui donne la parole aux personnes.

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La rentrée des classes

Enseigner, étudier : quel travail ?

Septembre 2023, nous avons presque oublié les seize semaines de confinement de 2020, l’actualité de la rentrée est celle du Pacte enseignant : combien l’auront signé ? Sans surprise, nous n’en saurons pas davantage sur ce qu’est le travail consistant à enseigner et à étudier, à l’école, dans le secondaire ou à l’université. Martine nous propose de revisiter quelques récits de ce travail de profs et d’élèves.

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Quand l’histoire de Saint-Nazaire, ville ouvrière, éclaire son présent

Correspondances croisées entre un reportage de 1967 et les récits du travail d’aujourd’hui

Vous n’avez jamais vu ce reportage à la télévision, ni vos parents ou vos grands-parents. « Le ministère de l’information jugeant à l’époque le film trop favorable aux ouvriers, en avait interdit la diffusion à la télé. C’était le temps de l’ORTF, deux chaînes en noir et blanc sous le contrôle du gouvernement. Mais quand même, des émissions avaient réussi à s’imposer, c’était le cas de « Cinq colonnes à la une » qui est restée dans la légende. Mais là, pas question de diffuser et même pire dans ce cas-là, le film était carrément détruit. Sauf que le réalisateur, Marcel Trillat, a volé le film en le cachant dans son blouson. En volant son propre film, il l’a sauvé. »  Pour le 1er mai 2023, « Là-bas si j’y suis » l’a mis en ligne sur son site. Les paroles des nazairiens qui s’expriment dans ce reportage font terriblement écho à ce que disent ceux d’aujourd’hui dans les récits de leur travail, écrits avec la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Des récits sur ce que le territoire fait au travail, et vice-versa

Aujourd’hui encore, les grandes entreprises nazairiennes restent mythiques, on est fier d’y travailler même si c’est dur ; on est solidaire, face aux drames comme dans les mouvements sociaux ; on accueille l’autre, l’étranger, le démuni ; on se bagarre dans les services publics pour bien accueillir les usagers.

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Les mots à l’épreuve du travail réel

Le dernier post du blog de Jean-Marie Charpentier

En cette veille de rentrée, l’ami Jean-Marie nous propose une réflexion sur les mots du travail, ceux que l’on entend dans l’entreprise, ceux que l’on utilise pour parler de son travail. Un sujet sur lequel nous reviendrons très vite dans le cadre du chantier « Les mots du travail, de la cacophonie vers la polyphonie », que nous avons décidé d’engager lors de notre séminaire de juin dernier. Ce sera aussi le sujet de l’atelier que la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! animera le 14 septembre lors de l’Université de l’APSE.

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Trouver un terrain d’entente

Émilien, entrepreneur en rénovation immobilière

À Saint-Nazaire, un immeuble épargné par les bombes et ses récents voisins

Le métier que j’exerce aujourd’hui suppose de s’adapter en permanence aux clients et aux imprévus. C’est une occasion quotidienne d’apprendre. J’ai en effet créé mon entreprise il y a quelques années et je pilote désormais une activité dans le bâtiment et la rénovation, un secteur économiquement porteur, sur un territoire caractérisé par une grande diversité sociale et économique et une grande diversité de besoins. À La Baule, on n’a pas la même clientèle qu’à Saint-Nazaire, Montoir, Donges ou même Pontchâteau. 

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Quand on est entendu, on peut accepter  qu’une réponse soit différée

Virginie, agent d’accueil à la CPAM de Loire-Atlantique

Parole recueillie en septembre 2022 par Jacques et Pierre, mise en texte par Christine

La CPAM de Loire-Atlantique

Parfois, les gens nous voient encore  à l’ancienne, comme le guichet de « la sécu » où l’on appelle : « numéro 302 ! ». En fait, ce n’est pas du tout ça. Je reçois les assurés comme j’aimerais être reçue. J’appelle la personne par son nom de famille, pas par un numéro. Plutôt que de  l’attendre  assise à mon bureau, je me lève pour aller à sa rencontre. Les situations auxquelles j’ai affaire sont très variées. C’est par exemple une dame qui vient parce que son mari est mort de l’amiante ; il s’agit d’un dossier de maladie professionnelle post mortem. Ça peut être une question d’affiliation, un enfant qui vient de naître ou un étranger qui arrive. Je peux m’occuper de la prise en charge des implants capillaires de quelqu’un qui a un cancer, d’un dossier d’invalidité, d’une rente d’accident du travail, d’un appareillage auditif ou d’une prise en charge d’orthodontie. Je me suis récemment occupée d’obtenir une aide extraordinaire pour un recours à une diététicienne, alors que cela n’est normalement pas pris en charge par la CPAM. Je prends la demande et j’essaye d’y répondre. Mais, la législation ne cessant d’évoluer, je me pose tous les jours de nouvelles questions, la plupart du temps très techniques. Il faut plus de six mois pour former un agent d’accueil. 

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« Faire ensemble » autre chose que le travail tout en gardant la solidarité qu’on trouve dans le travail

Antoine, régisseur général à la mairie de Saint-Nazaire

Parole recueillie par Pierre et mise en récit par Jean-Pierre et Pierre.

Le VIP, scène de musiques actuelles à l’intérieur de la base sous-marine

Il n’y a pas de petite manifestation culturelle. Le régisseur général que je suis, au sein du « Service Technique Animation Régie Événementielle » de la mairie de Saint-Nazaire, sait qu’il y aura beaucoup de travail pour régler ce qui ne se voit pas derrière le moindre projet d’expo ou de spectacle. À côté de ce qui sera exposé à la lumière et aux regards, il y a toujours eu quelque chose que les organisateurs n’avaient pas prévu. Je suis du côté de la partie immergée de l’iceberg. 

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Ce que révèle le boom des néo-artisans

Un éclairage sur le travail des artisans de Salers

Une quinzaine d’artisans de Salers nous ont confié leurs paroles, mises en récits dans ce dossier. Beaucoup d’entre eux avaient pris ce virage bien avant que l’on parle de la crise du sens du travail, ils en parlent dans leurs récits.The Conversation nous propose un éclairage sur leur travail.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – avril 2023

Les artisans de Salers, travail & territoire à Saint-Nazaire, les inédits de « l’urgence c’est de vivre » : 17 nouveaux récits de travail ; à lire aussi « Mécano », roman

Le métier d’artisan d’art, choix initial ou reconversion, exercé en solo ou en couple, à la limite entre artisan et artiste … c’est tout un parcours

Karine est céramiste plasticienne « Je pourrais dire que je suis passée de l’art à l’artisanat. Mais cela serait réducteur. Je n’ai pas abandonné l’art car, à part quelques séries, mes créations sont uniques. (…) Pour une partie de mes créations, j’utilise une vaste gamme de matériaux : c’est mon côté artiste plasticienne. Certains sont récupérés dans la nature tels des bois flottés, des bouts de fer rouillés, des boites en fer blanc, des fouets ménagers, des théières hors d’usage, des clous… (…) Leur usure, leur patine sont la marque du temps et je discerne un vécu, une histoire, une époque. Outre leurs formes, j’apprécie tout particulièrement les objets qui ont conservé un peu de leurs couleurs, surtout quand elles sont vives. Par expérience, je sais qu’ils vont m’offrir plus de chance d’aboutir à une création qui va me satisfaire. Ainsi, je donne une nouvelle vie à des objets abandonnés, des objets qui ne servent plus. » Lire le récit de Karine

Jennifer est couturière. « … Je n’avais jamais travaillé dans des collectifs d’artisans, ni dans une boutique, d’ailleurs. À Lille, où j’étais tapissière à mon compte, j’allais chez les gens pour refaire leurs sièges. (…) ce matin-là, j’ai décidé de faire des trousses pour lesquelles j’avais auparavant dessiné les patrons. J’assemble toutes mes pièces en cousant et l’objet prend vie. Je le stocke alors avec mes autres créations : des accessoires, trousses, coussins, porte-monnaie, serre-tête, bandeaux pour les cheveux et des produits réutilisables en coton : des lingettes en tissu lavable, des petits sacs pique-nique. Mon idée c’est d’éviter de jeter. (…) Vendre ne me dérange pas, à la base j’ai un diplôme commercial et j’aime le contact avec les gens. » Lire le récit de Jennifer

Fanny crée et fabrique dans son atelier des jouets en bois, qu’elle vend, l’été, dans la boutique de la Petite Fabrik, à Salers. « Il fallait que j’ose faire ce que j’aime » dit cette ancienne éducatrice en pédopsychiatrie. « Mon papa, sur son lit d’hôpital, m’a dit : « Vas-y, fonce, moi j’aurais rêvé faire un truc comme ça !» … Il bricolait tout : sculpture, électricité, bois… Il était fort en tout ! Quand j’étais petite, je le suivais sur les brocantes, les bourses d’échanges et je voyais ses yeux de collectionneur pétiller devant les jouets anciens, les Dinky Toy, les automates » … « Avec Stéphane, à l’issue de ma formation (en menuiserie) nous avons trouvé un lieu pour nous  installer … On a choisi le côté passion plutôt que le côté rémunération et sécurité. » « Etre à son compte, travailler pour soi, c’est le principal, même si nous n’avons pas de gros revenus. C’est notre choix de vie » complète Stéphane. « Ma compagne a créé « les jouets de Fanny » en 2010. A l’époque, j’étais artisan en menuiserie traditionnelle. J’avais appris la menuiserie un peu par défaut parce que je ne savais pas quoi faire. Et puis j’y ai trouvé quelque chose qui m’a vraiment plu. Aujourd’hui, nous sommes tous les deux dans le même bateau, nous fabriquons des jouets en bois dans la vallée de la Jordane, à trois-quarts d’heure de Salers. » Lire les récits de Fanny et de Stéphane.

…à suivre le vendredi, avec un nouveau récit d’un artisan de Salers à paraître ici

Travail et territoire, du transport de voyageurs à la communauté Emmaüs

Pour Sébastien, aiguilleur, c’est « Une lutte de tous les instants pour maintenir le meilleur service ». « Auparavant, la SNCF essayait de s’adapter en faisant circuler davantage de trains pendant les créneaux horaires où il y avait le plus de voyageurs. Mais, dans les conditions actuelles, c’est devenu mission impossible. Alors, pour que 80% des trains arrivent quand même à l’heure, on nous alloue un budget censé résoudre tous les problèmes. Dans la réalité comme, au niveau local, on a toujours réalisé 44000 heures d’ouverture de guichets, la gare de Pontchâteau va être fermée pour permettre d’affecter un peu plus de personnel en gare de la Baule. Et, pour le même coût, la région voudrait qu’on fasse circuler 10% de trains supplémentaires. La conséquence est que la direction de la SNCF essaye de nous faire faire plusieurs tâches à la fois afin de diminuer le nombre de salariés. En plus de gérer la circulation des trains sur les voies, je suis alors amené à vendre des billets, accueillir les usagers et même faire l’entretien des bâtiments. » … lire la suite

« Le maître mot est bien solidarité » affirme Marie, intervenante sociale d’une communauté Emmaüs. « Pour un compagnon d’Emmaüs, la démarche de venir à mon bureau est quand même particulière, un peu symbolique. C’est parfois une marche élevée à franchir. Pour que ce soit plus facile, je laisse ma porte continuellement ouverte (…) On peut venir y pleurer – la boîte de mouchoirs est là – mais parfois aussi annoncer des bonnes nouvelles, discuter, manger un petit bonbon et voilà… lire la suite

Les inédits : 11 récits de travail au coeur d’un service de cancérologie

Chacun raconte la réalité de son travail au quotidien, auprès des malades : les gestes techniques, les relations avec les autres intervenants, l’accompagnement des familles… Vingt récits ont déjà été publiés par les Éditions de l’Atelier, onze autres n’avaient pas pu être insérés dans le livre. Ils ont été diffusés au personnel de la clinique, mais il avait fallu faire, avec l’éditeur, des choix cruels pour l’ouvrage imprimé. Avec son accord, nous les publions aujourd’hui. Ce sont les inédits de « L’urgence c’est de vivre » : les récits de Anne-Sophie, dosimétriste – Christine, kinésithérapeute – Clémence, infirmière en hospitalisation complète – Franck, médecin radio-thérapeute – Françoise, secrétaire médicale en oncologie – Geneviève, préparatrice en pharmacie à la cité sanitaire – Gwénaelle, secrétaire chargée de la programmation en radiothérapie – Isabelle, infirmière coordinatrice – Marion, brancardière – Mélissa, manipulatrice en radiothérapie – Nathalie, infirmière à domicile. Chaque récit est ponctué par le regard porté par Pierre sur sa propre expérience d’accompagnant. Il explique ce cheminement dans cet avant-propos.

Nos lectures : Martine nous présente « Mécano », roman paru chez POL

Ed POL janvier 2023 – 22 €

Roman initiatique ? Poème épique en trois parties, 64 chapitres et 363 pages ? Traité technique ou documentaire ? Tout cela à la fois.
L’apprentissage occupe le premier tiers de l’ouvrage.
Le mécano, dès sa formation, une école de la soumission, est initié par un moniteur critiqueur, qui fait peur. Mais après 95 candidatures, quand il ne reste que douze personnes en formation, réduites ensuite à quatre conducteurs ayant réussi l’examen, ce formateur se révèle être un homme au grand cœur. Il devient enfin humain. Aucun détail ne nous est épargné.
D’abord l’instruction dans un simulateur (de conduite), puis l’accompagnement « en vrai » dans une cabine par un conducteur, un mécano (pas un chauffeur, quelle horreur !), un « homme qui murmurait à l’oreille de la peur ». Apprentissage par cœur de la bible, Le Mémento. Tout un vocabulaire spécifique à apprivoiser, mystérieux, qu’il serait vain de décoder, en fait toute la magie.
Des chiffres et des lettres accolés émaillent le texte aux lignes courtes (comme un poème) ou occupant tout l’espace (comme un roman), en italique ou pas. Graphismes, dessins, portées musicales, nombreux acronymes et même une feuille d’horaire. Des titres de film, de livres, des poèmes, Mattia Filice est un lettré. Le cerveau en formation, les mots en construction. Il se blottit « à la recherche du beau », échappatoire à l

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – mars 2023

Nos nouveaux récits de travail, notre spécial 8 mars et nos lectures du mois

Artisan d’art : un travail qui conjugue passion et précarité

La petite Fabrik,
boutique éphémère de Salers

Vous avez probablement déjà aperçu, sur la route de vos vacances, des boutiques éphémères d’artisans d’art. C’était dans les ruelles d’un village médiéval, en Bretagne, en Alsace, ou ailleurs. Peut-être avez-vous franchi leur porte, engagé la conversation, voire acquis une de leurs créations ? Roxane a rendu visite à certains d’entre eux, à Salers dans le Cantal. Nomades, ils habitent pour la plupart ailleurs, et viennent tous les étés vendre leurs productions dans les caves ou anciennes échoppes des maisons renaissance. Avec ce nouveau dossier de la Compagnie Pourquoi Se Lever le Matin ! nous avons voulu porter un regard plus précis sur leur travail, leurs activités artistiques, artisanales, techniques et commerciales. Ce qu’ils racontent de leur travail traverse leur vie familiale et leur parcours de vie. Ils évoquent la manière dont ils conjuguent passion et précarité. Le prix à payer pour un travail autonome rempli de sens ?

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Les dernières nouvelles de la Compagnie – octobre 2022

Nos chantiers en cours, nos réactions à l’emballement médiatique de septembre dernier sur la « valeur travail », notre coup de coeur éditorial de la rentrée, notre séminaire d’été, on vous dit tout dans ces dernières nouvelles de la Compagnie Pourquoi se lever le matin !

Travail et territoires

Le port de Saint-Nazaire

Chaque travail est situé. Il s’exerce quelque part. Et ce « quelque part » est loin d’être neutre. Mais comment cerner l’ensemble des périmètres vastes ou minuscules où s’exerce le travail ? Quels enjeux individuels et collectifs ? Comment amener nos interlocuteurs sur ce terrain-là ? Vaste sujet, vaste projet qui est entré dans une phase d’écriture intense. 24 entretiens ont déjà été réalisés, dont 8 récits déjà publiés sur notre site. La Compagnie se mobilise autour de Pierre qui mène le projet sur la région de Saint-Nazaire.  

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Je ne supporte pas de rester sans rien faire

Sophie, polyvalente en supermarché

Un beau facing, c’est quand le produit est bien droit au bout du rayon pour que le client puisse l’attraper plus facilement, et qu’il ne se dise pas qu’il n’y a plus de produits alors qu’en fait si, il y en avait encore au fond. Je fais ce que l’on appelle du PGC (produit de grande consommation) dans une grande surface, c’est-à-dire de la mise en rayon. Mais sur ma fiche de paie, je suis caissière, le travail pour lequel, au départ, j’ai été embauchée. Maintenant j’ai un contrat de polyvalente, c’est-à-dire que je fais du PGC et que, parfois, selon les besoins, je suis caissière.

« Ces tables roulantes changent de hauteur en fonction du poids des poduits« 
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Radio boulot, à l’écoute du travail

Un magnifique podcast proposé par le CCP de Saint-Nazaire


Écoutez Radio boulot ! Une fois par mois, un podcast de cinq minutes, autour d’une question essentielle liée au boulot. Cinq minutes pour entendre un témoignage, l’acoustique d’un lieu de travail et des existences qui le peuplent. Cinq minutes qui invitent chacun·e à s’interroger et à élaborer ses propres réponses à la grande question du sens du travail. La réalisation de ces créations radiophoniques est confiée à Claire Veysset, documentariste et créatrice sonore.

À savourer ici, sur le site du Centre de Culture Populaire
Radio boulot n°1 – Pourquoi parle-t-on du travail ?
Radio boulot n°2 – Le travail est-il genré ?
Radio boulot n°3 – Est-ce qu’être au chômage c’est l’inverse de travailler ?

Vivement la suite ! (le 20 avril)

Derrière l’IA, un travail humain massif, invisible et précaire

Antonio Casilli déconstruit les mythes de l’IA « autonome » et nous propose une archéologie du travail de la donnée

Antonio Casilli, chercheur à Télécom Paris et spécialiste des transformations du travail à l’ère du numérique, présentait le 17 mars dernier àl’EHESS ses recherches sur le « Digital Labour » et le « travail du clic ». Son intervention déconstruit l’imaginaire d’une automatisation totale de l’intelligence artificielle (IA) en révélant la dépendance de celle-ci à un travail humain massif, souvent invisibilisé et précaire, tout en offrant une perspective historique sur ce phénomène.

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Des histoires de travail, des vraies : le podcast de la Compagnie

Sur les audioblogs d’Arte Radio

Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes, où nous partirons d’une question qui émerge des récits publiés et nous donnerons la parole à une ou plusieurs personnes dont le récit éclaire cette question. Parce que derrière chaque produit que nous utilisons, chaque service dont nous bénéficions, il n’y a pas que de l’emploi. Il y a du travail, réel, humain, vivant … et essentiellement invisible.

Pour en savoir plus et pour patienter jusque là, cliquer ci-dessous pour écouter la bande annonce, en ligne sur Arte Radio.

Et si une question vous trotte dans la tête au sujet du travail, le vôtre ou celui de quelqu’un d’autre, envoyez-nous cette question. Il y a fort à parier que nous trouverons des éclairages dans les plus de deux-cents récits de travail que nous avons déjà publiés.Tous les mois, un épisode d’une quinzaine de minutes.

« Ce jour-là, je n’ai pas fait de sel… »

Perrine, paludière

Photo Anne Landais

Quand j’ai débarqué ici, il y a quinze ans, je ne savais pas à quoi ressemblait un marais salant. Je venais de Savoie où je m’étais liée d’amitié avec des copains d’Assérac qui faisaient du ski en hiver : « Pourquoi tu ne ferais pas les saisons par chez nous, en été ? » C’est comme ça que je suis arrivée ici. Les copains avaient des connaissances parmi les paludiers. « Tu peux faire le sel… » J’ai contacté plusieurs personnes. Finalement, Aude m’a appelée et m’a proposé de travailler sur sa saline parce que, la saison ayant commencé plus tôt que les autres années, elle avait besoin de quelqu’un pour ramasser la fleur de sel1. Donc, en 2010, j’ai commencé à travailler pour Aude. 

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Travail & travailleurs invisibles

L’invisibilité du travail, et au travail, décryptée à partir de plus de 200 récits de travail.

Éd l’Harmattan – mars 2026 – 225 p – 23€

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail.
Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique.

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La cantine

La cantine : un des lieux quotidiens du travail, un mot du travail

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Les dernières nouvelles – mars 2026

Travail & travailleurs invisibles, Travailler à Saint-Nazaire, enseigner à l’ère des IA, etc. Le mot du moment est « fatigue »

« Lors des débats électoraux, on a beau tendre l’oreille, on entend parler de salaire, de retraite, d’emploi, parfois de temps libre, mais guère de travail », nous dit Thomas Coutrot dans la préface de ce livre. Le travail est-il à ce point invisible ? Le travail réel est invisible. Il l’est d’autant plus quand ceux qui le font ne sont ni vus ni écoutés, et pas seulement dans les métiers dévalorisés ; le spectre de l’invisibilité s’étend à l’ensemble du monde du travail. Le livre décrypte comment les organisations, aveugles et sourdes au travail, outillées de leurs machines de gestion, peuvent fabriquer cette invisibilité. Il est écrit à partir des récits de travail que nous avons publiés, où des hommes et des femmes racontent leur métier, leurs journées de travail, les émotions qui les traversent et tout ce qu’il leur faut engager pour faire ce qu’il y a à faire. Il est frappant de voir combien se font écho les récits de personnes travaillant dans des univers professionnels totalement différents. Avec ce livre, nous vous invitons à voir et écouter le travail, pour lui redonner toute sa valeur et sa dimension politique. Lire la suite, notamment le sommaire

À Saint-Nazaire, avec le Centre de Culture Populaire, la collecte de récits de travail se poursuit. Avec la publication dernièrement de deux nouveaux récit sur nos sites respectifs :
« Moteurs géants pour centrales nucléaires« , le récit de Pierre T., mécanicien chez un constructeur de moteurs diesel
« Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve », celui de Fernand, clown marcheur.

Les lectures publiques des récits se poursuivent (dates et lieux à suivre sur le site du CCP). Le 9 février, les récits se sont aussi invités à la cantine de l’entreprise de Jérémie, qui nous racontait son travail dans le récit paru en avril dernier « L’estuaire et les torchères« .

Nouveau : Une quinzaine de ces récits se sont échappés des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies. Des précisions ici

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Quand le récit de travail s’invite à la cantine

Avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire

Lundi 9 février 2026, le CCP était à la cantine de TotalEnergie avec son CSE.
Les premiers travailleurs et travailleuses passent devant le stand éphémère du CCP, prennent leur plateau-repas et leurs couverts. Certains jettent un regard, d’autres ne le remarquent pas, mais tous entendent : « Bonjour, vous connaissez le CCP?» Les réponses fusent : « Oui, non, c’est quoi ? ».
Lire la suite ici, sur le site du CCP.

« Travailler à Saint-Nazaire »

Le recueil de textes et photographies des récits de travail

Éditions Planche Contact – 10€

En mars 2022 la compagnie Pourquoi se lever le matin ! publiait une série de récits réalisés dans la région de Saint-Nazaire sur le thème Travail & Territoire. Depuis 2024, le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, avec le projet Auteurs associés en Pays de la Loire s’est associé à cette démarche en recueillant des récits de travail et en les partageant au cours de nombreuses lectures publiques.
Quelques-uns de ces récits s’échappent des sites où ils sont publiés pour arriver entre vos mains sous la forme d’un recueil de textes et photographies.

Récits du Centre de Culture populaire de Saint-Nazaire et de la Compagnie Pourquoi se lever le matin ! Sous la direction de Pierre Madiot. Photographies de Anne Landais, Pierre Madiot, Michel Iordanov et Enoch.

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Des chemins côtiers de Saint-Nazaire jusqu’au sommet du Vésuve

Fernand, clown marcheur

Fernand, dans « Tchou-Tchou »

Être clown… Je pense à mon enfance dans la ferme de mes parents à Jéricho, en Vendée. Je voyais l’arrière de la gare de Fontenay-le-Comte où les locomotives à vapeur venaient faire leur plein d’eau. Et je les regardais avec émerveillement. C’est ce qui m’a vraiment donné l’idée, l’envie de jouer quelque chose. D’où le nom de mon premier spectacle, « Tchoutchou ». Être clown c’est comme si on voyait tout pour la première fois, un état d’éveil, d’étonnement, de merveilleux. On invente des tas de choses à partir de là et on apprend à faire avec. Et ça remonte à notre enfance.

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Moteurs géants pour centrales nucléaires

Pierre T., employé chez un constructeur de moteurs diesel

Autour des bassins du port de Saint-Nazaire, on peut voir d’énormes colis emmaillotés dans des bâches, en attente d’un embarquement. Ce sont des moteurs diesel de plus de 300 tonnes chacun, assemblés dans le bâtiment « essais-assemblage » de l’usine MAN[1] où je travaille. Mon bureau est situé au-dessus de l’atelier de production et à proximité du silo contenant nos pièces de rechange – le « trésor »-. Dès qu’on a besoin d’une pièce, on rentre une référence, on appuie sur un bouton et un chariot va automatiquement la chercher. Il reste à la livrer au client ou à une autre usine MAN quelque part en France ou dans le Monde.

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L’IA : une fois que l’on a fini de s’enthousiasmer ou de s’indigner, que fait-on ?

Vincent – enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication

« L’IA est là, les étudiants ne l’ont pas choisi, moi non plus »

Est-ce que cet article te dit quelque chose ?” : j’étais interpellé ainsi en septembre dernier par les collègues d’un Master où j’avais donné un cours sur la communication et les organisations. Une étudiante me citait dans son mémoire de fin de Master, en m’attribuant un article… que je n’avais jamais écrit. À y regarder de plus près, les quatre-vingts pages de son mémoire avaient été produites en grande partie par une IA générative ! Elle avait pourtant signé sur l’honneur que c’était un travail personnel.

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Comment l’IA pourrait servir la coopération au travail ?

Une conférence de Laurence Devillers, à l’invitation de l’UODC

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Fatigue

Quelques réflexions autour de la fatigue, par la Cie Pourquoi se lever le matin !

Le mot « fatigue » s’exprime par ceux qui le ressentent dans leur activité, ponctuellement ou – plus gravement – de façon chronique. Nous pouvons le retrouver au travers d’expériences vécues de travail, expériences collectées dans nos récits et dans le texte de Pierre qui pour l’occasion s’est rappelé un moment particulier de sa vie professionnelle. La fatigue a aussi été pensée et théorisée par des chercheurs sur les questions du travail ou dans une perspective historique avec Georges Vigarello.
La compréhension des facteurs de fatigue de la matière peut aussi, par analogie, engager cette réflexion sur les facteurs de la fatigue au travail pour ceux qui le font.

La fatigue de la pièce mécanique peut aller jusqu’à provoquer sa rupture, alors même que les efforts qu’elle subit sont bien inférieurs à la limite élastique du matériau. La répétition des efforts est un facteur essentiel dans l’apparition de la fatigue. A titre d’exemple, si une vis de diamètre 6 millimètres peut résister à un effort d’une tonne, il est possible qu’elle se rompe si elle subit un effort de 100 kilogrammes un million de fois de suite. La ruine par fatigue se caractérise par l’apparition de fissures au sein du matériau, et leur propagation jusqu’à la rupture.


Subir, c’est bien la question. La vis n’a en rien décidé d’être utilisée à tel ou tel endroit, et les efforts auxquels elle est soumise sont calculés ailleurs, au bureau d’études. Si elle pouvait, ne serait-ce qu’influencer le cours des choses, peut-être pourrait-elle suggérer une répartition différente des efforts, une modification des cycles de travail, ou une concertation avec d’autres éléments de la structure pour, ensemble, mieux répondre à la demande. Mais questionner son point de vue ne traverse pas l’esprit de ceux qui organisent le travail. Alors, la vis fait ce qu’elle peut.

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Les monitrices me disent que je peux travailler doucement

Arnaud, ouvrier dans un ESAT

Dans l’ESAT d’Arnaud

Je fais des boîtiers pour un client, une entreprise qui fabrique du matériel électrique. Un grand carton arrive dans l’atelier. Je prends un boîtier en plastique et je mets trois vis, trois liens, cinq wagos (connecteurs) et un boîtier de dérivation étanche dans un sachet, après je colle une étiquette dessus. Ensuite il faut poser le sachet comme il faut puis baisser une partie de la soudeuse pour souder le sachet. Et quand c’est fini, on met le sachet dans un carton. Je ne travaille pas très vite. Les monitrices me disent que je peux travailler doucement, c’est un travail minutieux. Je travaille assis mais pour souder, je suis debout.  C’est le travail que j’aime faire mais j’aime bien aussi les autres travails.  
J’ai 39 ans, je suis trisomique 21, c’est comme ça. Ça va, pour moi !

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Manifeste pour une démocratie du travail

Des pistes d’actions pour refonder la démocratie en partant du travail

Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es, syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c’est possible et analyse les manières dont s’y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l’autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l’émancipation et de la défense du vivant.

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Le robot : une porte supplémentaire pour apprendre à lire et à écrire

Christofer, professeur des écoles – maître formateur

Le robot Thymio (photo C.Guers)

Dans ma classe de cours élémentaire, l’une de mes élèves ne trouvait pas sa place à l’école. Elle se montrait particulièrement anxieuse, inquiète d’être constamment en échec. Chaque prise de parole semblait lui coûter, chaque exercice écrit devenait une épreuve anticipée. Un jour, pour réaliser un défi qui portait sur la production d’écrit, je lui ai proposé d’utiliser un petit instrument équipé de circuits intégrés et de leds — un « micro:bit » — avec lequel on peut afficher des messages, des images, etc.

L’objectif initial était simple : produire une phrase courte respectant la structure sujet-verbe-complément. Oubliant momentanément le but de la séance, cette élève s’est alors totalement concentrée sur la programmation d’un micro:bit. Ce qui, sur le papier, n’était qu’un détour technique est devenu pour elle un véritable levier cognitif. Et, à force de manipulations, elle a réussi à faire apparaître un sujet puis un verbe et un complément.

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La vie de bistrot

Une approche sociologique originale d’un lieu de travail et de socialisation, inscrit dans notre histoire socio-économique et littéraire

Édition P.U.F. – 2016

La vie de nos contemporains semble encadrée par deux lieux : le domicile et le lieu de travail. Néanmoins, depuis une dizaine d’années, surgissent des espaces tiers. Des salariés et des entrepreneurs indépendants travaillent dans des locaux qui rompent avec l’architecture convenue des bureaux en introduisant canapés, machines à café, corbeilles de viennoiseries, tables de ping-pong, baby-foot… Ces lieux de « coworking » se justifient certes économiquement : Pourquoi parcourir des dizaines de kilomètres pour rejoindre une tour de bureaux où l’on n’a même plus l’assurance de disposer d’un espace à soi ? Ils aspirent aussi à favoriser la créativité grâce à opportunité d’échanges incarnés devenus rares avec le primat que nous accordons aux réseaux sociaux numériques.

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Les dernières nouvelles de la Compagnie

Nouveaux récits de travail, la chronique de la Compagnie sur Nonfiction, le mot du moment, nos dernière lectures…

Marie-Claude, professeure de français en lycée nous raconte comment elle a transformé un outil de « triche » en outil pédagogique. Non, l’IA ne sonne pas le glas de son métier. Lire ici son récit

Jean-Baptiste, informaticien et ergonome nous fait rentrer dans le coeur de la machine pour en décrypter les limites. « La technologie permet de produire des raisonnements même si ce ne sont pas du tout des raisonnements humains » nous dit-il dans son récit. À lire ici

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Libraire d’altitude

Claudine, libraire

La haute vallée de la Clarée – Photo Vincent

Il y a deux ans, j’ai ouvert une librairie à mille six cent mètres d’altitude, dans une vallée alpine.
J’ai une formation universitaire en aménagement du territoire. J’ai travaillé dans le secteur du tourisme et de l’environnement en Haute Maurienne, puis j’ai tenu un gîte-refuge avec mon mari à Névache, entre Briançon et l’Italie, pendant plus de vingt-deux ans, jusqu’en 2019. En 2020, j’ai été élue maire de Névache. C’est à cette occasion que j’ai rencontré Estelle, également maire d’une commune du Briançonnais, qui suivait une formation de libraire et qui cherchait un endroit pour s’installer. Libraire, c’était un projet que j’avais depuis longtemps, un projet parmi d’autres, ni plus ni moins. Je possédais un local adapté à Névache. Alors, j’ai saisi la balle au bond. Mon expérience d’une vingtaine d’années dans cette vallée me permettait de savoir quelles populations on accueillait et quelles étaient leurs attentes. Et une librairie ici me paraissait correspondre à un besoin. C’est comme ça que nous nous sommes associées. 

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Un travail désirable ? Conquérir sa place

Note de lecture

Éditions Les petits matins » – 2025
270 p. – 23€

Mercredi 14 janvier, Dominique Lhulier, Professeure émérite en psychologie du travail et Anne-Marie-Waser, sociologue, Maitresse de conférences au Cnam ont présenté leur récent ouvrage lors d’un « Happy-Hour » organisé par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (Cnrs/Cnam). La séance a été ouverte par Fréderic Rey, Professeur de sociologie et directeur du Lise. Serge Volkof, statisticien et ergonome, chercheur invité au Centre d’études de l’emploi et du travail a animé les débats.

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« Être autonome et utile, c’est essentiel pour moi. »

Soumaila, adjoint administratif en mairie

Dans les locaux de la Mairie

A deux ans, sans que je sache comment je me suis retrouvé sur une voie de chemin de fer dans mon pays le Burkina Faso. Le train n’a pu freiner et j’ai perdu mes deux membres du côté gauche et les trois quart de ceux du côté droit. Je n’en ai aucun souvenir, aussi je considère que je suis une personne handicapée de naissance. Malgré ce lourd handicap, mes parents ont décidé que je devais avoir une vie normale. A douze ans, j’ai rejoint l’école puis le lycée à la capitale et après l’université à Ouagadougou.

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« Aujourd’hui, j’ai presque envie de remercier mon handicap »

Valérie, secrétaire médicale à distance

« L’émergence de l’IA bouleverse profondément mon métier » – Photo Pixabay

Durant douze années, j’ai exercé des fonctions de secrétariat en tant que secrétaire médicale salariée au sein d’un cabinet de cardiologie en ville. J’y assurais l’accueil physique des patients, la retranscription des dictées vocales, la gestion des appels téléphoniques ainsi que de nombreuses autres tâches administratives, sans que mon handicap, alors non diagnostiqué, ne constitue une difficulté majeure dans l’exercice de mes missions.

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IA : de la triche à l’outil pédagogique

Marie-Claude, professeure de français en lycée

Il y a deux ans et demi, quand j’ai lu les copies que mes élèves de seconde m’ont rendues sur « La guerre de Troyes n’aura pas lieu », de Jean Giraudoux, j’ai eu la surprise de constater que certaines parlaient du personnage d’Achille, héros légendaire qui joue un rôle clef au cours des combats relatés par Homère. Je n’ai pas compris d’où ils sortaient ça puisque ce personnage ne figure pas dans la pièce de Giraudoux, dont l’action se déroule avant le déclenchement de la guerre.

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